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Deux femmes courant sur la plage-Picasso
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Jeudi 2 juillet 2009

Pour voir de belles photos concernant le travail de Pina Bausch, et plus particulièrement la n°10, clique donc sur ce lien
Il s'agit d'une interview concernant son travail titré "La virtuosité très personnelle de Pina Bausch" publiée dans le monde.

Mais fais toi plaisir avec
Esprit critique sur France Inter ; hommage et puis l'inévitable coup de fil témoignage à Chantal Akerman. Glurp ! pas tendre la dame.
La face noire d'une chorégraphe géniale et intransigeante de P. Bausch me la rend encore plus saisissante. J'aimais son travail, son talent, qui elle était et ce qu'elle chorégraphiait-dansait..
Elle fait partie de mon paysage artistique depuis de nombreuses années.
Sincèrement, je ressens comme un vide
Et puis un plein aussi
Parce que je me suis nourrie de son travail
Que cela a influé sur ma façon de capter l'image

Merci Madame


Par Zoé - Publié dans : An 2009_C'est l'été - Communauté : Homo sensualité ..
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Mardi 30 juin 2009

Si la mort de Mickael Jackson m'a comme tout le monde surprise, la disparition ce matin de Pina Bausch m'a émue. J'aime depuis toujours le travail chorégraphique de  cette danseuse hors norme. Trois chorégraphes m'ont fait frémir bien au-delà des mots : Pina Bausch, Carolyn Carlson et Véro ma danseuse torturée.

Carolyn Carlson fut un choc émotionnel inouï. Son spectacle "Blue Lady" m'a littéralement bouleversée. Elle dansait un solo, corps longiligne fait de grâce et d'ampleur, déployant ses longs membres dans une chorégraphie tourmentée mais limpide. Lorsque nous sommes sortis, sans un mot nous nous sommes dirigés machinalement vers le café en face. Les amis avaient repris contact avec la réalité, moi pas. Et puis tout à coup, un silence. Elle était là, debout à notre table, discutant avec  nous, encore plus immense dans une sorte de manteau d'été noir. Elle m'a semblé infiniment grande, quasiment longitudinale. Effet de perspective dirait Zoé. J'avais sous les yeux une femme lumineuse, heureuse du spectacle qu'elle avait créé et interprété. Elle souriait et j'adorai son sourire. J'avais devant moi ce que l'on nomme avec respect une artiste. Cette nuit là, il me fut impossible de trouver le sommeil.

Pina Bausch c'était l'art du corps, l'art de la chorégraphie qui donne un sens, qui exprime la "danse-théâtre" qu'elle innove et impose. Ses spectacles interrogent toujours. Si le documentaire de Chantal Akerman "Un jour Pina a demandé" était rediffusé, ne surtout pas le manquer. Il trône dans ma vidéothèque et me fait penser à tous ces précieux instants de vrais bonheurs artistiques que procure le spectacle vivant. Cette sensation très précise d'être emportée  dans une histoire racontée par des corps qui parlent, une chorale de sons-cris qui envahissent jusqu'à l'âme en laissant les tripes lacrymales se vider  du trop plein d'émotions

Véro. Elle chorégraphiait à l'extérieur et dansait dans l'intimité. Émotion disais-je ? Oui, à l'état brut.

Parce qu'une nouvelle étoile vient danser ce soir dans les feux de l'univers, je sais que si un jour je reviens lire cet article, j'aimerai voir Pina Bausch dans les trois premières minutes qui ouvre le film magnifique de P. Almodovar "Parle avec elle".


 

 


Pina Bausch - Parle avec elle

Par Lanac Diame - Publié dans : An 2009_C'est l'été - Communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 26 juin 2009

Jean-Léon Gérôme - L'allumeuse de narghilé (1898)



Salut blogueuse aventureuse :) Je suis d'humeur un peu déconne aujourd'hui. C'est ça ou un gros  chagrin. Non, ni Mickel Jackson, ni Farrah Fawcett qui ont eu le bon goût de s'éteindre la même nuit ne viennent troubler ma peine intérieure.
Aujourd'hui j'ai dit au revoir à quelqu'une de très proche, la seule personne à qui j'ai livré en quelques années d'entretiens fidèles mes doutes et mes espoirs, mes joies et mes peines, mes envies, mes non-envies, mes dégoûts et mes goûts doux goudou. Je lui ai tout balancé, elle a tout pris, m'a aidée à faire le tri, à classer, à me débarrasser du superflu pour ne garder que l'essentiel.Ni maîtresse, ni gourou, ni amie, ni amante, mais indispensable.

Quelqu'une dit au revoir à sa vie professionnelle dit donc au revoir à ceux qui l'accompagnaient tout au long de ces années de labeur. Or donc quelqu'une n'est plus indispensable.

Elle me dit "C'est un chapitre qui se clôt, pas la fin du livre". Je perçois ce qu'elle veut que je comprenne mais je n'y arrive pas : quelqu'une va me manquer. Elle occupait une place de choix indispensable.

Quelqu'une fait parties de ces êtres rares que tu croises dans ta vie, avec qui tu élabores une relation d'intelligence, de temps de réflexion, de pauses silence. Ces êtres indispensables parce que si inhabituels.

Quelqu'une est unique
Donc indispensable

Le mur !

Quelqu'une a un nom
Elle s'appelle Marie-Hélène

J'avais dit d'humeur déconne ?

A une vidéo des 5 Jackson, je préfère t'offrir un narguilé à la pomme blogueuse fumeuse, un bain blogeuse aquatique ou un Never say good bye blogeuse endeuillée.
Pour les autres qui seraient non fumeuse, non nangeuse et non fan de Farrah ou Mickael, un tarot ! un tournoi de tarot pour prédire l'avenir.

Quoique... Ce n'est peut-être pas indispensable !

Par Zoé - Publié dans : An 2009_C'est l'été - Communauté : Culture Lesbienne
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Lundi 22 juin 2009

Zoé évoque dans son post le discours délirant d'intégristes décérébrés et incultes. A côté de cette violence morale, il y a cette violence grasse, d'une bêtise ignare et d'une laideur haineuse. Deux lesbiennes en couple sont harcelées par une bande de jeunes à Segré (Maine et Loire).
Il y est question d'indifférence du voisinage, de capitaine de gendarmerie et du sous-préfet qui disent "avoir un oeil sur le dossier". d'un maire qui les reçoit parce que l'affaire s'ébruite.  "Entre samedi et dimanche derniers, les deux jeunes femmes ont porté plainte pas moins de quatre fois, pour violation de domicile, menaces avec arme, injures discriminatoires, et jet de détritus." (Ref. Lezstrasbourgeoise).
S'il s'agissait de l'archarnement systématique contre un couple hétérosexuel et âgé, cela aurait fait la une du 20 heures, les choux gras de la presse locale et une intervention compatissante d'Alliot-Marie.
Mais ce sont deux femmes, jeunes, en couple, qui répondent autrement que par la peut, en prenant la parole. L'attitude de leurs concitoyens se passe de commentaires. Une pétition de soutient est en ligne.

En Iran, la parole des journalistes est muselée, leurs commentaires étranglés


interview 21 juin 2009





 
En Iran toujours est emprisonnée depuis le 17 juin la cinéaste Mitra Farahni, la première à avoir parlé de l'amour et de la sexualité dans son film "Tabou".

La fin de l
'article de rue 89 est glaçant : "Le cas de Mitra Farahani est peut-être plus délicat aux yeux des mollahs, puisque dans son film, même si elle donne la parole aux religieux, elle brise des tabous plus actuels que jamais. Son sort dépendra de l'issue de la révolte en cours. Mais si le régime aujourd'hui menacé venait à se raidir, elle pourrait en faire les frais."

Cela n'a pas fait la une des journaux, ni  même un mot de notre brillante ministre de la culture. Sans doute est-elle trop occupée à nous concocter un texte ravageur contre les mauvais payeurs de droits de l'industrie d'auteurs.  Mais peut-être que cette Iranienne artiste venue étudier à Paris représente un brûlot sur lequel il serait dangereux de poser le doigt. Aussi comme le silence est d'or, maxime fort bien appliquée dans notre beau pays, il vaut sans doute mieux faire de grands effets de manche pour mieux se taire quant à une prise de position franche et nette sur cette arrestation.

Il est vrai que dans le chaos Iranien actuel, pourquoi soutenir une artiste engagée plutôt qu'un autre ? Pourquoi ? Là est la seule question.
Toujours la même question, obsédante, lancinante
Pourquoi ?

Dans l'article de Rue 89 Iran : Scènes de résistance et de violences à Téhéran, deux vidéos ne sont pas accessibles en direct sur You Tube.
Je me pose une question : Pourquoi ? 
Sans commentaire.


Par Lanac Diame - Publié dans : An 2009_C'est l'été - Communauté : Culture Lesbienne
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Samedi 20 juin 2009

 

Crois-moi ou pas ma soeur, notre sainte mère l'église a des fidèles qui me laissent à chaque fois sans foi voix quand je lis des articles aussi saugrenus que cebeurk ça :


L’Eglise est-t-elle "homophobe" ?

Que pense la Bible de l’homosexualité ? Que nous propose l’Eglise en sa présence ?

L’homophobie, ou « peur de l’homosexualité », est une expression fréquemment utilisée par les militants homosexuels pour stigmatiser ceux qui n’expriment pas des idées favorables à leurs revendications, sous prétexte que leurs opposants auraient soi-disant une peur irrationnelle des rapports entre personnes du même sexe. Mais cette accusation est sans fondement, car on peut très bien être en désaccord avec certains comportements, sans pour autant en avoir peur. L’Eglise, à la suite du Christ, nous apprend d’ailleurs à toujours « haïr le péché, mais à aimer les pécheurs ».

 

Pour la suite, mon dieu, clique sur le titre et arme toi de courage ou jette toi à genoux devant ta sainte mère et prie ma soeur, prie. Pour eux à qui il manque quelques explications de textes, pour elles qui vocifèrent leur missel dans une main le doigt pointé vers le ciel de l'autre.
Porte ta croix mon frère, ces gens aiment les pêcheurs, la rédemption est toujours possible.

En Iran, entre autre, on tue
Ailleurs on emprisonne
En france on se demande s'il faut légiférer sur le port de la burka ?

Allez, point de croix à porter et points de croix à broder. Broder une gentille société qui n'a peur de rien, même pas de se regarder dans un miroir.

Aussi en ce mois de juin consacré à lutter contre l'homophobie, me suis-je dite joyeuse et lumineuse
"Voici un clip déniché qui fait bien plaisir. Merci les jeunes"


Par Zoé - Publié dans : 2009_Le printemps s'installe - Communauté : Culture Lesbienne
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Cadeau de Noël

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