Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Suis colère ! On se
décarcasse pour avoir un peu de goût (l'humilité ne va pas être mon fort, je vous préviens) qui nous
emmène un peu plus loin que les merdes qu'on nous inflige à la radio genre voix que tu ne sais même pas si c'est un mec ou une nana qui chante des textes insipides à n'en plus finir, des
mélodies style si tu les mets dans la salle de bain au moment du bain de bébé, il se noie en pleurant qu'il ne veut pas de ce monde là, gloup gloup gloup le chiard qui a pas tord, d'ou une
question fondamentale : je le laisse se noyer parce qu'il a raison ce petit con ou je lui sauve la mise et me flagelle quelques heures en lui hurlant toutes mes excuses ? Vous feriez
quoi vous ?? Par charité, moi je laisse bébé faire ce qu'il veut, y compris chanter gloup gloup gloup tant qu'il chante juste ; par sadisme je le sauve, il n'y a aucune raison pour que
je sois seule à entendre (je n'ai pas dit écouter, j'ai dit entendre) la soupe débile des radios, tv, internet et autres médias passés et à venir !! En gros, soit il sait nager, soit il coule,
tout dépend de ce que j'ai en musique de fond...
Or donc, musique de supermarché, vous noterez d'ailleurs que tous les tubes se retrouvent au rayon poissonnerie, ça aide à faire passer le prix du pauvre poisson qui réclame un peu d'indulgence,
OU musique de qualité ? Je m'en voudrais de ne m'attacher qu'à des voix du passé puisqu'au présent, et à souhaiter pour l'avenir, il y en a qui se distinguent, faut l'admettre, mais que sont
devenues les voix du passé qui justifiaient l'adjectif de "voix" ? Hein, je vous le demande, elles sont où ces voix qui nous prennent aux tripes, nous extirpent des larmes, en bref, nous laissent
sans voix, dites moi elles sont où ?
J'ai envie de frémir, de pleurer, d'éclater de rire, de désarticuler mon corps sur des musiques sauvagement douces ou doucement sauvages, de me réarticuler sur un timbre de voix posté par
quelque inconnu-e sur l'écran de mes émotions, j'ai envie d'une voix qui me fasse fondre de plaisir, qui me donne envie de la partager, de monter le son, d'exploser les décibels en ouvrant la
fenêtre ou au contraire de garder là, secrètement, une mélodie qui m'accompagne lorsque je plonge dans son regard et que j'y lis la même partition, la même chanson, bref, j'ai envie de vivre en chanson, normalement, tous les jours, avec goût.
Je
vous avais prévenu, sur ce coup là je manquerai de d'humilité parce qu'en fait, de quoi je me mêle ? Si la daube est le plat préféré de mes concitoyens, au nom de quoi je la ramène, franchement
? Bin de rien, juste envie d'écouter quelque chose qui aie du sens, simplement, comme ça.
Bon ok je la ferme.
Oyez braves gens, oyez oyez ! Je n'ai strictement rien de nouveau à vous dire mais tant pis, oyez
quand même ! et si vous ajoutez un "s" à oyez, ça devient soyez ! alors soyez braves gens, soyez soyez braves !!! Parce que de la "bravitude" il en faut pour supporter les sales gueules du
lundi matin, de tous ces pauvres erres et erresses dans un métro bourré de "je vais au gagne pain", "p'tain on a bouffé not' pain blanc", j'suis au SMIG et je m'en sors pas", "faut que j'pense à
virer machin, mon comptable arrêtera de faire la gueule" et puis THE interjection, chopée là dans un regard féminin coincé entre 2 ventres bedonnants dont l'un sent encore la sueur de la nuit
dernière, un regard parfaitement sûr de lui : "c'est une gouine celle là". Je vous évite la ponctuation, de toute façon je n'ai pas le majeur relevé bien droit dans mes pictos. Alors j'ai maté la
drôlesse bien droit dans ses pupilles de pauvre femme et je lui balancé silencieusement "pauvre hétérox, elle m'a fait l'amour toute la nuit et je lui ai bien rendu et on t'emmerde parce que toi
tu vois, tu sens pas la douceur d'une main posée passionnément sur toi, une main brûlante qui s'enhardit pour aller fouiner là où il faut, te faire monter haut, très très haut, très loin. Cette
main d'un instant ou d'une vie, et c'est vraiment mieux que ce soit celle d'une vie, nonobstant que même pour la main d'une vie, il y a forcément cette main du premier instant,
et les doigts de cette main, tu ne les a pas croisés puissamment, tes doigts dans ses doigts, confondus dans une même unité d'espace temps pour finir par s'étreindre en deux mains pour
un lendemain chantant". Ouaip, je lui ai dit tout ça dans un seul regard et vous savez quoi, elle a baissé les yeux entre les deux bedonnants de service. Et moi j'ai fermé les miens et j'ai
revécu notre nuit puis je me suis dit, la prochaine fois j'irai en marchant, ça dansera mieux dans mon ventre. En attendant je vous laisse avec le petit bijou ci-dessous. Oyez oyez mes
consoeurs, soyez et soyez en fières...
An 2008 Chapitre 2. Nouvelles aventures de Lanac et Zoé, yeah ! La Pet est de retour ! A moi les
katas et autres babioles artistiques. Gifles, baffes, retour dans le baigneur; nous avons passé le week-end chez Emilie. En fait la Pet est réapparue samedi soir, faisant intrusion dans la
soirée et suppliant Emilie de lui ouvrir.Emilie lui a ouvert. Fallait pas moi je vous le dit, fallait pas. Grand numéro de charme, Emilie fait
les cent pas, tourne et vire sur elle-même, réfléchit intensément "puis je ou ne puis je pas lui faire confiance ?". C'est une p'tain de bonne question non ?
Pensez vous ! Elle a ouvert avec sourire de circonstance "donne toi la peine d'entrer, ça me fait plaisir de te voir, j'ai des amis veux tu te joindre à nous, je ne te présente pas Zoé et
Fred..." et bla bla. Elle aurait pu lui dire "Zoé est là, peut-être pourrais tu repasser un autre jour". Nan nan ! Nous nous sommes fuies pendant plusieures heures durant lesquelles la
pétasse n'a pas lâché Emilie. Moi je surfais sur la vague bleue des coktails à forte dose de curaçao champagne (et pas l'inverse) et mes semelles me donnaient la sensation d'une planche au sommet
de la vague qui tue. Dans cette mer bruggeoise déchaînée, je tentais tant bien que mal (excusez du peu !) de garder mon équilibre, ayant nettement la sensation que mon cerveau et mes membres
inférieurs s'étaient dissossiés. Le moulin est suffisemment grand pour que j'arrive à éviter l'autre furieuse mais j'ai bloqué : elle est là, faut qu'elle parte. Quand EMilie lui fait comprendre
qu'il n'est pas question qu'elle reste pour la nuit, la mer se calme, mon sourire revient. Je suis bleue à l'envers comme ils disent dans le midi ,mais je retrouve mon endroit et c'est plutôt
bien. Je m'aggrippe à Fred mais que l'escalier est haut pour retrouver la chambre....
Le lendemain j'avais super mal aux cheveux. Pas de Pet à l'horizon, je me suis levée avec le sentiment qu'elle ne reviendrait pas, ce que m'a confirmé Emilie. Tant pis,
j'allongerais pas de torgnoles. Vive la non violence !