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The worLd

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Samedi 24 mai 2008

Grand jour. Toute la bande est descendue à Tours qui fête sa gay pride. Et grande soirée en perspective au moulin de Louise. Ça me fait doucement sourire de défiler en province, dans la vallée des rois, là où les gens parlent sans accent. Je n'ai vécu que des gay pride parisiennes et marseillaises. J'ai un souvenir inoubliable de la marseillaise, pleine de pastis dis, de oh bonne mère si tu nous entends, d'une soirée absolument mémorable sur les docks. Nous n'étions pas nombreux à défiler mais le soir oh con, il y en avait de la petiteuh, tu peux me croire ! qu'on a fini à 5h du mat à chercher la voitures comme des cagoles et tu me croiras pas collègueuh, on nous avait fracassé la vitreuh avant. Mais on étaient tellement escagassés que c'était pas graveuh ! Oh fan, quelle nuit !!!.

Bon aujourd'hui, autre chanson : Fred m'a demandé pourquoi je tiens tant à être au défilé alors qu'il pleut des cordes. Ma réponse à moi est que tant que les gamins se suicideront pour cause d'homophobie, il faut toujours être là, présents, à assumer notre différence. Tant que des adultes préféreront s'engager dans le schéma hétéro pour cause de trouilles vissée au ventre, il faut être là. Tant que des femmes et des hommes s'inventeront des amoureux du sexe opposé pour faire croire que, il faut être là. Tant que la procréation assistée ne sera pas accessible aux lesbiennes dans ce pays, il faut être là. Tant que l'adoption par un couple lesbien ou gay ne sera pas un droit, il faut être là. Et tant que que la violence, toute forme de violence, qui s'exerce à l'encontre des homos parce qu'elles et ils sont homos, sera dans les us et coutumes de dégénérés, ll faut être là.
Tu vois, des tas de bonnes raisons pour aller manifester, faire la fête, et sans avoir pour autant l'impression de faire partie d'un groupe, d'une tribu, d'un clan. SImplement se dire que le vieil adage "l'union fait la force" n'est pas encore tombé aux oubliettes.

Et pour toi qui n'est pas à Tours,  un clip bien senti because every six minutes...


  Prey For Rock & Roll

par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 4 communauté : Homo sensualité ..
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Jeudi 22 mai 2008

Ronald Baker & Ignasi Terraza Trio



La pétassinette a ceci de particulier qu'on la reconnaît généralement au premier coup d'oeil. Elle succombe à n'importe quelle vanne oiseuse, riant à gorge déployée, principalement avec l'air con de circonstance. Or ce soir nous avions décidé une petite virée au Caveau de la Huchette afin d'écouter Ronald Baker que les aficionados ne présentent plus. Ce soir donc, se trouvait une bande de pétasses à faire fuir toutes les greluches qui auraient voulu entrer en compétition. Parce que figure toi qu'il n'y avait pas que pétassinette, diantre non, mais également pétasse mère, adjointe d'une super pétasse, la pétassière. Donc au pays des pétasses sommes nous allées faire un tour ! Hélas, 1000 fois hélas ! Est-ce la notoriété de l'établissement ? La réputation de Baker ? Ne se seraient elles pas trompées d'un n° dans la rue pour venir prendre un pot ? Nous ne le saurons jamais MAIS par contre, d'apprendre que pétassière est en plein divorce "Tu te rends compte ma pauvre Chââârlotte, le sâââlaud, me faire ça à mouah" et allez donc, rire fort mal à propos de pétassinette, qui du haut de sa blondeur, laisse entrevoir des racines brunes du plus mauvais effet ! Quant à Chââârlotte pétasse mère, parler n'est pas dans son vocabulaire, non, c'était plutôt avoir la voix haute, totalement surfaite, de la bourgeoise parvenue. Si elles me lisent, ce qui m'étonnerait fort, qu'elles aillent se faire foutre ces connasses de  ! Stop !! Revenons au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s'amuse, on chante, on rit... héhé vous y avez cru les bilouttes mais que neni, au pays des pétasses étions-nous, à nous faire gâcher le concert par cette  bande de triple abruties. La fille faisait sa pétasse avec une grossièreté nonchalante, souriant crânement dès que le serveur faisait un pas, y compris de dos. J'ai bien eu l'idée d'envoyer un faux petit mot de la part de pétassinette pour qu'elle se calme mais Lanac s'y est opposée. Dommage. Par contre, l'envie de baffer à tour de bras Chââârlotte et consoeur, voilà qui m'aurait royalement soulagé les nerfs. Pas pu. Alors j'ai levé mon derrière au rythme du swing qui emplissait la salle et j'y suis allée d'un laconique "Vous pourriez la mettre en sourdine, on n'entend que vous !" regard effaré de pétassinette que j'avais durant 2 secondes fait descendre de son nuage de mijorée, regard outragée de pétassière en chef mais pétasse mère méritait vraiment le détour "Ma chèèèèère, nous avons le droit..." Coupage brutal de la tirade attendue "Vous me faite chier ! depuis tout à l'heure vous nous emmerdez avec vos histoires à 2 balles dont tout le monde se contrefout. Toi pétassinette, fais lui signe au serveur, ce sera moins stressant et vous 2 je vous conseille de baisser d'un ton ou vous allez regretter d'être venues. A bon entendeur..." et je suis repartie à notre table, bien droite dans mes chaussures, les laissant cramoisies de colère refoulée, hideuses par la fausse respectabilité dans laquelle elles pensaient s'être entourées, connasses !
Le concert à repris, swing & jazz, excellent et somme toute, très pétillant pour avoir une pêche d'enfer. Les 3 pétasses se sont levées pour quitter le caveau, grand bien leur fasse, si je me déplaçais une fois de plus, c'était pour allonger une torgnole. Reste à savoir laquelle de ces pétasses aurait succomber à la ire populaire. La soirée s'est finie détendue, Karen est venue prendre un dernier avec nous. Je le vois demain. Vive le peuple, vive le jazz.

par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 4
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Jeudi 22 mai 2008

Ça va mieux ! Pour un peu, nous nous serions retrouvées une tribu si j'avais laissé Zoé délirer ces deux derniers jours. Rien ne l'arrête est un doux euphémisme... Bélier ascendant bélier ascendant bulldozer, elle est parfois fatiguante, quasiment toujours très drôle alors bien sûr, ça passe jusqu'au moment ou mes nerfs lâchent. Dans ces moments là, je pense à Louise, au calme serein de son moulin, perdu en pleine nature où seuls les animaux, le chant de la rivière et le vent dans les arbres ont leur mot à dire.

Louise, ma Louise, qui est arrivée ce week-end avec dans les bras un magnifique rosier, un "Ingrid Bergman". Les fleurs sont magnifiques, boutons noirs qui s'ouvrent en merveilleux pétales de satin rouge sang. Sa fragance odore le salon de son si spécifique parfum, odorant, puissant. 
La rose a toujours été pour moi une passion mais pas n'importe quelle rose : la rose noire, la bacchara. La baccara, en dehors d'avoir un nom assez sublime, est une rose d'un rouge velouté très foncé qui suivant l'éclairage, va offrir l'illusion d'être noire. Veloutée à la vue, velours au toucher, elle n'est pas sans m'évoquer les lèvres noires du désir lorsque celui-ci s'exprime dans le plein moment de l'afflux de sang, lorsque la corolle s'ouvre aux caresses et 
 exhale le parfum de l'amour. Nombre de poètes ont chanté la rose et grand bien nous fasse. D'un érotisme discret et pourtant brûlant, elle est l'incarnation du désir au féminin, bouton ouvert sur la main câline que lui côtoie l'écoute attentive de l'oreille bienveillante. Les pétales s'ouvrent alors dans les paroles explicites du chant mélodieux, du sensuel moment soulevé par la vague de l'émotion, de l'état extatique comme la rose à son plein épanouissement.


Puis la rose se fane mais c'est pour mieux renaître. Être là toujours. La rose ne me lasse pas.


L'histoire de la rose : Cupidon s'étant approché un peu trop près des rosiers  du jardin de l'Olympe que butinaient des abeilles, fut cruellement piqué. De chaque piqûre jaillit une goutte de sang qui transforma les fleurs blanches en fleurs vermeilles. Vénus, affolée, se précipita à son secours et, dans sa hâte, renversa le flacon d'odeurs qu'elle portait à la ceinture. Depuis ce jour, les roses sont parfumées.

par Lanac Diame
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Mardi 20 mai 2008

Tiens, te revoilà ! Tu vas bien ? Ta journée s'est bien passée ? Oui, moi c'était pas mal, j'étais dans un jardin ornithologique, passionnant les oiseaux. Tu sais pour ce sujet, je crois que j'aurai préféré être à la prise de son. C'est fou tout ce qu'ils ont à se raconter les piou-piou, incroyable ! et dans un nombre de mélodies infinies, sans cesse renouvelées. Mais tu ne vas rester là, entre. Je te présente Fred, et voici Lanac qui arrive. Lanac, Fred, je vous présente "on s'en fout". Ha, ce soir on ne s'en fout pas ! Bien ! Ton prénom plus tard ? C'est comme tu veux, pas de problème. Maintenant, plus tard ou jamais, c'est comme tu le sens. Les filles, on s'en fout pas est là pour voir quelques images, ha pardon, tu veux dire que vous êtes plusieurs, plusieurs on s'en fout pas ? Je ne sais pas si j'ai assez à boire mais c'est pas grave, on fera avec ce qu'il y a ! Bon, prenez place, oui ce sont d'autres images de Inescapable, je le mets à cette heure cause demain c'est le jour des enfants et si je le mets en journée, il y a bien un gamin qui va penser qu'il est tombé sur le hot d'or du web ! Bon, tout le monde est en place ? Ok, et bien tiens, toi, toi qui t'en fous pas, t'as qu'à cliquer sur l'image ci-dessous, oui là, juste là


par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 4 communauté : Homo sensualité ..
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Mardi 20 mai 2008

Hep je te parle, oui toi là, en face ! Ne fais pas ces yeux là, bin oui c'est moi, bien sûr, ça ne peut être que moi puisque tu es devant chez moi ! Ha bon, c'est pas à moi que tu voulais lire ? Ha bon.... bon !! Mais Lanac n'est pas libre, Lanac est partie travailler aujourd'hui, un remplacement ! Mais si, c'est pas la 1ère fois que je te le dis, elle fait des remplacements de maître d'hôtels dans de grands restaurants, en france ou à l'étranger, c'est selon !  Si tu veux je peux prendre un message, non ? Bon, laisse ton nom et je lui dirais que tu es passée. Tu veux bien un café ? Si tu veux à moins que tu ne préfères un thé ? Une bière ? Un mojitos ? Une vodka ? Une téquila gin vodka ? C'est pas un peu tôt ? Entre si tu veux, on va pas rester là comme 2 pommes à se regarder le point noir !! Comment ça t'es timide ? Dis, t'étais pas timide quand t'as sonné pour que je t'ouvre ! Allez fais pas ta fière, prends place. Alors café ? Thé ? Avec du sucre ? Du lait ? Tu préfères coca ! d'ac, c'est bon signe ça si tu prends la boisson qui tue à 10h du mat., ça va rigoler sérieux dans ton estomac pas préparé. Au fait, on se connaît ? Toi tu me connais ! que tu crois mais je suis sûre qu'il y a encore quelques petites choses qui t'ont échappées ! Et moi je te connais ? un petit signe de reconnaissance, un indice, un détail qui me situe qui tu es, non ? Si c'est pas toi, c'est quelqu'une d'autre alors, bon ! T'es pas facile dis donc ! mais non, je voulais pas dire fille facile, je voulais dire facile à aborder, à regarder, à pressentir. Une fille qui passe par là, qui voit de la lumière et qui sonne, forcément ça interpelle, ça interroge. Oh et puis non tiens, je vais te prendre comme tu es, sans me poser de questions. Alors... bin ce coca, tu aimes ? bien sûr que tu connaissais déjà mais celui-ci, celui que tu tiens dans les mains, à cet instant précis, tu le trouves comment ? Parce que ce n'est pas un vulgaire coca ordinaire, c'est celui que je t'offre avec le sourire, comme ça, sans rien d'autre que de t'offrir une boisson, chaude ou froide, comme tu veux. Ha, tu veux qu'aujourd'hui ne soit pas un jour comme les autres ! c'est ton anniversaire ? Non ? Bon ! Tu sais que tu es drôlement jolie quand tu souris ? Si je t'assure, j'aime bien ton sourire. C'est important le sourire, c'est un rayon de soleil quand il fait gris, c'est la fortune quand t'as pas un rond, ce sont les larmes qui coulent bien droit quand tout va de travers. Tu as un chouette sourire et moi j'aime ça, tout simplement. Que je te parle de toute la bande ? Non, une autre fois, demain peut-être. T'auras qu'à repasser, je te présenterais. Dis moi comment tu t'appelles, oh oh c'est quoi ton prénom ? On s'en fout ? D'accord, bonjour on s'en fout ! Tu veux qu'aujourd'hui on se foute de tout ? Tu veux qu'aujourd'hui soit une succession de moments enivrants et tourbillonnants !! Tu veux beaucoup de choses dis donc. Attends, je regarde ce que j'ai en stock. Je te propose de sourire et de sourire encore. Oui comme ça, j'aime bien quand tu souris, ça me fait plaisir mais tu sais je dois y aller. Comment ça où ? Mais faire des images, on me paye pour faire des images et aujourd'hui je fais des images en extérieur. Tu n'as qu'à repasser, la maison est ouverte. Tu veux laver les verres, pour voir la cuisine... Si tu veux, allons dans la cuisine et puis après j'y vais, le sourire des oiseaux aussi n'attend pas



  Inescapable

par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 4 communauté : Homo sensualité ..
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Cadeau de Noël

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