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The worLd

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Samedi 10 mai 2008

Oh soleil mio ! Le printemps, la ritournelle, les tuileries qui tuilent, le luxembourg qui... je te vois venir là, qui luxe, notre dame qui dame, st michel qui mich, la cité qui cite, la banlieue qui lieue, le soleil qui sol, les filles qui filles, les filles et les filles, les filles et les garçons, les garçons et les garçons, la ballade qui te ballade, seule ou à deux, à deux ou en groupe, à pied, à vélo, à cheval, il y a quoique tu en penses, un lien, des liens, de multiples liens qui te tissent dans cet étrange univers qu'est la blogosphère. Tu lis, tu écris, tu rumines, tu te marres ou tu pleures, tu te reconnais ou tu découvres, tu reviens ou tu vas voir ailleurs, tu cliques, le temps passe, on t'appelle mais tu es bien, tu n'entends pas, tu n'as envie d'entendre, tu ne veux pas être dérangée, tu t'enfermes ou tu t'ouvres, tu gardes le secret pour toi ou tu partages, il fait jour, il fait nuit, tu es chez toi ou tu es ailleurs, 
tu es en lien
tu es bien 
tu en veux encore
tu cliques sur des liens vivants
tu cliques sur des liens morts
tu te dis c'est le printemps 

tu te dis il faut faire le grand ménage de printemps
tu supprimes des liens qui te plaisaient
tu as des regrets 
tu te dis ça fait longtemps
tu regardes l'éternelle page, le sempiternel article, celui qui ne bougera plus, qui ne vivra plus
tu dis il faut que ça bouge
tu mets de nouveaus liens vers de nouveaux blogs 
tu fais le ménage
tu vas vers la vie
vers de nouveaux écrits
vers de nouvelles rencontres
de nouvelles émotions
tu dis au revoir à
carnet désirant à Catharsis à Radical dreamer à Tatigay à toutes merci
tu souhaites la bienvenue à toutes celles et ceux que tu mets en lien, qui participeront aux ballades blogosphériques, balades virtuelles, ballades sensuelles, promenades sensu-elles
Et tu souries oh soleil mio, à celles qui t'enchantent chaque jour, chacune dans leur style, avec leurs mélodies si spécifiques, si éthique, si sympathique.
Oh soleil mio
Le printemps, la ritournelle, les tuileries qui tuilent, le luxembourg qui luxe, notre dame qui dame, les filles qui filles, les filles et les filles...

Un extrait de filles, de film, de film de filles, de femmes, un film de femmes ! Evites si tu es au bureau, dans ta voiture, aux urgences, quand ta gamine vient te demander comment on fait les bébés mais si tu as le temps, si tu aimes le bon cinéma, alors cliques sur le lien "play"



 


Desert Hearts
par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Jeudi 8 mai 2008

Festival de Cannes, édition 1992 ! Le grand jeu, mais si souvenez vous, Van Damme contre Lundgren. Petite altercation à peine arrangée avant de monter les marches, du grand n'importe quoi. 
Par  contre cette année là, c'est mon 1er festival, my first festival ladies and gentlemen, et comment c'est y que je m'y suis retrouvée, mhmmmm ? Très simplement, en pariant avec mon copain Gilbert qu'on y seraient ! Et pour y être, nous y sommes !
 
Il faut que te je précise qu'à l'époque, Gilbert et moi sommes jeunes, beaux, inconnus mais talentueux comédiens, bref, nous sommes à point pour nous faire croquer... 
Tout commence dans l'angoisse : c'est le jour de l'ouverture, nous sommes en plein après-midi, lui là-haut, toto le soleil, cogne comme un bourin sur nos pauvres têtes dénudées (ach ces parisiens !!), la foule s'entasse autour du palais, ça deviend énervant puis carrémment crispant pour finir par être tellement insupportable qu'il ne nous reste qu'un échappatoire, le palais. Comment sommes nous entrés dans le saint des saints ? Mystère. Alzheimer, je ne m'en souviens pas mais nous y sommes et là bonne mère qu'il fait bon. La clim tourne juste ce qu'il faut, beaucoup de monde mais soyons juste, rien à voir avec les gueux du dehors, les ceux ce qui ne sont pas dedans ! Et oui, à Cannes c'est comme ça, ou tu es dehors, ou tu es dedans et je te promets que ça fait une sacrée différence. 
Donc nous arpentons les étages et 1ère belle rencontre, une fille toute mimi me hèle devant le stand Canon et me propose de me tirer le portrait. Bin voyons, y a pas à hésiter, allons y pour la photo du 45ème festival. Je prends la pose et elle me dit "Vous êtes allée au carnaval de Venise ?" Je la regarde follement intriguée "Nous étions dans le même wagon lit !" Mais oui, mais c'est bien sûr ! Nous étions 4 nanas réparties en deux couples lesbiens, nous nous étions regardées, jaugées, nous avions sourit et hop dodo jusqu'à Venise. Et nous revoilà à Cannes ! Pas bien faite la vie ? Je la sens très avenante mais... mais Gilbert et moi avons prévu de repartir de cette ville de fous le soir même. Je me retrouve donc avec ma jolie trogne grand format placardée sur le mur qui affiche d'autres tronches d'illustres inconnus qui ne rêvent que d'une chose : monter un jour les marches ! Là tu peux courir camarade. Je ne connais dans mon entourage qu'une seule personne qui ait connu THE privilège : Lanac ! Voui madame ! Et pas n'importe quel soir, lors de la dernière, pas n'importe quand, lors du 48ème festival qui n'est pas n'importe lequel : on y célèbre le centenaire du cinéma ! Charlie doit même avoir la photo témoin. Ah Lanac... Mais je m'égare.
Second choc, Gilbert me tire par la manche pour me montrer un attroupement de photographes. Nous nous immiscons devant les clics clacs et oh apparition : Victoria Abril et Almodovar (qui fait partie du jury). Houlala, je rêverrai la nuit même que Gilbert et Pedro chaud chaud et Victoria et moi.... Tiens, j'en ai encore des soupirs d'aise.
Nous montons dans les étages et plus nous visitons, plus nous nous perdons. Jusqu'à nous retrouver dans une immense pièce pleine de tables, téléphones, fax mais pas un chat. Impressionnant silence
Gilbert, tu le sens le malaise là ?
Gilbert un peu vert : Oui, ça doit être la salle de presse
Une salle de presse sans journalistes, t'interprètes ça comment toi ?
Moi je crois qu'il vaut mieux qu'on dégage tu vois
Ok on fonce
Nouvelle surprise, quelques quidams à quelques stands mais où est passée la foule ? C'est étrange le palais calme, trop calme. Nous errons encore un moment, les portes de sortie sont fermées. Nous descendons un escalier et feu d'artifice : un bar ! un vrai bar de festival, tout en rouge, avec banquettes confort confort, tout feutré. Le serveur est-il feutré lui aussi ? Gilbert merde, c'est pas le moment de draguer !! Oh Gilbert, c'est quoi ce bruit là ? Mais si, on dirait un micro. Tu parles, il est 19h et nous sommes juste derrière la scène pendant le discours d'ouverture c'est à dire que nous sommes un tout petit peu dans le caca ! Comment va t-on se sortir de là ? Bin, c'est tout simple : un rugissement nous parvient, Depardieu (président du jury) arrive en cavalant : "Champagne p'tit gars" Il nous mate 2 secondes "et sers donc mes deux copains là". On trinque, on reprend une petite coupe, puis deux et il rugit "bon allez, faut que j'y retourne". Il a une poignée de main à la hauteur de son physique le Depardieu, solide et chaleureuse, et nous on a quelques bulles dans le cerveau. J'ai pas le temps de me retourner que le Gilbert est toujours au bar à discutailler avec le serveur et j'entends que quelqu'un annonce le film qui suit. Remue ménage sur la scène, des filles pom pom passent près du bar. Idée géniale "Gilbert, on y va" Je le saisit par le col et nous voilà au milieu d'une douzaine de Crazy Horse ? Folies Bergères ? M'en fous, le voilà le ticket de sortie et pour une sortie, quelle sortie !!! Nous nous sommes mêlés au cortège qui empruntait un tapis rouge sur le côté du palais, une foule énorme qui doit s'imaginer que nous sommes les nouveaux espoirs de ce 45ème festival, ça crépite dans tous les coins, il y a bien 1 ou 2 flics qui nous regardent bizzaroïde mais on s'en fout ! On s'éclipse avant d'être coincés dans de nouvelles aventures, hé, c'est qu'on a un train à prendre nous !

Tu vois, j'aurai pu m'épencher sur les sentiments, les sensations, les incroyables et les autres mais je ne te relate que l'action parce qu'il s'agissait de quelques heures de pure folie, tout dans l'imprévu, ce que tu vis une fois et une seule. Il n'en reste pas moins que c'était mon 1er festival, sans doute le plus beau, en tout cas le plus surprenant et le plus sympa. J'en garde un souvenir super, une affiche et un tee-shirt. On s'est pris pour des stars pendant quelques minutes et vin dieu que c'est bon.

Allez, l'hommage qui va bien (c'était ça ou l'interview de Van Damme, je te la joue cool)




Marlene Dietrich - The Man's In The Navy (Seven Sinners)
par Lanac Diame publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Mardi 6 mai 2008

On ne peut pas dire qu'hier l'ambiance ait été vraiment à la fête. Lanac était assez renfermée, peu causante mais respect : je savais son attachement pour sa chienne et  sincèrement, j'ai eu l'occasion de voir la voir deux ou trois fois sa toune, c'était comment dire ? une toune dont je n'oublierai pas l'incroyable gentillesse. Oui je vous promets, gentille est ce qui la définit le mieux. Louise disait hier soir que les humains ne seraient pas complètement humains sans les chiens ! ce n'est même pas à méditer, c'est une vérité.

Le printemps donc ! Depuis qu'on l'attendait celui là !! Et voilà, tout doucement il s'installe, en prenant bien son temps, calmement. Alors profites l'ami-e, avant qu'il ne nous refasse un coup de déprime le printemps. Imaginons un seul instant que les belles ne remettent leurs collants pas de saison, que les costards ne réenfilent la veste, que les minots ne se resniffent la goutte au nez, que les patrons ne se reajustent un petit coup d'augmentation à +40%, que les smicards ne redescendent à -20€, que les quotas ne rebroient du noir, imaginons ! Mais qu'est ce qu'il m'arrive à moi ?

C'est que... C'est que ce n'est pas le jour à fêter n'importe quoi, n'importe quel anniversaire ! Il y en a un qu'on va passer sous silence, les médias font un bruit assourdissant à ce niveau là. Non moi je vous parle du triste anniversaire de la mort de Marlène Dietrich, the lady, qui s'est éteinte en 1992, le 6 mai pour être exacte. Cocteau disait d'elle "Unne main de fer dans un gant de velours". C'est qu'elle en jetait l'Ange bleu ! Elle s'inscrivait dans une beauté magique, Je pourrais vous en écrire une tartine mais je vous recommande la biographie de sa fille, Maria Riva, pour le côté "et pourquoi je serais sympa avec ma mère ?" Elle a quand même toléré une bien belle photo d'un baiser entre la Dame et Piaf. Personnellement je serai plus sur le documentaire de Maximillien Schell "Marlène".

Mais à quoi bon disserter, considérant l'adage publicitaire comme quoi une image vaut 1000 mots :


 

Marlene Dietrich in "Morocco"

par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 3
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Lundi 5 mai 2008

Heure du décès : 22h00 Cause : s'est étouffée en mangeant. A souffert ? Non, c'est très rapide Enterrement ou incinération ? Incinération Prenez votre temps, vous pouvez rester autant que vous le voulez  Merci

Treize ans de tendresse donnée sans compter, sans regarder ! J'avais vu l'annonce : à donner femelle labrador. Je suis allée te chercher au fin fond de la cité, empilement de cages à lapin. Tu logeais juste à côté du "garage", nom délicieux qui nommait l'endroit de deal, une overdose par semaine. Je suis entrée chez de pauvres gens, tes troisièmes maîtres alors que tu n'avais pas encore six semaines. Ils posaient chacun leur tour des jours de congés pour te garder "Mais vous comprenez, on peut pas faire ça longtemps ! Alors vous la prenez ?" Bien sûr que je te prenais, petite boule de poils toute noire. Je t'ai posée sur le siège passager puis je t'ai dit "Allez, toi et moi, il y en a pour quinze ans, tu verras, tu vas être bien". Tu m'as regardée avec tes deux billes noires et je suis sûre que tu as souri. Il fallait te donner un nom, j'ai choisi le nom d'un très beau moment vécu avec Charlie. Mais depuis quelques années je te nommais "ma Toune". Pourquoi je ne sais pas, peut-être parce que ma toune était réservé aux moments calins, aux moments où ma main se perdait dans ton pelage, s'enfouissait dans ton encolure poilue. Poilue... Ca c'est une des autres surprises que tu me réservais : quand tu as commencé à grandir, tu as développé un pelage qui n'avait rien du labrador, un pelage fourni ; tu restais noire mais des poils beige foncés puis clairs venaient essaimer ta fourrure. Ton museau s'est allongé, ta queue était assez bizarre. Le verdict est tombé : labrador croisé épagneul. Tu t'es révélée être belle, tu étais ma toune, ma belle toune.
Tu avais tout du chien de chasse, toutes les postures dès que tu voyais un pigeon : position d'arrêt, une patte avant relevée, puis tu te couchais dans l'herbe, tu rampais et tout à coup tu bondissais. Combien de fois aie-je hurlé pour que tu lâches le pauvre volatile proche de l'apoplexie. Tu faisais la joie des badeaus, et je dois dire que j'éprouvais une certaine fierté lorsque tu revenais vers moi en remuant de la queue. Mais malgrè de nombreuses demandes, jamais je ne t'ai laissé partir quelques heures avec un chasseur. Sans doute aie-je eu tord mais ne m'en veux pas, j'ai des convictions qui peuvent friser le défaut.
Tu avais le don de me mettre en boule quand tu mangeais tout ce que tu trouvais, tiens jusqu'à cette gamine qui avait quoi, quatre ans ? Tu t'es plantée devant elle et hop, d'un coup de langue tu avais avalé la boule de glace. La mère et sa fille se sont figées d'effroi : je devais te mettre une raclée, tu m'avais fait trop peur, peur qu'un jour tu ne confondes la bouille d'un enfant avec la boule vanille. J'ai eu peur mais aujourd'hui encore celà me fait rire. Nom d'un chien que tu étais voleuse, tout ce qui se mangeait se retrouvait dans ton estomac. Pizza, quiches, poulets, rien ne pouvait rester sur une table. Et la poubelle, combien de fois la poubelle a t-elle eu envie de faire un tour de la cuisine au salon, d'égailler les lieux avec nombre de détritus savamment cachés ou exposés ici et là ! Ma toune, dans ces moments là tu me pourrissais la vie.
Mais la vie tu me l'a apprise aussi. Tu m'as appris que quand je te mettais en laisse, j'étais moi aussi attachée. Alors que tu tirais comme une malade, et que je tirais de mon côté, tu t'es posée un jour et tu as attendu. Tu as attendu que je te détache et tu t'es mise à marcher à côté de moi et plus jamais il ne fut question de laisse entre nous. Tu adorais que je prenne le temps de t'apprendre quelques mots clé : pas bouger, je reviens, saute et d'autres, quelques autres qui faisaient notre communication verbale. Nous communiquions également par le regard et ces moments me semblaient relever de la pure magie. Nous nous comprenions très bien mais que tu étais têtue, incroyablement têtue. Et puis avec l'âge, tu t'es assouplie, tu es devenue une toune toute ronde, toute belle. Quand j'en ai eu besoin, tu m'as tenue la patte, tu m'as léchée mes larmes, tu m'as protégée d'individus louches, les inconnus comme un ou deux connus. Tu m'as accompagnée dans ma longue traversée du désert jusqu'à déprimer toi aussi. Tu écoutais tout le temps nécessaire mes lithanies, la tête légèrement penchée, l'écoute active.  Tu t'endormais près de moi, je laissais ma main sur ta tête et tu t'endormais mais toujours à l'aguet, toujours si prévenante.

Tu es partie ma toune. Aujourd'hui, je suis très triste, j'ai du chagrin et je ne suis pas la seule, tu le sais. Toutefois je suis contente que tu n'aies pas eu le temps de te faire bouffer par le cancer qui c'était déclaré. Tu lui as fait la nique, ultime pied de nez de toune. Tu es partie loyalement, comme tu as vécu. S'il y a un paradis des chiens, je suis sûre que tu as déjà de nouveaux copains. Je t'aime ma grosse toune, quelques larmes qui s'écrasent sur le clavier pour te dire que je t'aime 

par Lanac Diame publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Samedi 3 mai 2008

Un petit manga tout doux pour accompagner cette belle journée printanière. Moi je vais me ballader

 

par Zoé communauté : Homo sensualité ..
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Cadeau de Noël

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