Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Hier j'ai récupéré de ma journée de dimanche. Et dimanche j'ai récupéré de ma soirée de samedi. Elles étaient là,
c'était bien. Même Emma, invitée en tant que trio Charlie-Via-Emma, m'a parue agréable mais j'étais en béton armé : c'était mon birthday et je comptais bien que tout se passe bien et tout c'est
bien passé. Lorsque Lanac a ouvert le blog et qu'elles y sont allées de leurs petites phrases amicales en début de soirée (ça a vite tourné à beaucoup moins joli au bout de trois tournées
d'apérot et quelques bedos partagés avec Fred et Emilie), j'étais bien. Puis le cadeau collectif qui m'a émue, bin oui comme ça, une petite larme de remerciement : un caméscope
numérique que j'avais repéré depuis un moment, un nouvel objet qui tient dans la main, qui prend pas de place, qui peut se montrer redoutable ou au contraire
d'une infinie tendresse, un objet qui montre la réalité ou qui travestit le langage, un objet qui te fait te poser la question du
point de vue, plongée ou contre plongée ? gros plan ou plan américain ? travelling avant ou arrière ? Réalité ou romance ??
Alors bien sûr je les aies filmées et dans le viseur, j'avais mes amies, j'avais mes amantes, j'avais Lanac avec qui je vis cette relation si particulière d'amour amical, d'amitié aimante, de
fragilité puisque son coeur la fait si fragile, et pourtant si solide. J'avais dans les yeux les images du bonheur d'un moment partagé intensément (mais saurais je vivre autrement qu'intensément
? Non !!) avec ses rires et ses larmes, des moments de vie. Et tout ça est vachement bien.
Et puis il y a 100 (j'ai même entendu 140) millions de gens qui crèvent la dalle parce que des gros cons sans scrupules mettent le paquet pour que les pauvres crèvent plus vite. J'ai même fait la
réflexion dans la soirée ce à quoi Louise m'a dit dans un sourire, "tu n'y es pour rien, tu n'as pas à culpabiliser". Dans l'absolu elle n'a pas tort sauf qu'aujourd'hui j'ai un appareil qui
tient dans la main, qui fait des images, qui n'explique pas mais qui montre alors je me pose une question, une seule question : où vais je partir pour mon prochain voyage ? Dans des images qui
racontent ou dans des images qui montrent ? Quelle histoire vais je raconter ? Une histoire ou l'Histoire ?
P'tain, on vit quand même dans un "drôle" de monde non ? Allez, je vous-nous souhaite une bonne journée, pleine de phéromones et de sourires.
Ambiance après boîte. A l'époque pas d'after. Il reste le bar du quartier, ouvert très tôt le matin. Nous nous asseyons
encore pleine de musiques sur lesquels nos corps ont dansé. Nous commanderons croissants et cafés pour certaines, boissons plus alcoolisées pour d'autres. La fête continue avec nos récents
souvenirs d'images racontées. Il y a celle qui a séduit, dont la conquête est attablée ; celle qui a dansé sans jamais s'arrêter ; Celle qui n'a pas bougé trop occupée à mater ; celle enfin,
qui toute la soirée a parlé. Et il y a moi, encore là-bas, au rendez-vous fixé.
A une autre table des travestis fatigués, gueules abimées au sourire déjanté. Nous échangeons quelques signes amusés, signes de main communautaires. Le serveur ne fait plus attention depuis
longtemps. Nos petites fanfaronnades bercent son début de service depuis des années.
Je regarde autour de moi et je me laisse aller à une torpeur bien méritée. Ce matin je rentrerais me coucher seule, le corps fatigué. Je fermerais les yeux et serais à
nouveau accrochée par celle que j'aurai regardé. Nos regards se sont croisés, nous nous sommes rapprochées, sourires invitant à la fin de soirée. Mais nous aurons prise la décision de nous
revoir, de faire durer le plaisir, de faire monter le désir. Nous nous reverrons.
Je trouve Zoé assez en forme ces temps-ci. Ces derniers post l'attestent et moi je vous le confirme :). Pour continuer
sur sa lancée, nous sommes allées écouter Tom HarrelL hier soir et c'était... comment
dire, superbe. Je vous mets ci-dessous une petite vidéo significative de son talent qui se passe de tous commentaires.
Le jazz nous emmène toujours sur les hauteurs vertigineuses d'une musique aussi maîtrisée que lâchée. L'effet le plus drôle se fait sentir chez Zoé qui, dès que nous sortons d'un concert, ne peut
s'empêcher de saisir sa caméra afin de filmer tout ce que ses yeux ne voient pas. Ensuite elle s'enferme dans son bureau-salle de montage et là je dois patienter jusqu'à ce qu'elle
m'appelle. Je dois admettre que le résultat est extra. Peut-être un jour daignera t-elle mettre sur ce blog quelques unes de ses images.
Ici tout le monde va bien. Je travaille avec Louise sur la restauration de pierres anciennes dans le cadre d'une célébration d'un lieu saint. Elle ne s'attendait pas à ce chantier et s'est
trouvée très émue que ce soit elle qui soit retenue pour effectuer le travail. Nous arrrivons à son terme, le résultat est saisissant. Zoé et Fred vont bien, pas de nouvelle de Emma ! Zoé est
donc "calme". Emilie vient le week-end prochain, et Charlie et son orchestre se produisent dans 15 jours. Décidemment, les beaux jours semblent signifier quelque chose, un regain de vitalité qui
sied à tout le monde.
Tom Harrell joue ce soir au Duc des Lombards. A consommer sans modération