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Deux femmes courant sur la plage - Picasso
               

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An 2012_Chapitre 1


Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:38
Voilà darling, je ne t'oublie pas loin de là. Non et je vais même te le prouver
 
Tu vois, une bonne sortie en salle obscure, comme le film sans doute, clair et obscur. J'aime lire Despentes, j'aime mesdemoiselles Béart et Dalle. J'adore les bons film lesbiens et je kiffe le printemps. Sortie en salle le 21 mars. On en reparle cousine.
Par Zoé - Publié dans : An 2012_Chapitre 1
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 03:00

A

ABin

ABinC con que je ne m'appelle pas "jeux de hasard" pour toucher le gros lot. 2011 : l'état empoche 5 milliards d'euros. 38 milliards de joués ! Tu es plutôt quoi ? Jeux de grattage, loto, courses, poker ? Autre ?

 

Moi je joue avec son corps et je gagne du temps sur la mort au moindre orgasme. Je chatouille là où ça gratouille. J'ai les bons numéros à chaque fois que je la déshabille et que je me fonds dans ses mensurations. Petites boules d'intelligence physique qui apparaissent ça et là, les synapses en action.

Suave et mélodieuse, sa rivière m'emporte dans les grondements du fleuve avant d'être absorbée dans l'océan de sa jouissance. Cristalline, l'eau la renvoie sur les berges de son esprit. Espoir éclatant d'une petite mort supplémentaire.

Je me sens jument je la sens trotteur. Je m'adapte à son rythme haletant, exhalant une combinaison de fleurs de Bach à base de myosotis. Sa vulve magique me laisse subrepticement avancer ma dame. Elle me  toise en souriant. Fait elle semblant pour me déstabiliser ? Une feinte.. ou une fente....

Tapis. La roue à tourné. En sens inverse, une petite boule d'intelligence à fait la maligne. Rétropédalage. Les jambes ont esquissé des arabesques aériennes. Banco ou perdu, je quitte la table discrètement avant de m'enfoncer dans son sommeil bienfaisant




Par Lanac Diame - Publié dans : An 2012_Chapitre 1
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 00:15

Bonjour Zoé et Lanac Diame,

Je viens de tomber sur votre blog et je me suis dit que le concours que nous organisons avec la Musardine pourrait sans doute vous intéresser. Je suis la community manager de la plateforme WeLoveWords - un site qui permet à des auteurs de publier, de promouvoir et de partager leurs textes, et qui les met également en relation avec des industries créatives (maisons d'édition, labels etc.) Nous organisons régulièrement des concours avec ces industries créatives pour permettre à nos auteurs d'acquérir de la visibilité, ou de se faire publier, ou d'avoir un prix…

Jusqu'au 31 janvier, nous avons donc créé ce partenariat avec les Éditions La Musardine. Le but est d'écrire une nouvelle qui sera sélectionnée pour créer un recueil de 20 nouvelles intégrant la fameuse collection "Osez-vous… ?"

La thématique choisie est "Osez-vous le sexe sur Internet ?". Toutes les infos sont ici : http://www.welovewords.com/contests/osez-20-nouvelles-de-sexe-sur-internet

Du coup, je vous contacte pour deux raisons :

- la première pour vous inviter à y participer, car je pense que cela pourrait peut-être vous intéresser… et il n'y a rien à perdre !:)

- la seconde pour savoir si vous auriez le temps - et l'envie - de faire passer le mot autour de vous, sur votre blog ou autre, car nous avons besoin que ça se sache ! Nous croyons beaucoup en cette publication et ça pourrait peut-être enfin permettre d'ouvrir le débat et de toucher plus de monde...

Qu'en pensez-vous ?

Je vous souhaite un agréable après-midi et mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année !

Bien cordialement,

Roxane

 

Alors, une petite nouvelle aventure sexe sensuel sur internet te tente ? Vas sur le site de welovewords... Hier le 18/01, à 21h30, dans les participations, tu trouveras "Le vieux John". Si elle te plait, n'hésite pas pour cliquer sur le bouton vote. Nous soutenons cette nouvelle.


Clip énervé pour bien commencer la journée. Tu peux toujours arriver à ton job, l'anpe ou la cotorep en hurlant talk to me :)


Par Lanac Diame - Publié dans : An 2012_Chapitre 1
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:12

Salut blogueuse avertie. Suite à des mails d'impatience, j'ai compris que tu étais un peu en attente d'avoir des nouvelles de la bande. Soit ! je te prépare ça. Toutefois, là présentement, une déclaration d'amour à super flic si elle passe par là. Dans une liaison tu vas souvent faire des déclarations. Au début, tout feu tout flamme, tu t'emportes dans une relation au verbe qui peu même te dépasser. Au milieu tu promets de changer. A la fin, tu jures qu'on ne t'y reprendras plus. A la toute fin textes funérailles. Puis vient une autre rencontre...

 

 

A bu toi dans écrin souhait diamant lumineux

 

Voeux sincères

Que tu m'aimes

Au fil des mots

Dans le lointain je t'espère

Les voyelles s'encordent sur le M

Les consonnes résonnent au fil de l'O

Voyelles et consonnes sont mélodies qui te surprennent

 

Vers d'autres cieux que tu chéris mon ange fol

Lumineux notre amour éternel s'envole

 Auprès de toi la vieillesse joue un sol

Petite musique qui nous désole

Cherchant la main qui fredonne

Mes erreurs tu pardonnes

Au cristal de l'ange

Chant de luciole

Soif riante

Tu me hantes

Je te chante

Toi moi

Moi toi

Nues

Par Zoé - Publié dans : An 2012_Chapitre 1
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 15:11

Je suis perdue Pourriez-vous m’indiquer le chemin Donc si je résume au troisième lampadaire à droite au second à gauche et au feu en face Merci Il n’y a pas à dire je suis née sous une bonne étoile Ah oui vous aussi C’est charmant Figurez-vous que je cherche mon ombre Vous ne l’auriez pas croisée par hasard le hasard fait si bien les choses J’aime Paris la nuit J’aime la nuit mon ombre aussi.

 

3h40. J'aime l’écriture nocturne. La nuit feutre les bruits du quotidien, enveloppe la journée dans un crépuscule bienfaisant. Le silence est rempli de sons étouffés, l'imagination reprend sa place, légère musique de rêves et de désirs. Le silence se satisfait d'un linge très léger, d'une nuisette de mots et de rimes, d'anagrammes qui font chanter la langue, silencieusement, respectueusement. La nuit a ce pouvoir magique de me sortir du tohu-bohu de la journée afin de me ramener à moi-même, me prolonger dans la dimension inaltérable d'une solitude bienvenue. Les images encore fraîches des heures qui précèdent se substituent aux sons par trop audibles de la ville, de son cortège de décibels stridents et envahissants, de cette course échevelée qui chaque jour m'emmène vers les angoisses de lendemains inconnus. Demain serais-je toujours là ? Le cœur va t-il tenir ? Les nerfs tiendront-ils ? La tête, le corps, le cœur qui vieillissent au son de la petite et grande aiguille tic tac tic tac. Tic tac qui ne sont plus les mêmes la nuit car il suffit de couper court aux folles rumeurs invasives du temps qui passe, prendre calmement place dans son propre espace-temps, s'occuper de soi, prendre soin de celle qui, tout à côté, se berce dans un sommeil réparateur, planant, reconstituant. Prendre soin de l'enfant qui fait des bruits de succion rassurant, petit poucet endormi au pays des elfes et des fées. La nuit propose une musicalité différente, attrayante. Elle se sert du silence comme d'un diapason qui rythme les heures de la longévité sans brutalité, avec bonhomie. Les lignes se déplient, les mots se déploient, prennent leur envol au fil d'une partition dans laquelle je peux lire intensément les émotions entrecroisées d'hier et d'aujourd'hui.

 

Ça alors c’est encore vous Je ne comprends pas j’ai pourtant suivi l’itinéraire que vous m’aviez indiqué et me voilà à nouveau ici Je veux retrouver mon ombre Qu’elle soit chinoise portée théâtre ombre et lumière elle est ce que je suis Elle est mon double ma jumelle dizygote Elle me charme en ondulant au rythme de mon corps Toute en finesse elle marque l’épaisseur du personnage Elle est mon prolongement Ce n’est pourtant pas compliqué de trouver son ombre Elle est à l’est ou à l’ouest au nord ou au sud Il suffit de tourner sur soi pour la trouver Une ombre ne disparaît pas comme ça Merde enfin

 

La nuit je pense à toi, l'inconnue qui n'arrive pas à trouver le sommeil, qui arpente les sillons de ton cerveau en mille morceaux. Elle se nomme l'insomnie, ennemie qui s'acharne à te laisser debout plutôt qu'allongée, qui te persuade que le sommeil n'est pas pour toi, pauvre chose désarticulée dans ton monde envahi par trop de pressions, de cauchemars, de terreurs nocturnes qui te happent dans le sillage de la mort du jour. Tu veux dormir, tout ton être te réclame quelques heures de repos mais rien à faire, si tu te recouches, tu vacilles sans limites dans les affres d'un corps qui ne fait que tourner sur lui-même, à la recherche d'une quiétude qui ne viendra pas. Tic tac tic tac. Tic tac.

 

Bonsoir vous n’auriez pas croisé mon ombre Elle me ressemble comme deux gouttes d’eau vous ne pouvez pas vous tromper Hep là-haut l’écrivain vous pourriez me rendre mon ombre je me sens bancal Allo vous m’entendez Je vais l’appeler on ne sait jamais

 

Un bruit, non pas strident, non pas dérangeant, le bruit familier d'un miaulement par exemple, qui perturbe le silence mais ne fait que rappeler que la dame a aussi son existence, sa faune, ses fauves et ses proies, ses bandes et ses solitaires. La nuit offre d'autres vies, d'autres bruits. Là une voiture qui passe, plus loin quelques voix qui oublient qu'il fait nuit et se partagent le champs du silence en éructant des sons à haute voix, tout comme cet inconnu qui depuis longtemps ne fait plus la différence entre le jour et la nuit. Il déambule en s'adressant au fruit de son imagination, il l'invective et le supplie, le hait pour mieux l'aimer. Ne pas être seul, oublier que la nuit peut revêtir de son étrange manteau les endormis et les noctambules, les sereins et les angoissés.

 

Si au feu je vais tout droit la rue n’est plus éclairée C’est ça Paris Les champs Elysée plein feux et d’autres rues totalement anonymes Il faut que je trouve mon ombre je vacille je ne peux plus avancer qu’en prenant appui sur les murs Une poubelle je tombe

 

La nuit tous les chats ne sont pas gris et j'en entends des qui soupirent d'aise et de délectation alors que d'autres transpercent le voile du son à grands coups de cris hurlés ou de larmes étouffées. La nuit sert l'artiste, le fou, le prisonnier, le malade, mais aussi le soignant, le surveillant, le bienveillant, l'œuvre. J'ai également vu au coin de la nuit le-la prostituée qui arpente sans but son carré de nuit.

 

J’ai peur dans le noir Je ne vois rien Hey l’auteure vous n’êtes pas dessinatrice alors vite écrivez OMBRE

 

La nuit ne fait pas de distinction entre la différence et l'indifférence. Majestueuse et voluptueuse ou volcanique et calamiteuse, la nuit poursuit son ouvrage de dame nocturne en tressant le temps différemment, imperceptiblement. Le temps de vies parcourues d'images réelles ou éthérés, la nuit sniff son rail de mélancolie. Délicieux ou horrifiant mixte de réalités et de rêves, incroyables aventures endormies ou éveillées, la nuit se réfléchit dans toute son étendue. Elle sait qu’elle ne durera pas.

 

C’est grave l’aube commence à poindre Vite mon ombre Je cours je vole je me vengerai

 Stoooop j’ai compris Je marche vers la place Vendôme puis j’irai aux jardins des Tuileries Enfin je danserai demain au Père Lachaise Mon ombre est là bas Je le sais

 

La nuit est l'amante des songes, pleine de formidables illusions en noir et blanc et/ou en couleur, parcourue de frissons emplis d'émotions et d'envies, de pensées et de réalisations. Au crépuscule de l'obscurité, la nuit déroule son tapis d'étoiles et de constellations, laissant la lune s'acheminer sans bruit sur les rêves des touts petits.

 

J’ai retrouvé mon ombre C’est idiot j’étais assise dessus Du coup elle est toute plate J’attendrai le soir pour la déplier Elle m’est indispensable comme les rêves indispensable.

 

 

Par Lanac Diame - Publié dans : An 2012_Chapitre 1
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