Aujourd'hui, 3 juillet 1969, un grand ami à moi s'en va déconner dans les bruyères de la perception
extra-sensorielle. A force de bouffer tout et n'importe quoi, ça devait arriver. Couillon va ! Il est chez lui, Division 6, j'y passe tout à l'heure. Tranquille, ça fait bientôt 40 ans
qu'il contemple les racines des pissenlits sauce vinaigrette. Des tas de gamins mal dégourdis viennent lui fumer leur 1er pétard pendant que d'autres, une fleur dans les cheveux et les
cheveux dans le vent, se rémémorent avec nostalgie Light my fire ou People are strange.
On l'a souvent pris pour ce qu'il était, un génie, un 149 de Quotient intersidéral, un poète contemporain qui jouait sur les sonorités, les cassures de phrases, les sens et contre-sens, prenant
tout à contre-pied. Tu me diras que quelque chose ne va pas dans ma tête mais quand je l'écoute, j'ai toujours l'oeil droit qui pleure. Sacré Jim, tu morisson toujours autant et moi je te
fredonne entre mes dents, dans le métro plein à craquer, pour emmerder les usagers.
J'ai vu Fred, ou plutôt, j'ai entrevu le coup de vent. Miss machin lui a bien mis le grappin dessus, rien à dire. Alors je vais à Bruxelles chez Emilie, pour la semaine, à priori.
Lanac part avec Louise sans portables. Bonne route les filles;
Tiens, je te laisse regarder ça, c'est un chouette film. C'est fou ce que le chocolat à comme vertues, vraiment
Tu te doutes bien cher lecteur-trice, que le nom de ce blog n'est pas sans relever d'un certain interêt, qui a bien des égards se trouve
parfaitement justifié, d'un intrêt certain disais-je quant à la provenance de ses visiteurs.
Parce que tu te doutes bien qu'avec un nom de domaine comme jeux de dames, la recherche sur le nom allait s'avérer multiple, pensais-je, mais que neni ! oualou la diversité, rien, nada !
Deux axes principaux de recherche :
Jeu de dames, le face à face insoutenable entre les blancs et les noirs, le regard posé sur le jeu, le cerveau en ébullition du fin stratège, celui là même qui vendrait père et mère pour gagner
la partie, qui ne va pas tarder à se faire virer de son taf pour cause de dépendance damnesque
Jeu(x) de dame(s), à tendance eros est une femme
J'ai eu pour la journée d'hier les mots-clé suivants :
Je te passe les recherches cul, beauf, ennuyeuses, lassantes
"blog lesbienne," soit ! jeux de dames, femmes en je et jeux de femmes
"Jeu de dames avec humour"; no comment
"je de dame", celui qui ne sait pas bien écrire, à moins qu'il n'alle à l'essentiel, à moins que ce ne soit un jeu de mots
j"eu pet chap", hallo la terre
"sensuelle saphique", adoratrice de Lesbos, poète ou défoncée aux champignons interdits
Et puis 1 que j'aime beaucoup et qui se présente comme suit :
C'est pas beau ça ? Je ne sais pas ce qui allumait les circuits neuronaux mais c'est de la bonne, sûr.
Qu'on ne vienne pas m'accuser de prosélytisme ou j'emplâtre, à la lecture du clip de la blogojournée. Un conseil, mets ça tous les matins au petit déj., bientôt tu n'entends plus que "nique
nique". Il faut revenir à l'image pour reprendre contact avec la réalité.
Et puis c'est tellement frais
Ma grand-mère a été incinérée la semaine dernière. Elle souhaitait que ses cendres soient jetées à la mer ce dont nous
nous sommes acquittés avec beaucoup de chagrin.
C'est un étrange rituel que l'incinération. Il y a tout d'abord la mise en bière, le dernier regard porté sur une vie entière, une vie avec un début un milieu une fin. Les souvenirs
sont là, j'éprouve une forte émotion, toute en retenue, très intériorisée mais si palpable. Une caresse sur son visage et c'est ma fascination de gamine lorsqu'elle préparait à manger dans la
cuisine de son restaurant. Mes grands parents tenaient un bar-hôtel-restaurant. C'était entre le routier élaboré et l'auberge provinciale. C'était aussi le café du coin, avec ses
habitués, les rires hauts en couleur ou simplement avinés, les coups de gueule, le ménate qui trônait en bout de comptoir et qui ne cessait de répéter "la patronne est une conne" à la
grande joie des fidèles qui priaient leur dieu Jeannot (mon grand-père) pour que jamais celà ne s'arrête.
Me reviennent des bouts de vie, des bouts d'enfance.
Puis fermeture du cercueil qui est placé sur un tapis roulant. La grand boîte s'en va pour se muer en urne. Voilà il ne reste plus que des poussières de cendre, des cendres en
poussière. Une vie, une vie entière avec ses grands bonheurs, ces grands malheurs, qui ne pèse plus que qelques grammes. Je me dis que quelque chose ne va pas, elle s'est endormie pour
toujours et tout est résumé là, à cette petite boîte. Non décidemment quelque chose ne va pas.
On ne jette pas impunément les cendres à la mer. C'est en vedette officielle que nous sommes conduits vers un lieu déterminé, le cimetière des cendres aquatiques. L'urne est placée
dans un support puis s'enfonce dans les flots de la grande bleue. Un jet de roses souligne notre dernier au revoir. La vedette tourne doucement en ronds concentriques avant de rejoindre le
rivage. Ca y est, c'est fini.
Quel âge avait-elle ?
Ha, oui !
Ce ha oui claque comme un coup de fouet, avec une résonnance qui fait mal à l'âme. Qu'est ce que ça peut bien faire l'âge qu'elle avait. J'ai remarqué que cette question venait immédiatement
après l'annonce d'un décès. D'abord quel âge si vous annocez qu'il s'agit des parents ou grands-parent, très vite enchaîné avec élégance par le fameux de quoi.
Quelle importance a l'âge du mort alors que vous êtes dans le moment ou une page se tourne, ou se ferme une porte de l'enfance.
Cette question est indécente, draîne un relent de vulgarité sociétale qui enterre d'abord et discute ensuite.
Puis j'ai retrouvé Louise et la vie est revenue. Je lui ai dit