Un conseil : pour une lecture linéaire, remontez le temps, commencez par la page 1, 1er jour de blog puis page 2 article en bas de page etc... Maintenant vous faites comme vous voulez..
Je pars en vacances, seule. Fred va avec Rudy à New-York alors exit la virée annuelle à deux. Ainsi je pars seule. Je vais me faire les petites
routes de France, la campagne, la montagne, l'océan et la mer. Une toile de tente, deux sacs de couchage (on ne sait jamais, si super-flic apparaît aussi subitement que
d'habitude). Je pars mardi, après la grande transhumance.
Et pourquoi sillonner la France ? me demandes tu perplexe
Parce que figure toi que j'ai une petite idée derrière la tête :) Lorsque je pars seule, c'est loin ! Je lâche tous mes a priori. Je
m'enveloppe du costume de l'Autre, je me fonds dans la masse ou je m'isole, loin, très loin. Il n'y a qu'un voyage que je ferais accompagnée : j'ai les oeuvres complètes de Rimbaud, y compris
"Les lettres manuscrites". Ce gamin se révèle un génie indomptable à 15 ans et arrête d'écrire à 20. Il part pour mourir à 37 ans à Marseille. C'est absolument fou non ? Je suivrais son périple
autant que possible (non je n'irai pas au Yemen).
Donc les routes de France ! J'ai décidé de tester incognito (quoique avec ma grande gueule et mon humour à deux balles...) gîtes, chambres d'hôtes, petits terrains où mettre la tente... Lesbiens
! Oui darling, je me jette à l'eau et je vais voir un peu ce que deviennent mes pairs (mais au féminin). Peut-être te verrais-je ? Vas savoir ... Tu n'as pas prévu un petit trip femme entre femme cherche femme aimant les femmes. Moi je ne ferai que
tester. Rapport à venir.
Je pars avec nouvelle titine. Et si je te vois faire du stop... de toute façon je m'arrête (presque) toujours. A bientôt, en forme et de bonne humeur.
Salut. Aujourd'hui je vais dissé(quer)rter autour de cette folie furieuse qu'est l'acte amoureux. Figure toi blogueuse fidèle, que ce matin me
revenaient différentes expériences sexuelles axées sur le désir qui se doit d'être assouvi.
Bien sûr je ne parle pas de "tirer un coup", type tu vas en boîte avec ton caddy et tu vois ce qui rentre. Non pas ça, pas du tout. Je te parle de ce peu de hasard et de beaucoup de
déterminisme qui pousse le regard vers l'autre mais pas n'importe quelle autre. Celle qui te branche comme une ligne électrique haut voltage. Un passage de main dans les cheveux et c'est la salle
des expériences du musée de la découverte.
Dans ce désir irraisonné et fortement raisonnable, le piège se referme : elle est hétéro et avec un peu de chance, tu es la première. Je dis un peu de chance si tu éprouves un sentiment fort.
C'est une défloraison de nouveaux plaisirs, d'étonnement, d'imagination fantasmatique. Mais elle est si gourmande, si portée par l'acte, que sur le moment, elle te prend avec une vitesse
surprenante. Alors il faut tout lui apprendre : aller tout doucement, rester bien au chaud et découvrir lentement le continent noir freudien. Ce continent merveilleux où tout est terminaisons
nerveuses, points de l'alphabet en totalité. Et puis il y a ce bouton si précieux, si fragile et si fort à la fois, l'ultime sursaut qui te décroche le dos du lit, gémissements à peine retenus ou
râles incontrôlables. Doucement, lentement. Découvre puis, ensuite, joue.
Deuxième nuit écourtée par son job au petit matin mais deuxième nuit avec ma super flic. Lentement, découvre, prends tout ton temps.
Viens.
Désolée de casser l'ambiance mais vois-tu, c'est mon côté colère et soutien actif de prévention
J'ai dégotté une perle : nouvelle présentation de la B.A. de "When night is falling". Impardonnable si tu ne l'as pas vu ! gourmande si tu le
revois. A avoir en vidéothèque de toute urgence.
Après quelques captations sur le festival d'Avignon, je suis rentrée - vite - sur Paname. Pourtant je l'aime ce festival mais cette année, toute
chamboulée que je suis, je n'avais qu'une idée, rentrer. Tu sais ce qu'est la déconfiture : c'est comme l'inculture. Plus tu traverses à toute allure un festival, plus tu te sens con. Tous ces
gens partout qui parlent qui parlent des spectacles qu'ils ont vu la veille, de nouvelle culture, du théâtre contemporain, la danse est-elle du théâtre ? Il y a t-il du théâtre même
contemporain dans un festival international de danse ??? et gna gna gna et gnagnagna. Con te dis-je ! Inculte. Déconfiture. Mais moins tu l'étales et moins tu en as le goût... :)
Rentrée suis-je donc mais pour rien. Enfin pas pour ce qui me fait hurler de jouissance. Un seul coup de fil : je suis en mission. N'appelle pas.
Bien, très bien, continuez... mais encore...
Pas de nouvelles, rien, nada. Qu'est ce que je fous dans cette histoire moi ? Non pas que je cherche tranquillité et sérénité mais merde, de là à me
faire un sang d'encre... brrr ! non grrrr !!!
J'ai le montage d'une captation à faire, ça va m'occuper. Fred est hilare, tant mieux au moins ça fait rire quelqu'un. Lanac et Louise sont
reparties au moulin. Elles me manquent, surtout Lanac. Je m'emmerde. Je ne tourne plus rond moi, cela ne va plus du tout.
Emmanuelle Béart sur "Bye Bye Blondie" de Despentes