Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Bien bien bien ! Je sens comme une certaine impatience là ! Tu n'étais pas à la Lesbian European Méga Teuf ? Comment te raconter ?
Allez, le mieux est de commencer par le commencement.
J'ai passé la semaine dernière chez Emilie qu'en fait je ne voyais que le soir tard. Bruxelles quand il fait beau, est très sympa aussi le temps ne m'a pas paru long. D'autant plus que
j'avais quand même prévu de rentrer 2 jours à Paname voir Karen. Je vis une relation étrange avec cette femme, ou rien n'est dit, même pas un bout de sentiment esquissé, pas l'ombre d'un iota. Ça
ne me dérange pas, pas vraiment. Le problème tient à son job : chef dans un restaurant gastronomique demande un investissement loin de tout ce que tu peux imaginer. Elle a beau sortir
relativement plus tôt que son personnel de ses cuisines, il n'en reste pas moins que les horaires sont affligeants. Ceci dit elle est dans un métier de bouche et de bouche il est fortement
question quand nous nous voyons. On s'entend tellement bien sexuellement que chaque moment passé ensemble relève de l'art non pas de la table mais de l'inénarrable ici au risque de passer dans
les blogs un peu strange. Nous nous voyons toujours avec désir et plaisir, sans aucune fausse note. Comme il n'est pas question de modifier quelque chose qui nous agrée à toutes les deux,
nous n'abordons pas le panel sentimental. Je suis encore passablement marquée de ma liaison avec ma trop belle guichetière et je ne peux m'empêcher de garder quelques réserves. Karen qui est également d'une beauté à
couper le souffle, n'est pas dans le même registre. Aussi blonde qu'Emma est brune, elle est plus animale, plus physique.
En fait, je vais être honnête, Fred me manque. Miss machin semble avoir jeter son dévolu sur mon amie et le problème de l'état amoureux, c'est qu'il accapare tout. Et ma Fredouille ne fait pas défaut à la règle. Je l'ai aperçue 5 mn avant de partir en Belgique et nous ne nous sommes revues que samedi soirà la fête.
M'enfin, elle était là, je ne désespère pas.
Lanac et Louise étaient parties sur les petites départementales qu'elles
ont sillonnées tranquillement, à la rencontre d'une quiétude dont Lanac avait besoin depuis le décès de sa grand-mère.
Je n'avais pas de nouvelles du trio Charlie-Via-Emma jusqu'à samedi soir.
Il faut que tu comprennes bien que cette rencontre lesbienne n'est pas connue à l'avance. C'est comme d'aller dans une rave, tu ne l'apprends qu'au dernier moment, tu es libre ou tu ne l'es pas,
tu as envie ou pas. Je n'ai pu mettre l'adresse sur ce blog qu'en fin de soirée quand Emilie m'a emmenée avec elle en prétextant une soirée sympa avec quelques copines à elle. J'avais noté
dans la semaine une certaine frénésie professionnelles jusqu'à des coups de fil tard dans la soirée que j'avais mis sur le compte de fuseaux horaires un peu éloignés les uns des autres. Je
commence à bien la connaître et je ressentais ce je ne sais quoi d'inhabituel qui m'avait mis la puce à l'oreille. Mais j'avais eu beau essayer toutes les manoeuvres pour en savoir un peu
plus, rien n'y a fait. Il a fallu qu'arrive le samedi soir pour que je comprenne que c'était à Amsterdam. Et tu vois comme je suis amie bloggeuse, tu avais l'adresse dès que j'ai pu rentrer dans
le 1er cybercafé de la capitale néerlandaise
Je connais Amsterdam pour y être venue quelques fois avec mes copains nous offrir une petite virée coffee shop. Je te passe les détails, tu es assez grande pour imaginer la suite. Une chose
essentielle à ne pas rater, c'est le musée Van Gogh. Visite le, non pas entre deux taffes de la cigarette qui fait rire, mais pleinement consciente de toi, avec toutes tes facultés
intellectuelles et artistiques. C'est un régal de ballades qui au fil des tableaux, t'emmènent loin loin des tracas du quotidien. Je passe sur le quartier rouge où ces pauvres filles
exhibent leurs corps à la lie populaire, où j'ai plus envie de chialer quand je les vois que de monter avec l'une d'elle, même si ce serait pour la sauver des macros de tous poils.
Ha sorry mais il faut que je te laisse. On se retrouve plus tard, que je te raconte un peu cette soirée, nuit, lendemain de douce folie. En attendant, voilà quelques images de Mulloland Drive,
film génial à la musique géniale.