Partager l'article ! Boutons: J'ai tenté ces trois dernières semaines de réanimer mon Ingrid, ma belle illusion d'un peu de beauté dans ce monde de brutes. ...
Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
J'ai tenté ces trois dernières semaines de réanimer mon Ingrid, ma belle illusion d'un peu de beauté dans ce monde de brutes.
Après un première floraison tout à fait réussie, Ingrid a jauni, s'est racornie, bougonne, de mauvaise humeur. J'ai pensé qu'elle avait une irruption de boutons, boutons de fièvre, boutons
malades du manque d'oxygène vital, boutons allergiques à trop de carbone achevé.
Elle a séché sur de nombreux sujets tels que la déforestation "sauvage", sur les notions de profits, sur le ventre rebondi d'un affamé, sur le sein fripé et tombant de cette femme de vingt ans
qui allaite son xième enfant. Elle a séché sur les notions élémentaires des particules bénéficiaires. Elle a séché plus haut sur ces idées que des dieux se feraient la guerre dans la grande
atmosphère.
Alors je suis intervenue. Je lui ai quittée ses guenilles et je l'aie rhabillée en lui offrant un grand verre d'engrais sentimental ; un espace plus grand, plus confortable pour y
vivre ; de la terre du jardin de Louise ; un nouvel environnement de ciels légers et bleutés puis j'ai laissé faire. J'ai attendu, patiemment, attentivement.
Dans les premiers jours, il ne s'est rien passé. Ingrid faisait la sourde oreille à mes plaintes implorant un signe de vie, un soupçon d'existence. Un petit signe qui dirait que tout n'est pas
perdu
Et puis ce matin, un bourgeon est apparu. Un petit bourgeon fait surface sous les feuilles qui prennent leur envergure.
Telle est Ingrid, insaisissable. Je ne l'en aime que plus.
CAMILLE