Recommander

Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Recherche

Expo et Impro

 null

Expo et impro - galerie

  • mineral-fleurbulle.jpg
  • bambous.jpg
  • CA_5.jpg
  • D-cor-mer.jpg
  • Afique-1.jpg

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

The worLd

   

 Picasso.jpg

Deux femmes courant sur la plage - Picasso
               

Se perdre dans le texte

Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse
. Incontournable
L'appartement de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de Glory
. Mojitos ?
Soex. Journal d'une gougnotte

Catherine. D'une voix à l'autre...


Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 13:00

Ce soir je fais don de mon corps. Je lègue mes organes un par un à qui en aurait besoin. Mais (parce qu'il y a toujours un "mais") mon  coeur est réservé à Lanac, au cas ou le sien lui ferait défaut un de ces quatre. Côté sexe, le mien étant plutôt mignon, discret tout plein, vois plutôt à habiller des jambes fuselées, sportives, abdos impeccables, dorsaux saillants, fessiers fermes juste ce qu'il faut
Nan, je déconne
En dehors de mon organe cardiaque pour mon amie, je n'ai ni la force, ni la conviction de faire don du peu qui me tient debout. Parce que debout il faut que je reste et crois moi, en ce moment je ne sais plus si c'est le monde qui s'emballe ou si c'est moi qui vacille. L'accélérateur de particules aurait-il donc frappé ?

Mais revenons à quelques temps en arrière. Fred était assez mal de sa rupture avec miss truc. Leur histoire, sincère pour ma Fredouille, se bornait à n'être qu'une aventure extra-conjugale pour miss zalobe. Louise et Lanac nous ont accueillies dans le moulin de Louise qui a mis son atelier à la disposition de Fred. De la peinture à la sculpture, il n'y a qu'un pas et elles se sont retrouvées sur le terrain de la création. Ce fut délicieux. Fred s'est retapée en prenant du temps, en prenant son temps. Le dernier week-end d'août, Charlie et Via sont venues de leur grand nord pour la xième édition de "La forêt des livres", un rassemblement conséquent d'auteurs et de quelques 50 000 badauds qui viennent voir la tête des écrivains avant tout, acheter un bouquin au cas ou. Nous avons salué la belle Muriel Hermine qui sort son 2ème livre illustré. Tout allait bien, tout, jusqu'à ce que Charlie se débrouille pour être seule avec moi

- Tu comptes venir à l'anniversaire d'Emma
- (silence très étonné) Pardon ?
- Elle ne t'as pas appelée ?
- (regard très surpris) Pourquoi, elle devait ?
- Elle va ! Je croyais que c'était fait
- (ton très agressif) Qu'est ce que tu veux Charlie ?
- Simplement te dire que c'est fini
- Fini ??
- Entre elle et nous. Je voulais que tu sois au courant
- .... (silence très lourd) On rejoint les autres ou tu as encore quelque chose à me dire ?
- Allons-y

Elle aurait dit "Tire" au lieu de allons-y que la déflagration n'aurait pas pu être plus étourdissante. Quand Fred m'a vue, elle m'a saisie par les épaules, je l'aie fixée sans la voir et j'ai articulé "Emma refait surface". Comme ma Fredouille n'est pas la moitié d'une conne, elle m'a simplement demandé "Tu la revois quand ?"... Elle a dû se contenter de mon silence.

Em'a téléphoné la semaine suivante pour m'inviter. J'avais le coeur qui battait la chamade, j'entendais le sien sourdre à travers le combiné. La petite danse de la Lesbian Teuf n'était pas loin et nos timbres de voix n'entraient en collision que pour mieux se percevoir.
Elle m'a proposé que l'on se voit avant. J'ai refusé. Je lui ai dit que je viendrais mais avec Fred. Elle n'a rien trouvé à redire.

Si tu n'as pas suivi les épisodes précédents,Un conseil, commence par le commencement. Celà t'expliquera pourquoi revenir chez elle fut un vrai choc.
Elle a déménagé son clown d'un mur à l'autre, ça m'a fait comme un vide, même si le nouvel emplacement est beaucoup plus lumineux. Il y avait un peu de monde, ses enfants, ses locataires, des amis. Ambiance sympa mais je n'étais pas à l'aise. Fred est venue au bout d'un moment pour me dire qu'elle partait "Tu n'as pas besoin de moi. On se voit demain. Fais attention ma chérie, elle n'en a pas fini avec toi. Gare tes fesses et laisse m'en un peu pour nos longues soirées d'hiver". Un bisou sur la bouche et la voilà envolée.
C'est à nouveau dans la roseraie que tout s'est joué. Emma s'y est engagée la première, s'assurant d'un long regard que j'avais bien compris où je devais la suivre. Nous nous sommes éclipsées avec un prétexte totalement fallacieux qui a fait sourire Rudy (une des locataires-amis), laquelle n'a pas pu s'empêcher d'envoyer une oeillade complice à Emma quand elle a compris notre manège. Oeillade que je préfère ne pas commenter.

Te faut-il un dessin ? Nous étions à moins de 40 cm l'une de l'autre, tendues par le désir chaotique qui nous chavirerait. Emma s'est emparée de ma bouche comme si elle n'avait pas embrassé depuis une éternité. Je sentais la salive imprégner mes lèvres et ses gémissements me bouleversaient littéralement. 
J'ai senti une larme s'écraser sur mon nez. J'ai pris sa tête dans mes paumes et je l'aie forcé à me regarder en face, dans les yeux. Sa main est venue doucement caresser mon front, fermer mes paupières. Elle s'est approchée plus près, encore plus près. Je l'ai sentie très très fort. J'ai déboutonné son chemisier, ai posé ma main sur son coeur. J'ai sû qu'elle ne mentait pas. 
Emma m'a prise sans me demander mon avis. C'était très fort, très intense. Ma jouissance a duré longtemps, bien après que nous ayons retrouvé ses invités.
Je ne me suis pas attardée, pas envie d'entendre "Tu restes ?" en sachant que ses enfants dorment à côté. Pas envie de casser le moment. Repartir avec ma jouissance toute chaude, sensible et sensitive. Elle m'a rappelée le lendemain. 

J'ai fait don de mon corps. Ne ris pas, j'ai vraiment ma carte de donneuse. Mais mon coeur, ce brave soldat qui brave les saisons comme il peut, vaillant guerrier devant l'immense champs de bataille qu'est ma vie amoureuse, je ne peux plus l'offrir comme ça. Il pompe à chaleur sans discontinuer, au rythme de mes intempéries, il fait ce qu'il peut mais peut-il encore beaucoup dans le registre de mes amours ?
Le monde s'emballe et moi je vacille.
NON ! Je m'emballe et le monde vacille. C'est mieux comme ça non ?

Pas de vidéo aujourd'hui. Il est 4h du mat, je vais me coucher. Ainsi je m'éclipse sur la pointe des pieds et te laisse à tes rêves, internaute voyageuse. 
Moi je vais respirer à fond, peut-être m'endormir. Je dois voir Emma cet après-midi.
 

Par Zoé - Publié dans : An 2008_Chapitre 5
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Communauté : Homo sensualité ..
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés