Partager l'article ! Peur de rien: Je me suis absentée le temps d'une floraison, le temps d'un renouveau. Louise et moi avons passé un mois ensemble au moulin,& ...
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Je me suis absentée le temps d'une floraison, le temps d'un renouveau. Louise et moi
avons passé un mois ensemble au moulin, artistiquement pictural pour ce qui est de ma tendre amieamante. paresseusement littéraire en ce qui me concerne.
Il y a de la magie dans le grand mystère de l'Amour, une magie palpable, sensible. Une corde vibre dans les basses, rythmée par l'émotion que suscite l'état amoureux. Dans la partition se joue la
mélodie d'une quiétude rare et précieuse, voluptueusement sussurée par le bonheur. Je sais vivre quelque chose de tout à fait exceptionnel, une étrangeté dans ma vie amoureuse qui
n'est pas sans me bouleverser bien au-delà du discible. Il me suffit de la regarder pour entendre mon cortex s'enrouler puis se dérouler au diapason des battements du coeur. Accélération des
palpitations, désir permanent, promenades au ciel de nos caresses.
Ceci bien sûr n'exclue pas des instants, sujets, objets de désaccord qui nous mènent dans de longues conversations où s'expriment en filigrane nos vécus respectifs. Nous connaissons
maintenant nos limites individuelles quant à l'encaissement des coups durs, des comportements pervers que nous décelons ici ou là chez certains individus à forte propension
envahissante. Mais le respect étant le mot clé de nos échanges, lorsque nous ajustons nos raisonnements à la qualité de l'écoute respective, alors émanent les fragrances du désir
perceptible et rassénérant.
Entre Louise qui n'a jamais voulu avoir un enfant et moi qui n'ai pas pu en avoir, est né un drôle de petit bout, un petit quelque chose ou quelqu'un que nous regardons grandir, mûrir. Nous
cutivons ce tout nouveau né du bonheur, d'abord sauvage puis tout doucement apprivoisé, avec douceur, patience et persévérance. Nous prenons par la main un destin qui au fil des jours se
dessine avec plus de précision.
Aujourd'hui nous sommes trois, Louise, moi et notre amour.
Il y a un an, je revoyais Charlie. Il y a un an, j'ai su que Louise et moi nous étions perdues pour mieux nous retrouver, pour mieux nous aimer.
Le 6 avril 2007 j'écrivais
"L'enterrement a eu lieu. Je n'avais pas quitté ses amis, ou peut-être est ce eux qui ne m'ont pas quittée. J'ai couché avec Louise, plusieurs fois. Je me souviens
d'un soir le lendemain ou le surlendemain, je ne sais plus, ou nous sommes allées dans son atelier. J'ai senti un peu de chaleur couler jusqu'au bout des mes doigts. Je suis tombée sous le
charme de son travail. J'ai senti que quelque chose d'autre que la mort pouvait nous réunir. Louise qui m'a fait du bien, qui m'a peint l'avenir autrement, ailleurs que dans le brouillard des
larmes."
C'était il y a quinze ans, c'était hier, c'est encore.
Envie de partager quelques notes de bon blues, d'un texte illustré à bon escient, à moins que ce ne soit l'image qui soit le texte. Un peu comme une histoire d'amour, quand le sens est porté par
l'essence des êtres, par l'espérance de tout ce qui vit et grandit. Une sorte de peur de rien.
Peur de rien blues