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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 16:20



Rien que du mauvais ! vois-ça :


mademoiselle juliette



Ce ne serait pas ce qu'on appelle un racolage sur le réseau numérique parce nous sommes des femmes irrésistiblement et infiniment attirées par d'autres femmes ?  Ce qui vient alimenter la boîte à phantasmes de la planète hétérox. Une sorte de racolage inepte pour faire surgir une once d'érotisation phantasmatique passée de Bilitis, si souviens-toi (je te mets directement la fin comme ça on n'en parle plus) :




Bilitis



au cinéma lesbien d'aujourd'hui fait par des femmes pour des femmes spectateurs-tatrices érotisés mais/et/ou attentifs. Attention, je ne dis pas que les Bilitis et autres conneries n'ont pas servi aux petites filles de l'époque qui sentaient bien que quelque chose les différenciait de leurs copines, Bilitis a dû être une onde de chocssss mais sincèrement, de ce film qui a très mal vieilli au clip de cette gamine (Alisée)... Merde, on est en 2008 quoi !!

Clip désolant
Film désuet

Et maintenant, ne lis pas ça :


Toutefois, c'est un bon cadeau dans deux cas :

Si tu veux te fâcher avec un ou une chieuse, tu lui offres cette merdece regard profond limite supportable (éloigne les enfants de l'image) qui vient là, se perdre pauvre petit être esseulé, dans un bar lounge de Canton. L'homme en arrière plan a t-il une raison précise d'être là ? "Une si jolie robe", un titre accrocheur pour un polar nippon génération nouveau roman ? Y aurait-il une nouvelle écriture qui porte loin le souvenir que l'on peut avoir  d'un bon livre ?
Tu assumes en disant que tu ne l'as pas lu (normalement ça ne devrait même pas faire figure d'une virgule dans un dîner pizza-bières, caviar-vodka) et tu te débrouilles pour avoir le retour de ton lecteur. S'il ou elle te dit "super", quitte la relation sur la pointe des pieds, en rétorquant "t'es sûre, paraît que c'est un navet ?" . Si c'est l'inverse, tu tacles ton interlocutrice d'un méchant coup de perfide retourné "oui, il paraît".

Dans le 2ème cas, ce livre deviend indispensable. Tu as dans ton entourage une amoureuse transie qui ne veut pas capter que tu n'es pas interressée mais tu ne veux pas la blesser, ordonnance de docteur Zoé "Une si jolie robe". Tu lui expliques bien que tu es un peu comme ce livre : vide !
En principe ton amoureuse devrait se jeter dans ce bouquin (tu penses, un cadeau de toi) comme happée par la passion qu'elle vit et devrait ressortir de sa lecture... anéantie ! Et toi tu devrais être tranquille quelque temps. Merci qui ??

Mais mais... comme j'ai un minimum de respect pour toi, bloggeuse avide de sensations fortes, de recherches d'aventures littéraires qui soit un choc des mots au lieu du poids des photos (je sais ! inutile de faire une remarque), je vais quand même te donner une piste pour ne pas investir pour des raisons autres que celles ci-dessus, le résumé :
"Lorsque Yan et Ming se rencontrent, l’attirance est immédiate. Pourtant elles ont bien peu de choses en commun, si ce n’est qu’elles étudient dans la même université de Canton." et blabla et blabla. "... Leur rencontre sera brève, intense, et changera pour toujours la vie de Ming. Un roman qui raconte la découverte de l’homosexualité par deux jeunes Chinoises, une histoire d’amour interdit et de perte, débordante de passion, de vitalité et d'espoir". Je te jure que c'est du mot pour mot.
Au début j'ai pensé à un problème de traduction puis je suis allée voir le parcours de l'auteur parce que creux à ce point là au bout de 100 pages (sur 285 quand même !), je me dis qu'il y a un truc.
Fan WU est chinoise, elle étudie d'abord à Canton puis à Standford et vit aux USA depuis 1997. Mais là ou tout s'écroule, c'est quand je lis qu'elle a écrit en anglais pour, je mets les guillemets, "améliorer ses connaissances dans cette nouvelle langue". Et bien crois-moi cousine, la traduction  ne doit pas être si mauvaise que ça. C'est comme certains films qu'il vaut mieux voir traduits plutôt qu'en VO, parfois on y gagne. Et j'ai presque eu l'impression que j'y gagnais !

J'ai lu ces pages et ces pages, ou même ce qui aurait pu relever d'un certain intérêt (l'homosexualité féminine en Chine) ne relève d'aucun intérêt, c'est certain. Pour résumer d'une phrase, l'héroine souffre d'un titillement insolite pour sa copine de fac.,Tu me dis "Et alors ?" Alors rien ! Voilà, je t'ai tout dit. J'ai lu un bouquin auprès duquel "Thérèse et Isabelle" de Violette Leduc serait le hot book lesbien !  

Mais je vais te dire, j'aime bien lire des navets de temps en temps, ça permet d'évaluer le niveau de médiocrité culturelle à laquelle par ailleurs, je n'échappe pas. La preuve !
  Mais savoir que ce navet a été traduit dans 9 langues me laisse supposer que la bonne littérature lesbienne a de beaux jours devant elle.

 

Par Zoé - Publié dans : Le mois des morts brrrrrr
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