Partager l'article ! Jazz et phantasmes: Je dois prendre mon train la semaine prochaine, lundi. Il faudra absolument que je vous raconte ma rencontre avec la g ...
Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Je dois prendre mon train la semaine prochaine, lundi. Il faudra absolument que je vous raconte ma rencontre avec la guichetière. Lanac me soutenait que l'attirance pouvait très bien être de l'ordre des phéromones. Je viens de tester. Suite très vite.
En ouvrant ce blog, j'ai trouvé archivé dans les brouillons cet article que j'ajoute parce que, je crois, il situe dans quelle humeur se trouvait Lanac avant son infarctus. Elle avait également paramétré que les commentaires soient visibles tout de suite en ligne. Je n'interviendrais pas malgré le coup de sang que j'ai piqué en lisant un commentaire très moyen sur son article "dernier jour de blog ?". J'ai bien aimé la répartie.
Lettre de Lanac pour Zoé
Chère vous,
Pardon pour mon silence mais je viens de passer deux semaines assez éprouvantes. Une
blague au passage, glanée au fil du net : 2 blondes jouent aux dames. La 1ère demande : "Tu as les règles en tête ?" et l'autre de répondre "Pourquoi, je saigne du nez ??"... oui, je
sais mais bon ! Pas pu m'en empêcher. Je sais que vous saurez en sourire.
Deux semaines plus tard donc ! J'ai cafardé beaucoup plus que de raison il y a 8 jours, avalé une plaquette de tranquillisants (ce qui n'a eu comme résultat
probant de me constiper à mort pendant 2 jours, à éviter les calmants !!), fumé le whisky et bu les pétards. Bref, je me suis mise au vert pendant quelques heures. Mais je n'aime pas ces
phases de descente. Voyez vous Zoé, vous qui êtes encore jeune, il y a des étapes importantes dans une vie, étapes qui sont des batailles de longue haleine qu'il nous faut gagner sous peine d'y
laisser des plumes. Parfois je manque d'énergie. Il me semble que peu de choses ont de l'importance. J'ai beau relativisé, j'ai le moral à zéro. Vos mails heureusement me
rappellent que vous êtes là, vous et ma famille, mes amis, tout ce petit monde qui constitue mon entourage.
Je suis très fatiguée Zoé aussi ne m'en veuillez pas, si je
n'entretiens pas avec vous une correspondance de tous les instants. Je traverse des moments douloureux durant lesquels j'ai l'impression que tout fout le camp. Heureusement il me reste le
jazz et quelques phantasmes dérisoires sur une vie hypothétiquement plus facile. J'ai par exemple parfois phantasmé que la porte du restaurant s'ouvrirait un jour pour laisser pénétrer un regard,
un sourire, un désir... la vie Zoé, que la porte s'ouvrirait peut-être un jour pour laisser entrer la vie.
Je vieillis Zoé et en vieillissant je fais des choses pas très jolies jolies. Je me dois de vous raconter un acte dont j'ai sincèrement honte : j'ai osé lire une correspondance qui ne
m'était nullement destinée ! C'est une atteinte à la vie privée de Charlie et je m'en veux d'avoir fait cela mais faute avouée.... Et puis sous cette épaisse couche de honte se terre un profond
sentiment d'impuissance face à ce que réserve l'avenir. Que me reste t-il à espérer d'une vie à deux à laquelle j'ai moi-même voulu mettre un terme ? Là où Dame Charlie peut reprendre son envol
et voyager dans une autre histoire, une belle histoire d'après ce que j'ai pu lire, je suis là à exhiber ma douleur, incapable de me plaquer un masque d'indifférence, voire d'une complicité
affectueuse entre Charlie et moi. Au lieu de cela, je me referme comme une huître.
Voyez vous, je suis dans l'ultime dimension de l'improbable. Et dans improbable il y a probatoire et je crois que la période probatoire que constituent ces trois dernières années est peu
probante.
Il y a trois ans j'ai pris un train Zoé, un train pour nulle part.
A nulle part on peut se délecter d'un excellent repas au "train bleu", s'évader en prenant n'importe quel train pour n'importe où, on peut prendre ou ne pas prendre le train bref, il y a toujours
un choix et le seul que j'ai jamais fait fut de ne pas prendre un train retour. Croyais je ! Au lieu de cela, je me suis retrouvée malade à un train d'enfer. Et l'enfer existe.
Avoir de vos nouvelles me ferait plaisir. Etes vous en tournage ? Comment allez vous ? Me pardonnerez vous ces quelques jours sans nouvelles ? Je serai heureuse de vous lire.
Je vous salue Zoé. Non plutôt je
vous embrasse. Lanac
Après avoir lu ça, j'ai pris la décision de prendre le 1er train pour aller à sa rencontre, peut-être filmer ici ou là des entrevues qui me la fasse exister autrement que par email, autrement que virtuelle. Ce blog dans lequel je suis l'invitée sera le cheminement d'une rencontre. Nous sommes tous conviés à partager un voyage. Destination inconnue.