Partager l'article ! Zoé mon autre: Après avoir lu le dernier post de zoé, je ne peux m'empêcher de songer que rendre l'écriture si personnelle soit-elle, vi ...
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Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Après avoir lu le dernier post de zoé, je ne peux m'empêcher de songer que rendre l'écriture si personnelle soit-elle, visible, relève parfois de la gageure. Ne pas chercher l'audimat, humblement être là. Pour finir senior ? Non, même si la mécanique bien huilée des études comportementales se veut être une science ... humaine ?
Louise me dit à nouveau "Tu n'interviens plus sur Jeux de Dames ?". Je souris. Je
songe à ces dizaines d'articles laissés sur ce blog comme autant de bouteilles à la mer. Puis l'intervention du volcan Zoé. Ses coulées de tendresse, de folie promenée au fil de ses aventures, de
ses coups de gueules, de ses coups de coeur aussi. Ici sur ce blog et là-bas dans notre cohabitation, elle est mon autre. Elle est de cette trentaine bien entamée toujours jeune, pas "casée",
jeunesse déjà vieillissante jouissant pleinement du présent, désabusée quand elle n'est pas angoissée.
Zoé, femme d'images et de caractère, artiste animale au pays des bureaucraties kafkaïenne. Zoé est partie ! Partie dans sa tête, dans ses rêves, en faisant tout son possible pour y croire, se battre contre la
réalité, la transformer jusqu'à la métamorphoser. Et elle y arrive la bougresse. Pas plus tard qu'hier soir elle est arrivée avec Fred ivres de rires et de béatitudes enfumées. Elles se sont
affalées en convulsant. Je les regardais amusée quand Zoé a bondi sur son sac, l'a retourné d'un coup jusqu'à ce qu'un DVD daigne montrer un bout
d'étiquette.
Choix d'une séquence du DVD. Elle brandit un papier et déclame :
- Les filles, petit article blogué dès demain. Permettez, j'envoie l'image et le son
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The Rocky Horror Picture Show |
J'ai vu ce film au moins30 fois. J'ai bien sûr le coffret collector et j'éprouve encore un malin plaisir à revoir le
film avec la paire de collants résille, le gant mapa, le sachet de riz et la bouteille d'eau. Ce sont les éléments indispensables de la groupie invétérée que je suis. Mais laisse moi te raconter
ma première fois.
J'avais 16 ans, je venais de passer le bac français et j'étais bien décidée à aller rejoindre mon meilleur ami à Paris. Il était acoquiné avec un monsieur très bien, jouissant d'un
immense appartement boulevard St Germain, un pauvre quoi ! En 2 jours et une nuit j'avais claqué tout mon argent de poche. Qu'à cela ne tienne, le pauvre passe un coup de fil, me donne gentiment
un papier sur lequel est griffonnée une adresse. J'attendais presque une petite tape derrière les oreilles. Je suis sortie en frétillant pour le remercier, sans pipî de joie sur le tapis.
Le soir même je commençais mes premiers pas dans la restauration. Ca ne s'est pas mal passé. J'avais la cote avec les femmes, des sourires sympas, des pourboires. Là où ça se gâte c'est quand
vient le samedi soir en fin de service. Arrivent un vieux pédé, une caricature du vieux beau qui a fait son temps mais qui continue à la ramener comme à la grande époque, suivi de son
gigolo, jeune frappe avec tête à claques. Somme toute, j'aurai parfaitement pu m'en accommoder si... si ce vieux vicieux ne m'avait pas collé la main aux fesses quand je suis passée avec mes
assiettes. J'ai servi la table, suis revenue sur mes pas. Passablement ivre, il veut recommencer. Qu'est ce que tu aurais fait toi ? Je lui en ai retournée deux. Sa folle se retourne vers moi,
ouvre la bouche, j'interviens "Toi tu la fermes ou t'en prends une". La patronne est partie en cuisine, est revenue
- Zoé je suis désolée mais c'est mon mari
- Qu'est ce qu'il a le chef ? (j'étais encore un petit peu énervée)
- La personne que vous avez giflée est un ami à lui
- Il m'a...
- On ne peut pas vous garder !
Elle avait déjà préparé le salaire de la semaine, en liquide. Chez ces gens là, on ne déclare pas madame.
La soirée légèrement bousillée et déjà avancée, me vient l'idée d'aller en boîte. Mon copain est overbooké pour la nuit. Il fait doux. C'est la bonne heure. Go.
Ca ne faisait pas longtemps que j'avais posé mon petit cul sur le tabouret au bar qu'une belle panthère noire venait me faire la causette. Elle avait vraiment de l'allure, les traits fins, un
corps que j'ai senti super entretenu. Une trentaine d'années, sûre d'elle. Je lui plaisais. Nous n'avons pas tardé à échanger quelques effleurements labials. Je me souviens que
j'avais aimé le goûts de ses lèvres, la douceur de sa peau. Finalement la tournure que prenaient les évènements devenait plutôt amusante. Jusque là, j'en ai un bon souvenir. Appart standing,
grand et cossu, près des jardins de Boulogne. Tout ça très sympa. Le jour s'est levé sur quelques nuits consécutives, des moments comme tu les vis avant d'intégrer ce putain d'âge adulte. Et puis un après midi, elle reçoit un coup de fil. Elle vient, me demande de m'absenter pendant deux bonnes heures et
véridique, me tend le pascal du siècle dernier, 500 francs tout rond, comme ça. Dégage, éclate toi et reviens.
Là, amie blogueuse, je suis restée comme toi : légèrement questionnée sur la réalité du moment ! J'ai pris le métro direction Maubert Mutualité, quartiers dans lesquels j'avais envie de me
perdre. Et puis là, devant moi, bien en évidence à l'affiche des studios Galande, "The Rocky Horror Picture Show".
Je suis sortie sonnée. Je pleurais comme une conne, ça coulait mais j'étais vraiment émue. Et puis vois-tu, je suis allée chez elle, j'ai sonné. Elle a ouvert alors je lui ai tendu l'argent en
lui disant "Je suis allée au ciné. C'était bien. Toute la monnaie est là. Je te quitte. Salut".
Elle vendait ses charmes. Call-Girl, prostitution de luxe Je m'en doutais de par les appels qu'elle recevait et suite à une soirée très jet set que je n'oublierai jamais. Nous avons fini à
trois mais... Non, ça je te le garde pour une autre fois blogueuse trop gourmande.
Voilà comment j'ai découvert Rocky Horror. J'ai emmené des tas de gens le voir et de temps en temps j'y retourne, seule. Pour sourire, parce qu'avec le recul, je garde un bon souvenir des
folles nuits et journées passées avec cette féline aguicheuse. Grâce à ce film.
Zoé est ainsi. Elle est cette autre qui sait rire d'elle même, pour qui la vie ne serait qu'une pantalonnade si elle n'avait cette force de caractère mixée à ses fragilités maladroites et si
rafraîchissantes. Elle est un bonheur printanier.
Nous mixons nos articles. Cela faisait longtemps. Il y a du soleil dans l'appartement.
Ma Louise, pour toi
Tout en douceur et tout en couleur...
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J'aime vraiment votre blog... J'avais pris du retard, j'ai eu beaucoup de choses à lire :-)
Me voilà rentrée d'Asie, mais déjà repartie pour le Canada, jusqu'en septembre
Hello,
Voyage perso vers l'Asie. Je raconterai...
Voyage au croisement du professionnel et de l'étudiant à Montréal.
Tout est bon.
Je sens que l'appel du clavier se fait un peu plus fort ces derniers temps ;-). Je crois que je vais revenir... Peut être en déménageant, je ne sais pas encore, écrirelavie ailleurs ?
Tou es le plous beau des bateaux...
Tu es DEJA à Montréal ? Raconteeeee
RDV sur ton blog
Café ?Thé ? Une petite bière ? UN TGV peut-être ?