Partager l'article ! Il faut que je te parle: sTO¨PJe n'ai rien à dire pour ma défense. Je ne suis pas Vous, pas aussi franche, pas aussi claire. Je ...
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Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
sTO¨P
Je n'ai rien à dire pour ma défense. Je ne suis pas Vous, pas aussi franche, pas aussi claire. Je ne suis que moi simple et horriblement compliquée. Un peu dingue aussi !
Nous sommes en boîte de nuit. Musique techno commerciale que, paradoxalement au jazz ma chère Charlie, tu apprécies. "No milk today" de Royal Gigolo. C'est nul mais tu danses et j'aime quand tu danses. Pourtant Via est là qui te bouffe, canibale anthropophage, des yeux. Via qui suinte l'Amour par tous les pores de sa peau. Et elle en est belle Via, de cet amour, belle et fière. Moi je suis engoncée dans une banquette qui a au moins 25 ans de culs assis au même endroit. Je sirote mon Gin Fizz en te regardant animer ton corps. Je t'aime. Simplement. Sans plus rien attendre.
Rue enfumée. Une barrière de briques sur laquelle se hissent les étudiants. De l'autre côté les CRS. Tu ne fais que passer. C'est idiot de passer par là à ce moment là. Charge des flics. Je vois la matraque bientôt se fendre sur ton dos alors que tu cours. Je saisis le type par le revers et d'un violent coup de poing lui enfonce la visière au milieu des yeux. Je te prends la main. Nous cavalons. Porche d'immeuble. Respirations saccadées dans le hall. Tu haletes "merci". Je reprends mon souffle. Tu te redresses du mur. Tu approches. Tu es à moins d'un mètre. Tu vas parler mais je ne veux pas. La porte s'ouvre bruralement sur 2 matraques braquées par les bras de 2 flics. Alors je te saisis et te roule la pelle de ta vie. Tu suffoques de surprise. Je murmure "du calme". Mon androgynie nous sert.
La porte se referme. Tu fais un pas en arrière. Je sors derrière toi et te regarde t'éloigner dans la brume des fumigènes. Je te suis des yeux jusqu'à ce que tu disparaisses dans l'épais brouillard.
Je suis des yeux un nuage.
Je ne te reverrais jamais
Mais saches que depuis je m'aime. Ce jour là j'ai fait mon coming-out. Vous avez cru être embrassée par un garçon de quinze ans. J'ai embrassé une femme dans un hall d'immeuble, un jour de tempête médiatique. Un étudiant est mort tabassé par des cons. Moi je sui enfin née. Vous êtes partie troublée.
Je reviens sur la piste de danse. Un slow. Via a calé sa tête dans ton épaule.
Et toi ma Charlie, tu fermes les yeux.