Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Je suis au fond du trou darling blogueuse. Un peu vertigineuse l'aspiration, à l'image des syphons de lavabos américains : tu appuies
sur un bouton, ça broie puis ça aspire et c'est bruyant !!
Je regarde par la fenêtre un ciel gris, plombé, duquel fuit sans discontinuité une petite neige perfide et verglaçante. Combien de kilomètres de ralentissement sur le périph. ? Des voitures,
pare-choc contre pare-choc, dans une lente montée aux enfers de la combustion.
Type de journée où tu ne sais plus très bien où tu en es. Tu pourrais aborder des sujets d'actualités, ce n'est pas ce qui manque mais tu n'as pas envie d'exprimer ton avis, pas aujourd'hui. La
télé hier ? Tu ne l'as pas regardée, pas envie de bêtifier devant un écran d'images et de sons qui ne te parviennent pas. Donc tu n'as rien à en dire.
Inutile de poursuivre un inventaire qui n'a d'objet que de meubler.
Meubler
Mobilier
Un vrai départ c'est partir en emmenant avec soi le mobilier du coeur, les meubles de l'âme.
Rester, c'est regarder ses meubles partir et pourtant se sentir engoncée de l'intérieur.Les poumons sont trop petits et exhalent le souffle dans une grosse bouffée d'émotions
charnelles. Les épaules se soulèvent avant que les joues ne se gonflent une énième dernière fois pour un râle ravalé.
Partir, c'est laisser l'autre se démerder avec soî même. C'est lui laisser des pièces vides dont le moindre son provoque un écho d'un mur à l'autre. Normal puisque les dîtes pièces ne
sont pas meublées. Il y a bien la lumière du jour mais c'est un jour gris ; Il faudra refaire les murs, ils se sont lézardés suite au tremblement de terre ; Penser à vérifier les fondations,
elles sont secouées.
Après avoir fait le tour du propriétaire, je me suis assise au milieu de la pièce sans meuble et j'ai pleuré.