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Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
La tempête dont je vais t'entretenir blogueuse fidèle, traverse ma vie depuis quelques jours. Elle n'a pas fait 48 morts mais une
seule victime, ne s'appelle pas Xinthia mais Emma, n'a pas pris fin mais risque de balayer ton humble claviste (utilisatrice forcenée du clavier avant l'ère de la pensée virtuelle).
Une fois l'ambiance de ce jour posée, laisse moi te raconter brièvement ma soirée de samedi.
Fred et moi sommes
arrivées à peu près dans les temps indiqués, à une demi-heure prêt. Juste le temps nécessaire pour moi de me coller le déguisement de circonstance, le masque de carnaval. J'avais fait un effort
vestimentaire, juste de quoi exciter son visuel. Me faire désirer et être désirée.
La soirée battait son plein d'hétéros, son plein de gens bien qui l'entourent. Fred a lié connaissance avec une des locataires d'Emma. Rudy, sculptrice, a conquis Fred. Ça m'a presque
amusée. Il ne manquerait plus qu'entre ces deux là surgisse une relation qui amène Fred un peu plus souvent dans ces lieux. Il y avait du monde chez Emma. Le vent a soufflé, il était hors de
.question d'aller en extérieur. Alors chaleur, moiteur, j'ai commencé par enlever ma veste en cuir, ne restait plus qu'une chemise blanche avec une cravate en soie au noeud largement relâché. Un
type est venu, a commencé à me brancher. Avant de l'envoyer vertement bouler, j'ai happé Fred en lui demandant de partir. Je n'en pouvais plus ! Emma encore et toujours, diligente,
attentive, souriante mais pas un instant disponible, à moins bien sûr que ce ne soit voulu.
J'avais réenfilé ma veste, Fred en empathie phéromonale avec Rudy m'avait passé les clés de la voiture. Je m'éclipsais sans un mot quand en passant la porte
d'entrée, j'ai senti une main bien connue sur mon épaule. J'ai ressenti la même décharge électrique que la toute première fois. Sans me retourner je lui ai dit
- Je n'aurai pas dû venir. Appelle moi la semaine prochaine
- Viens
J'ai senti ses doigts enlacer les miens et sans un mot, elle m'a entraîné vers la roseraie. Je savais ce que cela signifiait : mon endroit préféré chez elle, ma pièce de calme aux fragrances de
l'amour
Tu me suis blogueuse aventureuse ?
Emma m'emmenait là où nous nous étions aimées dans un désir empli de fulgurances. Alors je suis allée mettre "la" musique de la roseraie, celle qui m'a portée haut en vertige sur l'équilibre du
plaisir.
Play et fais comme chez toi
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La roseraie est un endroit magnifique avec un salon de jardin pour se reposer, s'isoler des chaos de l'extérieur. J'aime
cet espace de nature en pleine ville, cette jardinière de tranquillité qui isole de l'extérieur. A peine y étions nous engouffrées qu'Emma me collait contre un mur et m'offrait le baiser le
plus puissant, le plus inspirant de toute l'histoire des baisers qui ressemblent étrangement au dernier.
C'est après qu'elle est allée remettre ce disque. Nous savions toutes les deux que roseraie + Pachelbel + les circonstances ne pouvait aboutir qu'à une équation résolue en faisant l'amour.
Plus nous nous connaissons, plus c'est fort mais là, à quelques encablures d'une rupture définitive, il y avait encore un îlot de résistance. Elle m'a littéralement arraché ma chemise en faisant
sauter les boutons les uns après les autres. Je découvrais une nouvelle Emma, pleine de fougue, de non-dits exprimés dans sa gestuelles. Il y eu un moment de fureur suivi d'une immense
tendresse, l'amour tout doux qui montait montait, parfaitement maîtrisé dans l'escalier de la jouissance. Une marche puis une autre, méthodiquement, jusqu'à ce que je prenne sa tête entre
mes mains, que je la regarde bien droit dans les yeux et que je lui dise "Maintenant". Alors elle m'a emmenée loin, très loin. Là où il n'y a ni famille, ni amis, ni collègues. Loin par delà les
malentendus. Loin dans l'éternité d'un ailleurs bientôt inaccessible. Elle a jouit en même temps que moi.
Puis je lui ai fait l'amour et nous avons orgasmé ensemble.
Les trompettes ont sonné. Vite remettre le disque. Ah bon, il est fini depuis longtemps ? Je n'ai pas fait attention. Mais il faut tout de même le remettre, pour que cela ne s'arrête pas,
jamais.
Au bout d'un certain temps durant lequel nous n'avons pas parlé, comme installées dans le confort du silence, elle s'est levée et a commencé à se rhabiller. N'ayant plus que ma veste en cuir sur
le dos et au vu de la tempête qui balayait sérieusement Paname, je lui demande qu'elle me prête un haut. Elle me dit
- Sans rien sous ta veste... Tu es trop tentante, je te garde
- Tu veux dire que tu restes à Paris ?
- Non je m'en vais Zoé. Je te garde pour cette nuit
- Mais cette nuit est celle de tes amis ma chérie ! Et je ne suis pas ton amie
Elle m'a dévisagée avec ce regard que je lui connais si bien, mixte harmonieux de désir intense et de défi. J'ai eu des frissons de désirs, des ressurgescences de plaisir. Je suis
allée jusqu'à elle alors qu'elle remettait le disque et je lui ai murmuré mon désarroi à l'aube de son oreille. Je la tenais contre moi, de dos et elle lâchait sa tête contre mon épaule en
suivant la musique.
- Si tu es mon amie. Tu es même ma meilleure amie
- Détrompe toi Emma. Je serai toujours là mais pas par amitié. Nous ferons chacune notre vie, je serai toujours là par affection, par amour. Je ne peux pas être ton amie, je t'aime.
Le disque a pris fin. Je lui ai signifié que je partais alors elle s'est approchée, à pris mon visage dans ses mains et bouleversée m'a demandé de revenir mardi. Sachant qu'elle déménage jeudi,
j'ai dit oui. J'ai caressé ses joues, ses cheveux, sa nuque. J'ai tout caressé, me suis baignée dans le fleuve du désir qui illumine son regard aux pupilles dilatées. J'ai fait tout ça et
j'ai dit "oui, à mardi".
Tu aurais fait quoi toi ?