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The worLd

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Lundi 11 juin 2007

Sonate pour Louise.jpg



Louise est un prénom composé d'Art, de Sensibilité à fleur de peau 
Je plonge dans le L à tire d'aîles, le bec en avant, les sens déployés au grè du vent avant coureur d'émotions'intenses 
Dans l'O je bois son profil suggéré ; Contre vents et marées je nage à contre courant pour remonter les torrents déchaînés de nos désirs fous à la rencontre de nos regards brûlants ; Je chavire quand nos bouches se partagent nos salives ennivrantes au goût de cerises fraîchement cueillies à l'ombre de nos sexes alanguis
Par le U de son entrecuisse j'aperçois la rivière goûleyante dans laquelle se jettent les affluents à peine maîtrisés de nos jouissances passionnées ; Les fièvres se propulsent en flots ininterrompus dans les rigoles de nos iris exténués ; Le ciel aux couleurs chatoyantes de nos orgasmes déclinés au son du diapason se mue en voyelles balbutiantes que soulignent les arabesques d'un alphabet hébété 
J'entends dans le I de nos cris comme la syllabe infinie de nos sources soyeuses projettées en avant par nos ventres stupéfaits
Sur le S en spirale ondulante se promènent nos mains expertes en valse à mille temps, slalomant de nos boutons de rose aux pétales délicats enfouis dans les cours d'eau cours du temps 
Par le E se dessine l'Extase surprenante des sensations extra sensorielles qui nous maintiènnent à flot dans l'océan de nos parcours, fluctuant entre ciels et mers, entre écritures et peintures, avec Art et Sérénité
Louise est un prénom composé de femmes amiesamantes, d'Amour et de Maturité,
 

d'Art et d'aiMe 

Une sonate écrite au soir tombant dans la sérénité frémissante d'une histoire commençante. 

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 10
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Mercredi 6 juin 2007

J'émerge. Lentement, sûrement, malgrè ma volonté, bien que je n'ai qu'une envie : m'enfouir sous les draps et me mettre la tête sous l'oreiller, et bien non, j'émerge ! Je suis malade à en crever, j'ai des vertiges dès que je mets un pied par terre alors Lanac me prend par la main et m'accompagne dans tous mes petits besoins quotidiens. J'ai beaucoup de mal à parler parce que ma tête est dans une sorte de torpeur nuageuse, pas désagréable. Mais dès que me revient très brutalement à l'esprit la raison de ce carnage, alors mon estomac se rétracte, les nausées se ruent sauvagement dans mon pauvre oesophage malmené, mes intestins crient "au secours où sont les toilettes ?", mes jambes flageolent, mes bras s'engourdissent, bref, je tétanise. Je ne suis pas dans un état proche du colorado, je suis dans un état de merde, une loque humaine. Mais ! mais quelque chose se dénoue. Quelque chose me happe vers le sentiment d'une libération, d'une respiration.  Je ne suis pas encore complètement K.O.. La passion m'a ravagée mais la passion, cette passion, est elle de l'ordre de l'amour ? Parce que l'amour, vous savez l'Amour avec un grand A, c'est bien mieux quand on est deux non ? Si ! 
Je crois que je viens de découvrir quelque chose : l'amour c'est à deux que celà se fait, que celà se vit ; à deux dans le même sentiment, énergies croisées de deux êtres qui s'unissent. Je veux croire ça moi. Je veux croire en moi, en toi que je connais peut-être ou que je ne connais pas encore. Je veux croire à la réciprocité. Je veux Te croire.
Je vais aller au parc regarder les cygnes. Je vais regarder le ciel. Je vais t'attendre.
 

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 10
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Lundi 4 juin 2007

Prenez x boîtes de je ne sais quoi, mélangez avec de l'eau du robinet puis touillez. Buvez jusqu'à plus soif. Alors vous obtiendrez maux de têtes et vomissements ; vertiges et chauds-froids. Ne guerroyez pas contre ces infectes conséquences mais prenez votre mal en patience. 
Je ne sais pas ce qui m'est arrivé ! Suis sonnée. Vais me coucher. Lanac je t'aime.

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 10
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Lundi 4 juin 2007

Zoé récupère lentement de sa descente médicamenteuse. Elle a dormi jusqu'à hier soir tard pour finalement émerger, abruptie, de ses heures de no man's land. Fred est restée samedi, puis nous a retrouvées dimanche pour nous accompagner dans cette longue attente de garde malade. Je dis "nous" car Louise est également arrivée hier. La rencontre de Fred avec Louise fut riche d'échanges, de discussions. Une  rencontres qui ne serait probablement faite que sur le bon vouloir de Zoé : l'artiste peintre et la restauratrice d'oeuvres anciennes.
Zoé n'a pas desserré les dents, pas un mot. Elle s'est levée, a pris une douche puis s'est recouchée pour s'endormir en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Nous avons souri ! Zoé est ainsi faite : entière. 
Zoé, si tu vas un peu mieux aujourd'hui lundi, si tu n'as pas envie de parler, utilise le blog. Mets toi sur le clavier et donnes nous de tes nouvelles. Je pars avec Louise pour finir un travail mais je reviens ce soir. Que tu sois bien ou mal, laisse ne serait ce qu'une phrase, pour rentrer en contact avec le monde vivant. Je t'embrasse petite soeur. A plus tard.

Pendant que Louise et Fred discouraient sur Michel Ange et Donatello, j'ai pris le portable et me suis laisser bercer par leurs voix, mes doigts courant sur les touches du clavier comme ils l'auraient fait sur un piano. J'écoutais la douceur mélodique de Louise et les mots me venaient, simples et faciles. J'ai perçu Louise comme un prénom composé. J'y reviendrai plus tard.

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 10
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Vendredi 1 juin 2007

Zoé a disparu au cours de ces dernières heures. Ayant accompagné Louise sur un chantier de décoration en province, n'ayant pas consulté le blog, je ne me suis donc pas inquiétée. Mais tout à l'heure, sur mon portable, un message de Fred. J'ai immédiatement pris un train et suis rentrée à Paris. Fred était très inquiète, Zoé avait disparue dans l'après-midi, laissant traîner des boîtes vides de tranquillisants. Fred a battu le rappel et j'ai retrouvé la bande de Zoé à leur QG, un bar du 15ème arrondissement. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Max et Marion, Fred et Virginie. Il y a aussi Nounours, Pablo, Eduardo, Rosita et deux ou trois autres. Il fallait réfléchir très vite pour la retrouver aussi avons nous croisé toutes nos pistes de réflexion pour tenter de savoir où elle pouvait se trouver. Puis nous nous sommes séparés en décidant que c'est moi qui relaierais textos et coups de fil. 
J'ai téléphoné à Emma : elle m'explique qu'elle a définitivement rompu, qu'elle ne pouvait pas laisser Zoé poser sa vie sur une histoire d'amour illusoire. Je lui demande si cette rupture a un lien avec la journée du 1er mai. Elle confirme, ayant pris conscience qu'elle pouvait être troublée par une autre femme. Je pense alors à Via et lui pose  clairement la question de savoir si elle l'a revue. Après un long silence, elle me raconte comment elle a répondu à une invitation de Charlie et Via pour un dîner à Lilles. Elles ont fini par passer le week-end ensemble. Je serre les dents. Charlie, Charlie... Tu as enfin vécu ton fantasme d'une nuit à trois ? Enfin passée à l'acte ? Charlie, tu n'as de cesse de m'étonner, toujours. Mais la question n'est pas là, la question est de savoir où est Zoé. J'ai de plus en plus peur pour elle. "Tu lui en as parlé ?". "Non. Je lui ai juste dit que j'avais rencontré quelqu'un. Elle a très mal encaissé et comme tu la connais, elle partie en claquant la porte, furieuse et malheureuse. Elle est trop jeune Lanac, trop jeune pour comprendre, trop jeune pour que je prenne le temps de lui expliquer qu'elle ne doit rien attendre de notre histoire. Et je ne veux pas jouer à croire que moi aussi j'ai trente ans et qu'on verra bien... Ma fille est très mal à l'aise en sa présence et je n'ai pas le droit de lui imposer ça. Mes enfants sont ce que j'ai de plus chers. Il fallait que je recentre ma vie avec eux. Et le week-end avec Via et Charlie laisse présager d'autres week-ends au cours desquels nous pourrions avoir nos enfants à toutes les trois. Je suis désolée Lanac mais continuer avec Zoé est au dessus de mes forces. Je l'aime beaucoup mais... beaucoup n'est pas suffisant pour la laisser rêver. De plus, elle est trop entière. Tu comprends ?" Oui je comprends et je sais qu'elle a raison. Avant de raccrocher je lui demande "Tu viens le 9 juin ?". "Les filles me l'ont proposé. J'ai accepté. Et toi ?". J'ai acquiescé. Nous avons raccroché.

Je suis sortie et j'ai fait le tour de tous les endroits du quartier que nous avons l'habitude de fréquenter sans omettre le Père Lachaise. Personne. Dans quel état allais je la retrouver ? Pauvre petite fille que j'aime tant. Zoé a pris une place primordiale dans ma vie. Elle me fait rire, me fait pleurer, me met en colère ou me réconcilie avec un monde trop chaotique pour que je m'y sente vraiment à l'aise. Louise s'est également prise d'affection pour elle, acceptant l'ouragan que chaque coup de fil qu'elle nous passait de Cannes nous laissait ensuite comme impression. 
C'est à 18H30 que mon portable sonne. Fred me dit "Viens à Montmarte. Elle est dans la basilique du Sacré Coeur, complètement défoncée. Je préviens les autres. On se retrouve là-bas. T'inquiète pas, je crois que ça va aller".
Lorsque je suis arrivée se jouait un concert gratuit, un requiem de Mozart. J'ai aperçu la tignasse hirsute de Fred et me suis approchée. Zoé avait posé sa tête sur son épaule et semblait dormir. Fred m'a fait un petit signe réconfortant de la main. J'ai alors pris place un rang derrière et me suis plongée dans la musique sacrée. Les amis de Zoé sont arrivés les uns après les autres et ont également prit place. Je crois que d'un commun accord, nous  n'avions qu'une envie : respecter son sommeil. 

A l'instant elle dort dans sa chambre, bien au chaud sous sa couette. Le réveil va être douloureux mais Fred est là pour m'accompagner dans ce rôle de garde malade. Louise arrive demain. Dors petite-grande fille, dors. Nous t'aimons.

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 10
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Cadeau de noël

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