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The worLd

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Lundi 13 août 2007

Vous je ne sais pas, mais moi c'est vacances !! Parties quelques jours avec l'amie Fred, nous sillonnons les routes de France sans but précis, à la recherche des petits festivals villageois qui nous amusent beaucoup. Emilie doit nous retrouver après le 15 août. Suite à la petite bataille rangée qui a eu lieu chez elle, elle a viré la Marie-Sophie Pet avec pertes et fracas, ne lui laissant absolument aucune possibilité de se rappeler à son bon souvenir. Cette garce de Pet a fait un scandale digne de la grande scène du 4, psychodrame en pleine rue, doigt bloqué sur la sonnette, coup dans les vitres, hurlements... la totale. Mais ça, j'y reviendrai, ça doit faire l'objet d'un post entier.
Lanac et Louise sont sur leurs chantiers de peinture et partirons elles quelques jours en septembre. Charlie et Via sont en Espagne où à priori calor et détente plage sont les programmes préférés de ces dames. Emma, toujours guichetière, travaille, travaille, travaille ! Bonjour Emma :)
Voilà des news vite fait. Pas de cybercafés dans les hameaux alors je demande chez l'habitant, c'est beaucoup plus rigolo. Bises et à très vite. Zoé

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 11
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Dimanche 5 août 2007

Or donc la PET !!! Que j'en finisse une bonne fois pour toute avec ce week-end chez Emilie. Pour abréger, et comme aujourd'hui est une belle journée, et quand j'y repense...

On s'est  fritées ! Elle m'a cherché, elle m'a trouvé...
Je déteste la violence aussi pour bien me maîtriser et apprendre à rester calme, j'ai fait du JuJutsu. Donc lorsque l'orage a explosé, je n'ai envoyé qu'un coup : ma jambe s'est détendue et j'ai entendu craquer son genoux !! Marie-Sophie Pet aie je pensé, te voilà à court d'arguments pour un petit moment. Je me suis agenouillée pour chercher mes lunettes qu'elle a envoyé valser quand elle m'a tiré une gifle bien sentie. La Marie-Sophie claudique sur un pied et j'entends crrrrrrrrraq ! Elle vient de me bousiller mes verres !!  La rage que je ressens est indescriptible. Un furieux torrent d'insultes ne dépassera jamais mes lèvres : Emilie vient de crier "Ca suffit bande de tarées ! Marie-sophie tu prends tes affaires et tu te casses. Zoé j'ai deux mots à te dire..." Elle n'a pas le temps de finir sa phrase que la Marie-Sophie se retourne en hurlant et cherche à me tirer une 2ème baffe. A 10 cm de mon visage, je l'aperçois dans le brouillard de ma myopie légendaire et je lui murmure "Casse toi ou je t'emplâtre". Elle se rapproche alors encore plus dangeureusement. Le kaï bien connu de tout cri libérateur avant de porter le coup fatal ! Je l'ai chopé par le revers de sa veste afin de l'envoyer voler à quelques mètres ! Mon corps s'est détendu telle une gazelle qui prend son élan et dans le plus parfait saut aérien qu'il m'ait été donné de réaliser, je fais le plus beau katas de ma courte vie de sportive guerrière : la gankaku (traduisez "grue sur un rocher") avant d'atterrir sur la pauvre fille hurlante et lui transformer ses glapissements hystériques en borborygmes gémissants. Bin oui, quand je ne vois rien, je me dirige à la voix. Voix glapissante d'une pétasse déchaînée : atterrissage en plein milieu de la cible ! 
Le silence se fait. Pas un bruit ne trouble la fraîcheur nocturne. Il s'en faut de peu pour que l'on puisse imaginer qu'il s'agit d'un tableau : des femmes, immobiles, fixées dans l'instant, captées par le regard lumineux d'une peintre. Colorisées dans le noir et blanc d'un film des années 40, où Greta Garbo, dans toute  sa froide splendeur, aurait enfin cloué le bec à Bette Davis. Assise sur le dos de l'autre furie, je sens monter en moi une émotion toute particulère : le silence se fait grondement de tonnerre, sur le fleuve amazone apparaissent pompette et tripette qui n'attendent qu'une chose, que la frêle barquasse sur laquelle je m'évertue à rester à genoux, ne soit précipitée dans la colère légendaire des terribles remous de la connerie affligeante de la situation. Mais les deux pyranas n'ont qu'à bien se tenir, je saurais me défendre. Et c'est moi qui mordrais en 1er !!! question de stratégie...

J'entends Emilie à mon oreille "merci" chuchote elle, "ça faisait un moment que j'en rêvais". "Tu vois mes lunettes ?" Elle me les tends. Je distingue des formes sous des traits de lumières minuscules, reflet des projecteurs. Je me suis levée, laissant la Marie-Sophie Pet (prononcez pe-t) sonnée, et guidée par Emilie, j'ai regagné la soirée. 

Je vous explique le pourquoi du comment de cette petite alltércation dans mon prochain post. Là, j'ai 2 piranas à visionner. Halala, comme quoi, gagner sa vie n'a pas de prix ! (n'importe quoi !)  

 

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 11
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Mardi 31 juillet 2007

Je viens de finir le montage du documentaire sur l'amazonie. Nous avons subtilement rendu hommage à tripette et pompette en mettant à l'écran l'une de leurs danses effrénées après avoir trop mangé (3 jours de viande hachée flambée au pastis, bonjour les piranas....). Me revoici donc disponible pendant quelques temps.

Or donc ce fameux week-end chez Emilie. Mmmgneuf !! 
Il commence à être tard, la nuit tombe sur le moulin. La fraîcheur nocturne me sert d'inhalateur d'oxygène contre la connerie de certaines. Entre celles qui parlent trop fort pour être bien sûres qu'on les entende et celles qui balancent un regard torve sur tout ce qui bouge, je déambule de ci de là sans pouvoir me fixer quelque part. Je suis bien trop accaparée à observer de loin ce que fait Emma. Je la regarde Emma, ma belle guichetière, sourire de ses plus belles dents à Charlie et Via avec qui elle prend un verre (elle a une dentition qui illumine son visage, son visage qui me bouleverse). Je vois bien que quelque chose est en train de naître, qu'une composition à 3 s'écrit au présent. Leurs points commun, leurs centres d'intérêts, leurs points de repère défilent sous mes yeux au rythme de la musique soul qui donne le tempo de la soirée. Je suis mortifiée de me rendre compte que je n'ai plus aucun recours amoureux auprès d'Emma. Je la regarde et j'ai envie d'être contre elle, enlacées sur une terrasse au dernier étage d'un immeuble grande hauteur dominant Paris dont nous percevrions la vie nocturne sous les lumières de la capitale.Ouf ! Ou alors nous pourrions être dans sa roseraie, à regarder les fleurs dormir d'un juste sommeil, ou alors... Je me sens dans le coktail explosif de la rage et de l'envie de pleurer. Secouez !! Le ventre en crispation et l'envie de me joindre à elles en bandoullière, je sors de la maison parce que prendre l'air m'est indispensable pour stopper le délire. 
Arrive alors Emilie accompagnée d'une fille pas trop mal, pas vraiment anodine et pas vraiment à s'arrêter pour lui proposer un brin de conversation. Emilie me présente "Marie-Sophie, mon amie". Well, nos joues se rapprochent pour un 1er contact : elle a une peau assez douce tendue sur des pommettes un peu hautes, un nez banal, des yeux sans plus mais gare, tout est dans le regard !!!  Je sens la hyène qui respire le vent pour savoir si une bête n'est pas en train de crever dans un coin, une pauvre âme déséspérée qui ferait un bon dîner de fausse compassion en entrée, cynisme en plat, dédain en dessert. Je la sens redoutable et la regarde : "Marie-Sophie Pet ça c'est du nom ! Vous me signeriez un autographe ?" Et quand plus tard j'apprendrai que pour l'état civil, c'est Sophie-Marie (excusez du peu),  alors oui je me dis qu'il y a comme un vers dans le fruit !! Oh Emilie que je pense, p'tain mais qu'est ce qui t'es arrivée ? qu'est ce que tu fais avec cette donzelle ? Je cherche Fred du regard pour me sortir des griffes de la redoutable mais Fred est dans son monde et tangue lascivement du bassin au rythme de la musique en fond sonore. La redoutable se propose d'aller nous chercher un verre, je dis "ne bougez pas, je m'en occupe" et de facto, aro sur le bar !! Alors que que je prends le temps de siroter un whisky, Fred s'approche et me suggère une coupe de champagne avec son fatidique "tu viens, on bulle ici". Et là, la soirée a commencé !

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 11
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Lundi 30 juillet 2007

Je reviens d'un chantier de décoration avec Louise dans le Morbilhan. Nous sommes épuisées et les courbatures font bonne figure dans le catalogue des contre-coups. Alors de massages en messages tactiles, nous nous soignons par touches de sensualité, de désirs exprimés mais toutefois trop fatiguées pour les assouvir. 
Comme l'a indiqué Zoé, Louise a perdu son père il y a deux semaines. A sa demande, j'ai été présente lors de la cérémonie qui eu lieu en toute simplicité, dans la petite église d'un ravissant village en touraine. 
C'était par une belle journée, un soleil radieux laissait supposer que ce mois de juillet pouvait prendre des allures de grand seigneur estival. Les arbres de la place en face de l'église distribuaient une ombre bienfaisante pour les quelques dizaines de personnes présentes. Lorsque je suis arrivée, le corbillard était déjà là. Louise m'a fait un signe de main et je me suis rapprochée d'elle. J'admire dans un silence respectueux les quatres hommes qui font glisser le cercueil sur leurs épaules. Nous leur emboîtons le pas. Je m'installe près de Louise et de sa soeur au premier rang et ne lui lâche pas la main tout au long de la cérémonie. Au fil des omélies, je sens la pression de ses doigts ou au contraire, de légères carresses comme nous aimons les partager. Je vis ces moments au rythme de ses émotions, inscrite dans son chagrin ponctués de quelques instants d'apaisement.
Au cimetière, je me tiens à l'écart, discrète. Son père repose dorénavant auprès de son épouse. Cette mère en lutte avec une longue et pénible maladie, joua un rôle prépondérant dans la vie de ses enfants. Dans celle de
 Louise ! 
J'irai un jour les saluer, me présenter et les assurer de mes sentiments pour leur artiste de fille. (Celà peut paraître parfaitement idiot mais je crois que Louise aurait souhaité que nous fassions connaissance).  Je choisirai une belle journée rassenérante. Le calme du lieu contribuera au désir discret de mon inscription dans sa vie. 
Ma belle amie m'a fait partager en quelques incursions drôlatiques ou plus sérieuses des strates de son enfance malmenée par la longue maladie de sa mère, m'a conté son adolescence avant de devenir la femme qu'elle est aujourd'hui. Je ne l'en aime que davantage.

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Louise chère amieamante, cette image est pour toi, en toute modestie, certaine que tu sauras t'y promener à loisirs quand l'envie t'en prendra. Je suis près de toi, là ou la vie continue, dans le flux ininterrompu de nos réciprocités.
  


 
par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 11
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Vendredi 20 juillet 2007

Je reviens de Marseille où j'ai travaillé pendant 10 jours pour un producteur de documentaires. Je me suis attachée à filmer deux poissons qui évoluaient dans leur aquarium de 600 litres au milieu d'une pléïade de végétations cencées représenter le fleuve Amazone. J'ai donc parcouru le brésil en compagnie de 2 piranas, tripette et pompette, qui ont eu droit à leur rasade de pastis dilué dans leur eau un jour d'apérot trop au soleil. Alors qu'ils s'entretuaient, j'ai pris la décision de les partager en leur offrant l'apérot : l'Erreur !! 51° de goût anisé et l'un se mettait à faire la planche alors que l'autre semblait dégurgiter son déjeuner : pompette et tripette devenaient tout à coup des acteurs beaucoup plus attachants. 3 jours plus tard et Manaus en vue, ils rendaient l'âme, "bleu à l'envers" comme on dit par là bas. Je ne sais pas si les piranas ont aussi soif qu'ils ont faim, mais c'est du lourd ! du très lourd !!

Donc contente d'être rentrée dans mon chez moi ! Lanac et Louise repartent en bretagne pour quelques jours. Louise a perdu son père la semine dernière, Lanac a répondu présente ! Nous dînons en tête à tête ce soir. 
Mais revenons à ce week-end belge. 
Entrée d'un nouveau personnage : Marie-Sophie Pet ! Comme  Emilie me l'a présentée, je vous la livre en bonne et dûe forme, Marie-sophie Pet. Prononcez "pé". 
Je ne l'aie pas sentie ! Celà a été instantané, les antennes à 360° et le radar qui a bipé un bon moment. Je l'aurai totalement ignorée si elle n'était autre que la petite amie d'Emilie !!! Elastique un peu court entre Emilie et moi pour que j'ignorasse la pétasse.

par Lanac Diame publié dans : "Chapitre" 11
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Cadeau de noël

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