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The worLd

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Lundi 12 mai 2008

Ainsi Lanac roucoule t-elle des moments précieux avec son artiste de peintre, beaux couple de serinettes qui chantent au fin fond de leur nature amoureuse.
Emma elle, dont j'ai très indirectement eu des nouvelles hier par son voisin rencontré par hasard (alors là tu vois, tout le monde s'en fout ndlr) m'a gentiment raconté qu'elle est avec Charlie et Via quelque part on the riviera beach à minauder je t'aime, je t'aime,  je vous aime, tu nous aimes ? nous t'aimons aussi, qu'est ce qu'on s'aime !!
Fred est partie pour le week-end voir son popa et sa moman qui ne l'ont jamais vue grandir et qui la chouchoute, parents gentiment aimant
Emilie jolie fait un break eau et nature brugeois et m'a dit qu'elle voulait un peu de calme avec sa nouvelle amie donc qu'on ne se verrait pas ce week mais qu'elle m'aime quand même (t'as qu'à pas casser la gueule à toutes ses copines NDLR)  
La plupart des potes sont partis s'éclater loin de paname histoire d'engranger quelques forces avant de reprendre le rythme boulot ou le rythme chômage (qui devient carrément crevant avec les nouvelles lois de zébulon)

Et maintenant, que vais-je faire, et maintenant que sera ma vie
tu m'as laissé la terre entière, depuis que tu es partie (p'tain arrête toi, tu masscres le texte NDLR)

Je passe ma journée avec Karen V'ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Mais qu'on ne s'y trompe pas, Karen et moi, c'est pour le plaisir, simplement, sans patin (menteuse !), sans coufin, just only the pleasure darling !
Parce que je ne retomberais pas dans le panneau cruel et inhumain du I'm in love with you baby alors que baby précisemment, n'est pas vraiment sur la même longueur d'ondes, voudrait bien mais ne peut point, que baby, quand il faut te l'arracher du coeur, c'est carrément l'organe qui part en lambeaux (mhmm, ça j'aime bien NDLR - ta gueule, ch'uis sérieuse là) ; ce sont tes tripes qui se sont barrées en dehors du corps et qu'il faut que tu ramasses à pleine main tous les matins pour les re-rentrer violemment dans les orifices qui vont bien ; ce sont tes yeux tellement bouffis de sanglots et de nuits blanches qu'on dirait le regard d'une myope astygmate presbyte après tchernobyle (t'es sûre là ? m'semble bien qu'ils voyaient rien après, trop de fumée- précisément la rédac, hé, c'est pas fini de me faire chier oui ?)
En gros, t'es morte e! même en vie t'es morte !! et non tiens, même la mort elle te fout la paix alors que la souffrance de LA rupture, elle te bouffe toute crue , de l'intérieur, anthropophage la rupture, dégueu, crade !

Alors tu l'as compris, aujourd'hui c'est fête, c'est sans conséquence, c'est la petite flamme qui moi aussi va me tomber au sommet du crâne (oui je te rappele que c'est pentecôte NDLR, tu la ramènes moins hein ?). Histoire d'être bien dans la tradition, Karen m'a promis un plat de veau dont je lui dirais des nouvelles et moi je nous promets quelques moments câlins qui, en toute humilité, devraient bien faire passer la journée
(prétentieuse va !)

Bonne fête aux juifs, bonne fête aux chrétiens, bonne fête au monde entier et même mes pieds (t'as fumé toi ? allez avoue, t'as fumé ? NDLR)



 

Maria Callas - Havanaise

par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Dimanche 11 mai 2008

Que des vacheries ! La mère de Houellebecq a un tonus d'enfer. On la croyait morte, que nenni ! la voilà bien campée sur ses deux jambes, à régler ses comptes avec sa progénture. Bon le sieur j'aime pas, mais pas du tout, ni l'homme ni l'écrivain. Essaie donc "Les particules élémentaires" où, au passage, il massacre sa mère, et tente un bon dîner après ça... indigeste ! il arrive à rendre indigeste une assiette de chez Loiseau, Salaud !!
Mais la vengeance est là, terrible : langage acerbe "menteur, imposteur, parasite" et elle justifie. Vlan, prends ça la tronche ! Il mérite "une paire de tarte" toutes les 5 secondes. Le journaliste, un tantinet filou avec une question vacharde "Vous préféreriez avoir fait un enfant heureux ou un grand écrivain ?" "Mais c'est pas un écrivain !... Houellebecq égal dégénéréscence de notre époque", re-vlan ! La souffrance psychique du fiston ? "Pauvre petite bête, ça va passer " dixit ! Là c'est carrément un obus, que dis-je, un missile super destructeur.
"Mais je l'aime mon fils, ça me ferait de la peine s'il attrapait la vérole, le SIDA, un cancer !" Sympa joli mixte de douceurs, surtout la vérole, très tendance !
Son nom : Lucie Ceccaldi, son bouquin : L'innocente. Perso je le lirai pas, pas envie de me taper le dit auteur en version mama vacharde mais qui a quand même quelques regrets, si si !!
 

Allez, la semaine dernière, 7 à 8 nous avait passé le pire de l'horreur avec cette pauvre femme victime des pires viol-ences. Ce soir c'était le film comique de TF1. Qu'est ce qu'ils peuvent bien nous concocter pour la semaine prochaine ?


par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 3
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Dimanche 11 mai 2008

Je suis au moulin de Louise, il fait très beau. Petit déjeuner en terrasse, soleil resplendissant, pas trop chaud, juste ce qu'il faut. Les oiseaux chantent dans une symphonie pastorale, diverses partitions qui se fondent totalement dans l'ère du temps. A vingt mètres la rivière nous fait signe que tout va bien, le débit entraîne joyeusement les poissons dans une cavalcade sympathique sans pêcheurs, sans entraves. Dans le pré voisin, deux chevaux broutent tranquillement. Il y a moins d'un quart d'heure, ils ont piqué un sprint pour mieux se défouler les sabots. Ils ne se quittent pas, jamais. Le plus grand semble le plus joueur,  provoque son frère à coups de museau dans l'encolure. Cet endroit me ravit, me remplit de douceur. Louise est déjà dans son atelier sur un trompe l'oeil qui ira vivre chez un particulier, donner de l'ampleur à un mur, un plafond, une surface qui prendra une autre dimension. 

Je pense à ma filleule Emilie, qui a eu un choc en découvrant cet endroit. Elle cherchait une maison sur Bruges mais n'était pas fixée sur quelque chose de particulier. Elle a passé un week-end avec nous puis s'est décidée pour  le même type d'habitat. Son moulin est très sympa, chaleureux. Emilie me plaît beaucoup dans sa conviction de femme d'affaires trentenaire, pleine d'énergie et de convictions. Elle est tout à fait décidée à avoir un enfant mais je crains qu'elle ne fasse cet enfant comme elle conduit son entreprise, dans une réalisation à un train d'enfer, entre deux rendez-vous. J'ai moi-même été à Bruxelles pour donner naissance à ce qui m'était le plus cher, le plus indispensable, ce pourquoi j'aurais tout donné. Malheureusement les échecs des inséminations ont été toujours plus cruels. A chaque fois je me relevais en me disant que la prochaine serait la bonne, qu'il me fallait m'accrocher. Je repartais de l'hôpital  dans un espoir fou, serrant bien les cuisses de peur qu'une goutte du précieux liquide ne vienne à s'échapper, retenir, se persuader que le gagnant avait rencontré mon oeuf tout chaud , tout beau, tout prêt à se laisser envahir par des paires de chromosomes bien fichus. J'avais à côté de moi un petit bonhomme qui me persuadait que tout était possible, qu'il ne fallait pas renoncer, mon ami mon copain
Sébastien.
Je me souviens d'un dimanche soir. Je devais recevoir le traitement pour le lundi matin mais en France tout est fermé le dimanche. J'arrivais à l'hôpital le dimanche vers 22 heures. On m'avait bien expliqué qu'il fallait que j'entre par une porte spécifique puis que je suive des couloirs jusqu'au service souhaité. Je me suis perdue. J'ai erré un bon moment. C'est si étrange un pavillon pédiatrie qui, a un étage, propose son service de fécondation assistée. Je m'engageais  dans des couloirs sans fin, tournant, retournant sur mes pas. J'ai compris que je touchais au but en m'arrêtant à une chambre dont la  porte était restée ouverte. Elle était dans son lit, le visage reposé, lui assis sur une chaise se tenait penché vers elle, lui serrait la main. Tout deux parlaient à voix basse de la fécondation in vitro qu'elle venait d'avoir. Je les ai trouvés très beaux, déjà dans leur futur à trois. J'ai eu le coeur qui s'est un peu emballé, j'avais moi aussi un rendez-vous avec mon avenir. Ce fut ma dernière tentative. 
Quand le médecin a souhaité s'entretenir avec moi, j'ai
anticipé l'immense solitude d'un ventre plat, d'un petit bout qui ne verrait pas le jour, d'espoirs démolis par une nature qui n'a pas voulu que la procréation se fasse. Je n'aurai pas d'enfant avec Charlie, mon dossier déposé à la DASS pour une adoption avait été refusé quelques années auparavant au motif que nous vivions ensemble, deux femmes pensez vous...  Et même si Charlie était déjà mère, avait donné toutes les preuves de bon développement de ses deux fils, sans problème quant à la relation que nous avions tous les quatre, deux femmes... ! No comment !

Et  la vie continue, là où elle semble s'être définitivement arrêtée, dans une descendance foutue, elle s'échine à ne pas laisser le choix, vivre quand même, vivre malgré tout. La roue ne tourne pas, il y a des évidences contre lesquelles il est absolument inutile de se battre. Après le désespoir, après la longue traversée du désert apparaît un coin d'oasis, un endroit frais qui accueille en toute simplicité les naufragés d'un amour interdit par dame nature. Il faut du temps pour se récupérer, se recentrer sur soi, accepter que les choses ne seront pas comme on les projette. Il faut du temps pour apprendre à aimer ce qui est, faire le deuil (expression tellement galvaudée) de ce qui ne sera pas. Du temps encore pour vivre sereinement, autrement, construire autre chose.
J'ai gravé en mémoire les photos d'enfants qui donnent de la vie, de l'espoir à toutes celles qui vont dans ce service, je revois encore et toujours les nez rouges de l'entrée dans le bâtiment. Mais j'ai aussi à portée de main, sous les yeux et dans le coeur, dans ma vie, les enfants dont les fils de Charlie m'ont fait la marraine. Ils m'offrent aujourd'hui une réconciliation extraordinaire avec le rire, avec le sentiment que rien, jamais, ne sera comme avant.

Le soleil est plus haut, joyeux compère d'une journée qui s'annonce bien. Louise peint toujours, je vais lui proposer un café. 

par Lanac Diame publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Samedi 10 mai 2008

Oh soleil mio ! Le printemps, la ritournelle, les tuileries qui tuilent, le luxembourg qui... je te vois venir là, qui luxe, notre dame qui dame, st michel qui mich, la cité qui cite, la banlieue qui lieue, le soleil qui sol, les filles qui filles, les filles et les filles, les filles et les garçons, les garçons et les garçons, la ballade qui te ballade, seule ou à deux, à deux ou en groupe, à pied, à vélo, à cheval, il y a quoique tu en penses, un lien, des liens, de multiples liens qui te tissent dans cet étrange univers qu'est la blogosphère. Tu lis, tu écris, tu rumines, tu te marres ou tu pleures, tu te reconnais ou tu découvres, tu reviens ou tu vas voir ailleurs, tu cliques, le temps passe, on t'appelle mais tu es bien, tu n'entends pas, tu n'as envie d'entendre, tu ne veux pas être dérangée, tu t'enfermes ou tu t'ouvres, tu gardes le secret pour toi ou tu partages, il fait jour, il fait nuit, tu es chez toi ou tu es ailleurs, 
tu es en lien
tu es bien 
tu en veux encore
tu cliques sur des liens vivants
tu cliques sur des liens morts
tu te dis c'est le printemps 

tu te dis il faut faire le grand ménage de printemps
tu supprimes des liens qui te plaisaient
tu as des regrets 
tu te dis ça fait longtemps
tu regardes l'éternelle page, le sempiternel article, celui qui ne bougera plus, qui ne vivra plus
tu dis il faut que ça bouge
tu mets de nouveaus liens vers de nouveaux blogs 
tu fais le ménage
tu vas vers la vie
vers de nouveaux écrits
vers de nouvelles rencontres
de nouvelles émotions
tu dis au revoir à
carnet désirant à Catharsis à Radical dreamer à Tatigay à toutes merci
tu souhaites la bienvenue à toutes celles et ceux que tu mets en lien, qui participeront aux ballades blogosphériques, balades virtuelles, ballades sensuelles, promenades sensu-elles
Et tu souries oh soleil mio, à celles qui t'enchantent chaque jour, chacune dans leur style, avec leurs mélodies si spécifiques, si éthique, si sympathique.
Oh soleil mio
Le printemps, la ritournelle, les tuileries qui tuilent, le luxembourg qui luxe, notre dame qui dame, les filles qui filles, les filles et les filles...

Un extrait de filles, de film, de film de filles, de femmes, un film de femmes ! Evites si tu es au bureau, dans ta voiture, aux urgences, quand ta gamine vient te demander comment on fait les bébés mais si tu as le temps, si tu aimes le bon cinéma, alors cliques sur le lien "play"



 


Desert Hearts
par Zoé publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Jeudi 8 mai 2008

Festival de Cannes, édition 1992 ! Le grand jeu, mais si souvenez vous, Van Damme contre Lundgren. Petite altercation à peine arrangée avant de monter les marches, du grand n'importe quoi. 
Par  contre cette année là, c'est mon 1er festival, my first festival ladies and gentlemen, et comment c'est y que je m'y suis retrouvée, mhmmmm ? Très simplement, en pariant avec mon copain Gilbert qu'on y seraient ! Et pour y être, nous y sommes !
 
Il faut que te je précise qu'à l'époque, Gilbert et moi sommes jeunes, beaux, inconnus mais talentueux comédiens, bref, nous sommes à point pour nous faire croquer... 
Tout commence dans l'angoisse : c'est le jour de l'ouverture, nous sommes en plein après-midi, lui là-haut, toto le soleil, cogne comme un bourin sur nos pauvres têtes dénudées (ach ces parisiens !!), la foule s'entasse autour du palais, ça deviend énervant puis carrémment crispant pour finir par être tellement insupportable qu'il ne nous reste qu'un échappatoire, le palais. Comment sommes nous entrés dans le saint des saints ? Mystère. Alzheimer, je ne m'en souviens pas mais nous y sommes et là bonne mère qu'il fait bon. La clim tourne juste ce qu'il faut, beaucoup de monde mais soyons juste, rien à voir avec les gueux du dehors, les ceux ce qui ne sont pas dedans ! Et oui, à Cannes c'est comme ça, ou tu es dehors, ou tu es dedans et je te promets que ça fait une sacrée différence. 
Donc nous arpentons les étages et 1ère belle rencontre, une fille toute mimi me hèle devant le stand Canon et me propose de me tirer le portrait. Bin voyons, y a pas à hésiter, allons y pour la photo du 45ème festival. Je prends la pose et elle me dit "Vous êtes allée au carnaval de Venise ?" Je la regarde follement intriguée "Nous étions dans le même wagon lit !" Mais oui, mais c'est bien sûr ! Nous étions 4 nanas réparties en deux couples lesbiens, nous nous étions regardées, jaugées, nous avions sourit et hop dodo jusqu'à Venise. Et nous revoilà à Cannes ! Pas bien faite la vie ? Je la sens très avenante mais... mais Gilbert et moi avons prévu de repartir de cette ville de fous le soir même. Je me retrouve donc avec ma jolie trogne grand format placardée sur le mur qui affiche d'autres tronches d'illustres inconnus qui ne rêvent que d'une chose : monter un jour les marches ! Là tu peux courir camarade. Je ne connais dans mon entourage qu'une seule personne qui ait connu THE privilège : Lanac ! Voui madame ! Et pas n'importe quel soir, lors de la dernière, pas n'importe quand, lors du 48ème festival qui n'est pas n'importe lequel : on y célèbre le centenaire du cinéma ! Charlie doit même avoir la photo témoin. Ah Lanac... Mais je m'égare.
Second choc, Gilbert me tire par la manche pour me montrer un attroupement de photographes. Nous nous immiscons devant les clics clacs et oh apparition : Victoria Abril et Almodovar (qui fait partie du jury). Houlala, je rêverrai la nuit même que Gilbert et Pedro chaud chaud et Victoria et moi.... Tiens, j'en ai encore des soupirs d'aise.
Nous montons dans les étages et plus nous visitons, plus nous nous perdons. Jusqu'à nous retrouver dans une immense pièce pleine de tables, téléphones, fax mais pas un chat. Impressionnant silence
Gilbert, tu le sens le malaise là ?
Gilbert un peu vert : Oui, ça doit être la salle de presse
Une salle de presse sans journalistes, t'interprètes ça comment toi ?
Moi je crois qu'il vaut mieux qu'on dégage tu vois
Ok on fonce
Nouvelle surprise, quelques quidams à quelques stands mais où est passée la foule ? C'est étrange le palais calme, trop calme. Nous errons encore un moment, les portes de sortie sont fermées. Nous descendons un escalier et feu d'artifice : un bar ! un vrai bar de festival, tout en rouge, avec banquettes confort confort, tout feutré. Le serveur est-il feutré lui aussi ? Gilbert merde, c'est pas le moment de draguer !! Oh Gilbert, c'est quoi ce bruit là ? Mais si, on dirait un micro. Tu parles, il est 19h et nous sommes juste derrière la scène pendant le discours d'ouverture c'est à dire que nous sommes un tout petit peu dans le caca ! Comment va t-on se sortir de là ? Bin, c'est tout simple : un rugissement nous parvient, Depardieu (président du jury) arrive en cavalant : "Champagne p'tit gars" Il nous mate 2 secondes "et sers donc mes deux copains là". On trinque, on reprend une petite coupe, puis deux et il rugit "bon allez, faut que j'y retourne". Il a une poignée de main à la hauteur de son physique le Depardieu, solide et chaleureuse, et nous on a quelques bulles dans le cerveau. J'ai pas le temps de me retourner que le Gilbert est toujours au bar à discutailler avec le serveur et j'entends que quelqu'un annonce le film qui suit. Remue ménage sur la scène, des filles pom pom passent près du bar. Idée géniale "Gilbert, on y va" Je le saisit par le col et nous voilà au milieu d'une douzaine de Crazy Horse ? Folies Bergères ? M'en fous, le voilà le ticket de sortie et pour une sortie, quelle sortie !!! Nous nous sommes mêlés au cortège qui empruntait un tapis rouge sur le côté du palais, une foule énorme qui doit s'imaginer que nous sommes les nouveaux espoirs de ce 45ème festival, ça crépite dans tous les coins, il y a bien 1 ou 2 flics qui nous regardent bizzaroïde mais on s'en fout ! On s'éclipse avant d'être coincés dans de nouvelles aventures, hé, c'est qu'on a un train à prendre nous !

Tu vois, j'aurai pu m'épencher sur les sentiments, les sensations, les incroyables et les autres mais je ne te relate que l'action parce qu'il s'agissait de quelques heures de pure folie, tout dans l'imprévu, ce que tu vis une fois et une seule. Il n'en reste pas moins que c'était mon 1er festival, sans doute le plus beau, en tout cas le plus surprenant et le plus sympa. J'en garde un souvenir super, une affiche et un tee-shirt. On s'est pris pour des stars pendant quelques minutes et vin dieu que c'est bon.

Allez, l'hommage qui va bien (c'était ça ou l'interview de Van Damme, je te la joue cool)




Marlene Dietrich - The Man's In The Navy (Seven Sinners)
par Lanac Diame publié dans : An 2008_Chapitre 3 communauté : Homo sensualité ..
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Cadeau de noël

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