Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Hier soir Zoé et moi nous sommes embrassées. Jamais ce n'était arrivé, jamais ! mais hier soir, alors que nous
avions inventé le jeu débile du words& water qui consiste lorsque vous perdez le fil d'un texte inventé par toute une bande de filles déchaînée, à vous déshabiller à chaque mot oublié et
une fois que vous êtes totalement nue à vous mettre à l'eau, hier soir c'est arrivé.
Nous avions passé une journée extraordinaire. Le défilé de la gay pride était très réussi, très festif. Il y avait à vue de nez environ trois mille personnes, sans doute plus, Les manifestants se
saluaient avec joie et bonne humeur, Louise connaît pas mal de monde et souvent étions interpellées à droite et à gauche. Zoé était avec Fred sur le char qui diffusait la musique la plus techno,
Emilie était assignée aux photos, l'ambiance était particulièrement bonne. La population nous regardait passer avec des sourires bienveillants ce ce qui n'était pas sans apporter une bouffée
supplémentaire de chaud au coeur.
Puis la soirée se poursuivait chez Louise. Nous avions dressé un buffet, les boissons ne manquaient pas, en fait rien ne manquait. La musique house qui permet de défouler tout ce qui
gravite autour du plexus nous a tenu jusqu'à 2h du matin, moment où certains ont jugé bon de ne pas en rajouter pour pouvoir aller coucher chez eux. Le moulin est grand mais nous étions
nombreux, trop nombreux pour servir de dortoir.
A 3h30 nous n'étions plus qu'une dizaine dont Emilie, Zoé et Fred, Louise et moi. Emilie avait séduit sans aucune difficulté Nathalie, une sculptrice amie de Louise, avec qui j'ai eu dans la
soirée une discussion passionnante sur le travail de la matière. L'ambiance était beaucoup plus calme et la sympathie rythmait le groupe au gré des blagues des unes et des regards enamourés des
autres, dont moi avec Louise. Nous n'étions plus aux alcools forts, bières et verres de vins finissaient de nous emporter dans le plaisir serein de Bacchus.
Je ne sais plus qui à eu l'idée du words& water mais l'idée a été adoptée à l'unanimité. Fred a été la première à envoyer un début de phrase, puis Nathalie qui devait
reprendre ce début et lui inventer une suite et ainsi de suite. Zoé était la dernière du cercle, elle avait non seulement oublié la moitié de ce qui avait été construit mais également le
début. Elle nous refit un texte qui n'avait strictement rien à voir avec l'initial et avec les fou-rires environnants, commença à se déshabiller jusqu'à la tenue d'Eve. La rivière est juste
derrière le moulin, elle s'y est engagée avec courage, mais n'a pas tardé à hurler qu'elle était morte de froid. J'avais prévu un peignoir et je la réchauffais alors que les autres étaient
rentrées. Je lui ai proposé d'aller chercher ses vêtements mais elle m'a retenue par la manche et sans un mot sa bouche est venue se poser sur la mienne.
Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai accédé à son désir, pourquoi cela est arrivé mais voilà, c'est arrivé. Ce fut un baiser très doux, Zoé embrasse particulièrement bien, long et bon, très
bon. Nous nous sommes souries.
Nous en avons parlé en rentrant. C'était joyeux, amical et sans suite. Il y a des parenthèses dans la vie, ceci en est une. Nous sommes rentrées à Paris et avons passé la journée ensemble. Un bon
film finira ce week-end en beauté. Zoé est encore déchaînée.
La galère
Grand jour. Toute la bande est descendue à Tours qui fête sa gay pride. Et grande soirée en perspective au moulin de Louise. Ça me fait doucement
sourire de défiler en province, dans la vallée des rois, là où les gens parlent sans accent. Je n'ai vécu que des gay pride parisiennes et marseillaises. J'ai un souvenir inoubliable de la
marseillaise, pleine de pastis dis, de oh bonne mère si tu nous entends, d'une soirée absolument mémorable sur les docks. Nous n'étions pas nombreux à défiler mais le soir oh con, il y en
avait de la petiteuh, tu peux me croire ! qu'on a fini à 5h du mat à chercher la voitures comme des cagoles et tu me croiras pas collègueuh, on nous avait fracassé la vitreuh avant. Mais on
étaient tellement escagassés que c'était pas graveuh ! Oh fan, quelle nuit !!!.
Bon aujourd'hui, autre chanson : Fred m'a demandé pourquoi je tiens tant à être au défilé alors qu'il pleut des cordes. Ma réponse à moi est que tant que les gamins se suicideront pour cause
d'homophobie, il faut toujours être là, présents, à assumer notre différence. Tant que des adultes préféreront s'engager dans le schéma hétéro pour cause de trouilles vissée au ventre, il faut
être là. Tant que des femmes et des hommes s'inventeront des amoureux du sexe opposé pour faire croire que, il faut être là. Tant que la procréation assistée ne sera pas accessible aux
lesbiennes dans ce pays, il faut être là. Tant que l'adoption par un couple lesbien ou gay ne sera pas un droit, il faut être là. Et tant que que la violence, toute forme de violence, qui
s'exerce à l'encontre des homos parce qu'elles et ils sont homos, sera dans les us et coutumes de dégénérés, ll faut être là.
Tu vois, des tas de bonnes raisons pour aller manifester, faire la fête, et sans avoir pour autant l'impression de faire partie d'un groupe, d'une tribu, d'un clan. SImplement se dire que le
vieil adage "l'union fait la force" n'est pas encore tombé aux oubliettes.
Et pour toi qui n'est pas à Tours, un clip bien senti because every six minutes...
Prey For Rock & Roll
Ronald Baker & Ignasi Terraza Trio
La pétassinette a ceci de particulier qu'on la reconnaît généralement au premier coup d'oeil. Elle succombe à
n'importe quelle vanne oiseuse, riant à gorge déployée, principalement avec l'air con de circonstance.
Or ce soir nous avions décidé une petite virée au Caveau de la Huchette afin d'écouter Ronald Baker que les aficionados ne présentent plus. Ce soir donc, se trouvait une bande de
pétasses à faire fuir toutes les greluches qui auraient voulu entrer en compétition.
Parce que figure toi qu'il n'y avait pas que pétassinette, diantre non, mais également pétasse mère, adjointe d'une super pétasse, la pétassière. Donc au pays des pétasses sommes nous allées
faire un tour ! Hélas, 1000 fois hélas ! Est-ce la notoriété de l'établissement ? La réputation de Baker ? Ne se seraient-elles pas trompées d'un n° dans la rue pour venir prendre un pot ? Nous
ne le saurons jamais MAIS par contre, d'apprendre que pétassière est en plein divorce "Tu te rends compte ma pauvre Chââârlotte, le sâââlaud, me faire ça à mouah" et allez donc, rire fort mal à
propos de pétassinette, qui du haut de sa blondeur, laisse entrevoir des racines brunes du plus mauvais effet ! Quant à Chââârlotte pétasse mère, parler n'est pas dans son vocabulaire, non,
c'était plutôt avoir la voix haute, totalement surfaite, de la bourgeoise parvenue. Si elles me lisent, ce qui m'étonnerait fort, qu'elles aillent se faire ... ces ... de ! Stop
!!
Revenons au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s'amuse, on chante, on rit... mais que neni ! au pays des pétasses étions-nous, à nous faire gâcher le concert par cette
bande de triple abruties. La fille faisait sa pétasse avec une grossièreté nonchalante, souriant crânement dès que le serveur faisait un pas, y compris de dos. J'ai bien eu l'idée d'envoyer un faux petit mot de la part de pétassinette pour qu'elle se calme mais Lanac s'y est opposée. Dommage. Par contre,
l'envie de baffer à tour de bras Chââârlotte et consoeur, voilà qui m'aurait royalement soulagé les nerfs. Pas pû. Alors j'ai levé mon derrière au rythme du swing qui emplissait la salle et j'y
suis allée d'un laconique "Vous pourriez la mettre en sourdine, on n'entend que vous !"
Regard effaré de pétassinette que j'avais durant 2 secondes fait descendre de son nuage de mijorée ; regard outragée de pétassière en chef mais pétasse mère méritait vraiment le détour "Ma
chèèèèère, nous avons le droit..." Coupage brutal de la tirade attendue "Vous me faite chier ! depuis tout à l'heure vous nous emmerdez avec vos histoires à 2 balles dont tout le monde se
contrefout. Toi pétassinette, fais lui signe au serveur, ce sera moins stressant et vous 2 je vous conseille de baisser d'un ton ou vous allez regretter d'être venues. A bon entendeur..." et
je suis repartie à notre table, bien droite dans mes chaussures, les laissant cramoisies de colère refoulée, hideuses par la fausse respectabilité dans laquelle elles pensaient s'être
entourées, pétasses !
Le concert à repris, swing & jazz, excellent et somme toute, très pétillant pour avoir une pêche d'enfer. Les 3 pétasses se sont levées pour quitter le caveau, grand bien leur fasse, si je me
déplaçais une fois de plus, c'était pour allonger une torgnole. Reste à savoir laquelle de ces pétasses aurait succombé à l'ire populaire. La soirée s'est finie détendue, Karen est venue prendre
un dernier avec nous. Je le vois demain. Vive le peuple, vive le jazz.
Ça va mieux ! Pour un peu, nous nous serions retrouvées une tribu si j'avais laissé Zoé délirer
ces deux derniers jours. Rien ne l'arrête est un doux euphémisme... Bélier ascendant bélier ascendant bulldozer, elle est parfois fatiguante, quasiment toujours très drôle alors bien sûr, ça
passe jusqu'au moment ou mes nerfs lâchent. Dans ces moments là, je pense à Louise, au calme serein de son moulin, perdu en pleine nature où seuls les animaux, le chant de la rivière et le
vent dans les arbres ont leur mot à dire.
Louise, ma
Louise, qui est arrivée ce week-end avec dans les bras un magnifique rosier, un "Ingrid Bergman". Les fleurs sont magnifiques, boutons noirs qui s'ouvrent en merveilleux pétales
de satin rouge sang. Sa fragance odore le salon de son si spécifique parfum, odorant, puissant.
La rose a toujours été pour moi une passion mais pas n'importe quelle rose : la rose noire, la bacchara. La baccara, en dehors d'avoir un nom assez sublime, est une rose d'un rouge
velouté très foncé qui suivant l'éclairage, va offrir l'illusion d'être noire. Veloutée à la vue, velours au toucher, elle n'est pas sans m'évoquer les lèvres noires du désir lorsque
celui-ci s'exprime dans le plein moment de l'afflux de sang, lorsque la corolle s'ouvre aux caresses et exhale le parfum de l'amour.
Nombre de poètes ont chanté la rose et grand bien nous fasse. D'un érotisme discret et pourtant brûlant, elle est l'incarnation du désir au féminin, bouton ouvert sur la main câline que
lui côtoie l'écoute attentive de l'oreille bienveillante. Les pétales s'ouvrent alors dans les paroles explicites du chant mélodieux, du sensuel moment soulevé par la vague de
l'émotion, de l'état extatique comme la rose à son plein épanouissement.
Puis la rose se fane mais c'est pour mieux renaître. Être là toujours. La rose ne me lasse pas.
L'histoire de la rose : Cupidon s'étant approché un peu trop près des rosiers
du
jardin de l'Olympe que butinaient des abeilles, fut cruellement piqué. De chaque piqûre jaillit une goutte de sang qui transforma les fleurs blanches en fleurs vermeilles. Vénus, affolée, se
précipita à son secours et, dans sa hâte, renversa le flacon d'odeurs qu'elle portait à la ceinture. Depuis ce jour, les roses sont parfumées.
Tiens, te revoilà ! Tu vas bien ? Ta journée s'est bien passée ? Oui, moi c'était pas mal, j'étais dans un jardin ornithologique, passionnant
les oiseaux. Tu sais pour ce sujet, je crois que j'aurai préféré être à la prise de son. C'est fou tout ce qu'ils ont à se raconter les piou-piou, incroyable ! et dans un nombre de
mélodies infinies, sans cesse renouvelées. Mais tu ne vas rester là, entre. Je te présente Fred, et voici Lanac qui arrive. Lanac, Fred, je vous présente "on s'en fout". Ha, ce soir on ne s'en
fout pas ! Bien ! Ton prénom plus tard ? C'est comme tu veux, pas de problème. Maintenant, plus tard ou jamais, c'est comme tu le sens. Les filles, on s'en fout pas est là pour
voir quelques images, ha pardon, tu veux dire que vous êtes plusieurs, plusieurs on s'en fout pas ? Je ne sais pas si j'ai assez à boire mais c'est pas grave, on fera avec ce qu'il y a
! Bon, prenez place, oui ce sont d'autres images de Inescapable, je le mets à cette heure cause demain c'est le jour des enfants et si je le mets en journée, il y a bien un gamin qui va penser
qu'il est tombé sur le hot d'or du web ! Bon, tout le monde est en place ? Ok, et bien tiens, toi, toi qui t'en fous pas, t'as qu'à cliquer sur l'image ci-dessous, oui là, juste là