Les Innomables, l'emmerdeuse new look
L'emmerdeuse.
Incontournable
L'appartement
de Val. Pour bien comprendre l'emmerdeuse (et vice versa)
Je suis sage de
Glory. Mojitos ?
Soex. Journal d'une
gougnotte
Catherine. D'une voix à l'autre...
Rien que pour toi,
Cadeau
Parce que Jeux de Dames
Dames de coeur
Coeur
Petit cours de sémiologie
Rendons humblement à Médéric ce qui appartient à l'art
Louise me parle d'Arthaud, de Pollock
Ecoutez, regardez
Hum ! Je t'avais dit à demain et voilà, nous sommes une semaine plus tard. Mais, mais mais mais...
Fred est revenue :)
Elle a sonné à ma porte, j'ai ouvert, elle est tombée dans mes bras. Finie Mme machin, du balai. Vu l'état dans lequel j'ai retrouvé ma Fredouille, la rupture va
laisser des traces mais mon amie est solide, sait relativiser, et m'a moi ! Non je ne suis pas en train de me taper sur l'égo en souriant, je fais simplement un constat : l'amitié c'est comme le
coup de la bouteille a moitié pleine, ça circule, ça va dans un sens, dans l'autre. Notre amitié se communique dans un serrement de main, un baiser bien posé, un regard par lequel tout est dit
sans ouvrir la bouche.
Si tu t'es un peu promenée sur ce blog, il ne t'aura pas échappé que Fred et moi c'est solide, c'est du vrai de vrai, du garantie à vie, mieux qu'une rolex, une lip ou une cartier, ça donne l'heure
sans afficher le prix, sans en faire des tonnes. Alors on a pris quelques affaires, on a prit la voiture et roule ma poule. Nous sommes allées chez Louise. On a pêché dans sa rivière des poissons
gros comme.... comme.... enfin des gros poissons quoi ! On s'est mangé au moins 200 heures de J.O., on a bu jusqu'à la lie les déceptions et autres rancoeurs accumulées ces derniers mois, on a
ri, pleuré, écouté du jazz à s'en faire "péter" les tympans. On s'est aimées aussi, simplement, rien que nous deux.
Lanac et
Louise ont laissé faire. Elles sont superbes ces deux femmes, superbes.
Puis on est rentrées hier soir tard à paname.
Lanac arrive à la fin de la semaine. J'ai hâte d'une soirée ballade nous deux.
Suis contente de te revoir bloggeuse ! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je t'ai trouvé une vidéo qui résume bien l'intensité de mes retrouvailles avec ma Fredouille.
Parce que sauf à lui déverser une tonne de pétrole sur la gueule, on n'empêchera jamais une mouette de voler
Le temps se couvre, donne moi la main.
Le temps se couvre je dis à demain
Parce que demain article en ligne
Parce que c'est la rentrée et que c'est beaucoup plus cool la rentrée en été
Parce que j'ai envie de te mettre quelques images suite à un commentaire laissé au fil de la lecture, bloggeuse que je salue. De bien belles images pour un un film superbe. Si tu ne l'as pas vu,
fais quelque chose, ton avenir n'en sera que meilleur.
La lesbienne bronzée a ceci d'attachant qu'elle est généralement heureuse de sa couleur. Fière d'être tout à la
fois bénéficiaire d'un soleil dardant ses rayons sur une pigmentation longuement et soigneusement travaillée, elle se détache de la masse par son sourire parfois tristounet de n'être que
bronzée, parfois éclatant de joie difficilement contenue.
La lesbienne argentée est plus trouble, souvent heureuse mais avec dans le regard, la tristesse d'un échec, d'un pas grand chose de raté, là, à quelques encâblures.
La lesbienne dorée se situe en haut de l'affiche. Elle avance radieuse sous les regards émerveillés de ses admiratrices, portant fièrement son hâle comme d'autres portent
leurs bijoux, sans complexe, avec fierté.
Qu'elle soit bronzée, argentée ou dorée, la lesbienne triomphante tient haut sa médaille, si haut qu'elle part dans les étoiles. Elle a du mal à trouver les mots alors elle
image
Me voici de retour. Je rentre tout droit du Maroc où j'ai passé ces derniers jours. Je suis assez fière de moi
: j'ai réussi à ne pas me connecter et ça tu vois, c'est énorme ! Enfin je veux dire un petit commentaire par ci par là et c'est tout, enfin... bon d'accord je me suis connectée mais les journées
passaient trop vite so ! pas d'articles. De toute façon toi aussi tu es en vacances donc !
Non ?
Ha bon !
Je vais te citer une phrase de René Char que j'adore lire et je t'en cause deux mots après :
"... Si un Contemplatif se jette à l'eau, il n'essaiera pas de nager, il essaiera de comprendre l'eau. Et il se noiera.
(C'est pourquoi les donneurs de conseil doivent se méfier.)"
C'était il y a quelques années, en septembre à Deauville. Je me souviens que le petit Nicolas, 7 ou 8 ans, était emmitouflé et j'étais à peu près comme lui, frigorifiée. Nous marchions sur la
plage. Beaucoup de vent, l'océan qui se tapait le ventre de rire en frappant les vagues dont le but du jeu consistait, évidemment, à les éviter quand elles venaient mourir agacées à nos
pieds.
Je t'ai déjà fait part d'un sauvetage qui m'émeut encore.
Je fixe un point ; le point se fait plus visible entre 2 montagnes de vagues en parallèle. Comprends qu'il y a un rideau qui vient s'écraser sur la plage et qu'il y a un autre rideau à
environ 50 mètres en mer. Le point monte et descend, agite la main, hurle quelque
chose d'inaudible mais qui relayée par le vent, doit être de l'ordre de "mayday mayday activez vos fesses, je suis mal là, très mal". Le type est assis-cramponné à une planche à voile
sans voile qui semble vachement secouée par tempête tape-dur.
De toute façon c'était une mauvaise journée
Je me désape à toute allure et je plonge. Je nage, je nage, je passe le 1er rideau de flotte, je regarde devant moi, rien, si !! Un rideau énorme de masse aquatique semble vouloir me dévorer
toute crue. Je regarde derrière moi, un rideau d'eau monte en mugissant.
Grand moment de solitude.
A ce moment là j'ai eu peur, très peur. Quelque chose s'est noué en moi, une vague de terreur. Puis une certitude : non, c'est trop con, je ne mourrai pas comme ça.
Je me suis laissée porter par une vague décidée à se foutre de tous les courants. J'ai nagé droit devant. La rage.
Je suis arrivée assez violemment sur la plage. J'ai regardé l'horizon. Le point s'était déporté de quelques dizaines de mètres sur la droite, là où les vagues étaient moins fortes, une sorte de
creux dans la colère de Cupidon. J'ai couru en comprenant d'où venait le vent. Je me suis rejettée à l'eau. Je suis arrivée sur lui. Je lui parle. Il hurle qu'il ne lâchera pas sa planche. Il est
rivé à son bout de bois, impossible de lui faire entendre quoique ce soit. Je me mets au cul de la flottaison et je dirige son engin de malheur dans le bon courant. Je suis crevée.
Des mecs se jettent à l'eau, nous rejoignent. J'arrive sur la plage transie. Une femme m'attend avec une serviette de bain. Nicolas est là avec mes vêtements. Je regarde Nico. Je regarde le type
qui est maintenant entouré par ses copains... J'ai laissé un minot de 7 ans seul sur une plage pour aller chercher un connard qui, s'il avait lâché ce qui lui faisait certainement continuité avec
son organe de virilité, s'en serait mieux sorti. Mais c'est l'époque où faire de la planche à voile permet une frime en rapport avec le prix de la connerie. C'est aussi l'époque durant laquelle
on enregistre un nombre d'accidents en augmentation dans ce sport.
C'est une époque de rupture douloureuse qui fait son apparition dans mon horizon sentimental. Je suis assez sensible à l'extérieur.
Je regarde Nicolas. Je regarde le taré qui a failli nous faire noyer tous les deux.
J'apprends que l'eau est à 11°
Je suis très en colère.
Je ne sais plus ce que je lui ai asséné comme vérités entre deux bordées d'insultes mais à aucun moment il n'a eu le loisir de répondre quoique ce soit. Il reparti avec sa planche sous le bras,
ses copains ont suivi.
Un mec est venu me voir. Il m'a dit "excusez le" puis il m'a regardée et m'a remercié.
J'ai repris la main du garçonnet de 7-8 ans et nous sommes rentrés. Lui racontait fièrement ce qu'il avait vu. Moi je suis partie me coucher. De toute façon c'était une sale journée.
Depuis j'ai comme un mouvement arrière avec les véliplanchistes.
Je n'ai jamais cherché à comprendre et j'ai arrêté la contemplation.
Depuis je n'ai plus jamais failli me noyer.
Ha oui, c'est vrai, j'allais oublier : 2 jours plus tard je me faisais larguer.
Larguée oui
Mais en vie !
Esther Williams swimming to Floudas Dive deep tune