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An 2009_Chapitre 2


Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 12:20

Plus nous vieillissons, plus les souvenirs amassés fluidifient la connaissance que l'on a de soî
Croyais-je !
C'est le principe de l'analyse, la dialectique en ébullition, les souvenirs, l'analyse, la compréhension, et peut-être, un jour, l'acceptation
Croyais-je toujours
Dark Vador était mon pire ennemi
Croyais-je sincèrement

Appuie donc sur play, ne monte pas trop le son. Je nous convie à une petite balade au pays des bons souvenirs



Tu es là ? Alors prends moi la main et donne moi la tienne
Ne te retourne pas
Reste sagement dans le sillon de ma mémoire toute récente, celle de la complicité avec Héléna et Dany qui ne pourra que voler en éclat un jour ou l'autre. C'est un peu irréel, donc un peu pas vrai, pas possible, pas tenable. Nous avons couru les expos, les Champs, St Germain et Saint Sulpice. Nous sommes montées à Anvers puis avons continué sur Barbes avant d'opter pour Pigalle et enfin le Saint Jean un peu plus haut. Toujours plus haut. Puis nous redescendions au 14 de la rue...
De la douceur, beaucoup ; De la tendresse, des murmures chuchotés en souriant, des oeillades, des mains qui discrètement viennent se glisser sous le manteau de pluie ; Un extérieur de nous qui se montre sous son meilleur jour : le "on s'en fout ! De ce que peuvent penser, supposer, supputer les gens, les ailleurs, les en-dehors. On s'en fout, nous sommes bien". Je les vois se sourire comme ce qui pourrait être le moment de la rencontre amoureuse. Je laisse filer ce temps qui les concerne et prend du plaisir dans le temps qu'elles me consacrent.
Je sais que je devrais m'éclipser sur la pointe des pieds. Nous nous attachons à cette liaison mais je suis trop indépendante pour vivre un couple déjà constitué plus moi. Non ! Ca m'est impossible alors je veux filer avant que cela ne devienne un souvenir terni par la mauvaise appréciation du temps.
Connaître la dépendance
Croyais-je
Éviter de recommencer  
Croyais-je toujours
Dark Vador est mon pire ennemi
Je le crois sincèrement

En attendant ce moment, je me connais dans une autre dimension. Je lévite, j'arrive à faire ce que je veux dans les moments intenses, je ne me sens pas en danger. Je vis quelques jours étranges qui ne sont pas sans m'évoquer les couleurs automnales de ce début novembre.
Et un morceau de musique entendu quelque part puis fredonné aujourd'hui. Une petite ballade au piano pour une balade en trio. L'air est frais, les rires également. Les baisers humides, les caresses intenses, les ventres qui frémissent se lèvent et s'acheminent hoquetant dans l'atmosphère parfumée aux fragrances de l'amour.
Être épuisée de plaisirs
Se connaître et léviter.
Laisser faire la musique, que la mélodie se joue jusqu'au bout. En connaître les dernières notes, la dernière mesure. Cahier de musique pour inscrire quelques mots sur une portée. Ne plus rien faire. Plus rien.
Laisser être

Par Zoé - Publié dans : An 2009_Chapitre 2
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 16:49

Je ne résiste pas à
Une belle femme qui m'effleure dans la rue
Une religieuse au chocolat
Ca




J'en suis restée sans voix

Si tu veux la séquence complète
: http://actualite.portail.free.fr/people/30-10-2009/buzz-quand-sarkozy-fait-2-fois-le-meme-discours-regardez/

Vas jusqu'au bout de la séquence vidéo, là où Sarkosy associe la terre à l'identité nationale, ce qui ne fait pas une ligne dans les journaux en février et fait l'objet de tous les débats aujourd'hui. Ca mérite réflexion.


Par Zoé - Publié dans : An 2009_Chapitre 2
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 13:17

Je sais que tu me lis parce que tu me l'as dit, ou écrit. C'est un peu suivant ton humeur. Ou bien même parce que je l'ai pressenti. Ça fait un moment déjà que j'attendais. Ce moment où tu viendrais faire un tour. Mais soyons claires, j'attendais sans attendre, disons que je n'attendais pas après toi mais je soupçonnais cet instant. L'étrangeté tient dans la vérité, la réalité de ce temps que tu t'octroies. Je ne sais de toi que le strict minimum, un environnement familier mais statique puisqu'unique. Dans cet environnement il y a ton espace-temps qui se fige le temps de la lecture (n'oublie pas que je sais que tu me lis) ou évolue vers d'autres univers. La galaxie est immense, Je te sais patiente, attentive mais aussi en surface et à fleur de peau. Tu veux en savoir plus n'est-ce pas ? T'immiscer peut-être, plus avant dans le texte, le temps d'une pause dans ta journée ? Te laisser engloutir 180 secondes qui seront décomptées de ton temps surchargé ? Peut-être...

Tu t'accroches telle une huître sur son rocher et patiente tu attends. Tu attends la suite, la perle. Viendra ? Viendra pas ? La phrase est là qui s'entortille sur elle-même pour accoucher d'une seconde phrase qui elle même s'entortille etc etc. Puis toutes ces phrases, ces successions se tendent, les unes derrière les autres, c'est le fil conducteur. Il s'agit du maître mot : l'événement ! Parce que je joue gros : rester ou partir. Suivant l'événement, son intérêt, son intensité, sa densité aussi, cet événement là, précisément, sera le fil conducteur dans lequel les phrases s'emboîterons bout à bout. Je sais que tu me lis aussi me suis-je dis "Tiens Zoé, et s'il ne se passait rien. Pas d'évènement majeur, pas de fil conducteur, pas de phrases, pas de mots". Mais ce ne serait pas moi, tu le sais bien petite huître bien accrochée à ton rocher alors que les vagues de signes qui composent un mot viennent mourir à l'aube de ta coquille, tu le sais que ce ne serait pas moi.

Allez respire, ne reste pas là, entre, mets de la musique, ce que tu veux. Café ? Tea for two ? Non, on va attendre un peu.
Te souviens-tu qu'un soir je t'ai emmenée chez Mimine, la tendresse à l'état pur. Je t'ai parlé de mes potes, mes compagnons de loose qui win. Nous nous sommes retrouvés chez Mimine pour taper un tarot. Dans la bande il y a Dudu et Dudu est un super pote à moi mais il est malade. Suite à une intervention à coeur ouvert, il s'est gravé à vie le souvenir de l'hôpital en repartant avec superstaphylocoque. Maintenant ce n'est plus la vie qu'il joue mon Dudu, c'est sa vie ! Je suis sûre que tu compatis mais il s'en fout de la compassion. Il n'aime pas ça. D
epuis qu'il est en invalidité, il fait beaucoup la fête comme on se jette à l'eau, pour se noyer, s'engloutir 180 secondes et mourir. Chez Mimine il a eu le vin gai. Cynique aussi. Et puis il a craqué, il s'est mis à chiâler cmme un gosse, sans retenue. Il nous a dit qu'il avait peur de mourir. Et de vivre aussi. Mimine s'est approchée de la table et tout en lui mettant une main sur l'épaule, lui a dit gentille et ferme "Viens te reposer mon petit. Tu vas dormir quelques heures et ça ira mieux demain. Viens.". Mon Dudu s'est levé et l'a suivie, tout simplement. Elle est revenue en nous expliquant qu'il dormait. Nous sommes partis à la fermeture, attendant sans le dire de savoir s'il se réveillerait pour rentrer avec nous.

Nous étions murés dans le silence alors j'ai commencé à t'écrire. Signes mots phrases. L'événement c'était son absence à notre table, ce vide. L'inéluctable séparation s'il continue son explosif coktail mode de vie / espérance de vie. Tu me lis et avec moi tu objectes, démontres, étayes, conclues mais il s'en fout. Il résume en une phrase "La fin de ma vie ne sera que succession de fêtes paillardes du verbe, ponctuées de compléments hauts en couleur ". Avant il était prof Dudu, de philo. Il adorait enseigner. C'était sa passion. Après il a "dépressionné" puis pour tenir le coup, il s'est mis aux bons mots. Motàmot. Aujourd'hui il dresse le verbe comme d'autres lèvent le poing, étreignant tour à tour les kits de survie des compléments en cachette des cachets.

Enfin un jour il y aura ce vide, cette absence, cet événement là ! celui-ci et pas un autre où mes phrases se tortilleront, ferons un amalgame de mots, esquisserons des silences. Ce sera le non-événement. Je t'écrirais quand même, à toi qui me lis. Je sais que tu me lis, de loin comme ça, pour en savoir un peu plus. Un intérêt transitoire. 180 secondes dérobées au cours d'une nuit chez Mimine ; 180 secondes qui changent le sens du temps qu'il reste avant qu'il ne reste plus le temps. En 180 secondes tu as tout compris : un jour la chaise est occupée, un jour la chaise est vide. L'événement c'est l'attente.


Par Zoé - Publié dans : An 2009_Chapitre 2
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 15:08

Bonjour à toi blogueuse impatiente (et blogueur je ne suis pas sectaire mais vu la tendance over lesbien, qu'est-ce que tu fous là ???)
Alors ??? me demandes-tu
Alors...
Alors j'ai fait une super chute lundi qui me vaut des points de suture au dessus de l'arcade sourcilière, sur le coude, le cou et l'épaule, le tout à droite toute. Tu excuseras donc les quelques 48 heures sans nouvelles mais les points qui ne sont pas en suspension m'ont un peu mise sur le carreau. Mais revenons en au week-end dernier :
Comment exprimer ce vif sentiment de bien être quand tout ton corps réclame quelques heures de repos, foufounette épuisée, voire exténuée par autant de romances roucoulées ?
C'était... particulièrement bien et particulièrement particulier !

The first night, vendredi. Je sortais des bras-draps d'Emma la nuit précédente, confortée dans l'idée que d'aller voir le couple Dany-Héléna présentait sans aucun doute l'opportunité de me dégager de mon tourment. Allons tout de suite au fait, pour ça tout du moins, c'est raté ! Elle est toujours là, belle, attirante, charnelle donc cruelle déconvenue. Il y a des gens comme ça qui passe dans ta vie et laisse une marque indélébile pour le restant de tes jours (à moins qu'Alzeimer ne m'atteigne de plein fouet. je vois difficilement comment oublier).

Mais là n'est pas le propos de ce billet. Donc je te propose d'appuyer une fois de plus sur play et de me suivre pour deux minutes d'extase exquise


 



Je suis arrivée avec modestie, c'est important la modestie, avec une certaine sérénité aussi. J'avais acheté deux bouteilles de bourgogne aligoté qui est un vin blanc léger, fruité, très agréable en bouche. Tellement agréable que la 1ère bouteille est partie plus vite que prévu, la seconde a suivi sans frénésie, pour le plaisir du palais. Tout était juste, pas de fausse note, pas un mot plus haut que l'autre, musique (que tu écoutes à cet instant) en fond sonore, beaucoup de sourires et parfois un éclat de rire.
Le chiffre 3 est très compliqué. Difficile d'être deux plus une, d'être une avec deux mais lorsqu'il n'y a pas d'ambiguïté, juste le trouble partagé de la suite de la soirée alors...
Ce n'est pas compliqué l'amour à trois si respect et pas d'autre sentiment que la plénitude partagée, le corps qui s'envole en lévitation pour danser des arabesques souples, déliées, donner, recevoir, en un mot, partager. Je ne m'étendrais pas sur la  technicité de la chose, cela n'a guère d'importance (dans le texte s'entend...) mais j'ai envie de te faire partager cette joie si simple que de s'endormir lovée entre deux êtres pleines de félicité, presque une arrogance face au compliqué du quotidien. Quelles mains aie-je enlacées ? Quel corps est venu sur moi se faufiler avant que d'atteindre un autre corps, souple, vibrant, savamment orchestré pour redistribuer la chaleur ondulante de leur couple en fusion MAIS sans jamais m'omettre. C'est en fait assez simple : elles sont ; Je suis. Nous sommes ! le temps d'une ballade chantonnée en commun, petite chorale dans le creux douillet d'un appartement au 14 de la rue...

Quand je suis repartie le samedi en fin d'après-midi, avant de revenir le dimanche en début d'après-midi, crois-le darling, j'étais enfin calme. Enfin ! Toujours Emma en tête mais avec un nouvel angle de vue. Et c'est tellement plus agréable.

Pour être raccord avec Marianne Faithful, voilà un instant de ce à quoi me font penser Héléna et Dany, autant dans leur complexité que dans leur simplicité.
Je te laisse blogueuse, maintenant j'ai une infirmière à aller charmer pour qu'elle me fasse le moins de bobo possible. Have a good day




A voir en VO bien sûr !!!
Par Zoé - Publié dans : An 2009_Chapitre 2
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 14:00

La nuit dernière :

1 heure du matin dans 4 minutes. 1 et 4 ne font pas plus 14 que 1 et 1 font 2 ! Tout le monde sait ça ! Ceci posé, 1 cigarette dans le cendrier et 4 cocas devant moi, et cette nuit vois-tu, cette nuit qui ne se décide pas à commencer, j'ai les yeux grands ouverts, les doigts qui tapotent énergiquement et la vanité grasse de me dire que demain je retourne au 14 de la rue... Tu ne sauras pas. C'est mieux pour tout le monde.

Je t'ai dit que je m'étais fourrée dans de beaux draps ! Je vois d'ici ton sourire à moitié narquois qui susurre "Quels draps ? draps de soie ou draps d'orties ?". On va dire que j'aspire une goulée d'air avant de bloquer mon souffle, gonfler mes joues et relâcher le tout dans un soupir appuyé. Alors je te regarde droit dans l'écran et te le dis comme je le pense : un peu des deux mon général, un peu des deux !

J'ai vaguement fait allusion il y a plusieurs semaines à un tournage et une chouette rencontre avec la réalisatrice. Puis plus rien. Plus de nouvelles, comme souvent dans ce métier. Et la semaine dernière, coup de fil. Invitation à dîner. Dernière semaine à trimer pour un débilos qui ne sait pas faire la différence entre argentique et numérique mais qui veut vendre de la vidéo haute définition. Le DVD que je monte est une bouffonnerie à l'état pur. Mais ! dimanche soir, dîner.
Lanac s'est marrée quand j'ai fait ma garde "robes" pour trouver The vêtements qui m'iraient comme un gant dans l'humeur plutôt joyeuse qui me sortait de cette semaine merdique.
J'arrive. Je sonne. Bruits de pas derrière la porte. Elle m'ouvre. Ravissante. "Entre. (attends, je change les prénoms mais ça, reste dans le ton) Héléna mon amie et Suzie que tu connais". Effectivement, elle travaillait à la production.
Fin du repas cordial durant lequel il est clair que nous partageons toutes les quatre les
doux goûts des goudous. Soirée agréable qui s'éternise, bien calées dans les poufs (qui s'adaptent au corps et dont tu ne ressors qu'à l'aide d'une main secourable au mieux, d'une grue au pire) ou affalées pour ce qui est de Héléna qui s'est révélée brillante, cultivée et bonne cuisinière (ça compte) et avec Dany que je trouve décidément très attirante. Suzie se lève pour partir. Je dis "moi aussi" et tout de go Héléna me reprends : Reste un peu !
Un dessein peut-être ?  
Tu vas comprendre ma nuit quand je t'aurai planté le décor.

Zen !
  C'est zen, sans ostentation puisque l'ensemble de la pièce qui fait dans les 45m2 est japonisante. Il y a le coin repas avec la table basse et les coussins, le coin chaleureux du salon avec l'inévitable paravent dans l'angle des murs, et un lit, bas, un futon ouvert sur un grand tatami. Deux peintures zen occupent...
M'est avis que ce n'est pas la peine que je poursuive, tu as saisi.
L'ambiance est apaisantes, elles sont apaisantes.
Je suis apaisée
puis effleurée
puis...
J'étais dans de beaux draps pour une belle nuit
puis
j'ai pensé à Emma, à sa relation avec Charlie et Via. J'ai pensé que peut-être, je pouvais comprendre un petit peu cet engouement pour une sonate à quatre mains, une cantate à deux voix puis vient la symphonie des six mains trois voix et trois corps pour une jouissance commune qui peu durer très longtemps.
J'ai repensé à ses mains, sa voix, son corps. J'ai ressenti ces sensations si particulières d'ondes électriques qui me parcourent du dehors vers le dedans. J'ai accepté la pulsion subite de l'appeler.
alors

Demain soir je vois Dany et Héléna
Tout à l'heure je vois Emma

Je crois bien que je me suis fourrée dans de sales draps
mais je ne sais pas lesquels

... ?
 

Par Zoé - Publié dans : An 2009_Chapitre 2
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