
J'ai fait un rêve étrange cette nuit. Un rêve haut en couleur.
Je courre dans un bois, ou est ce une forêt ? Je courre à perdre haleine, avec un énorme poing de côté. Il fait nuit. J'ai peur. Les arbres, leurs branchages me lacèrent le visage, les racine forment des monticules de terre friable dans lesquels je m'embourbe.
Je traverse une clairière et dans le clair de lune, une maison.
Enfin, ce n'est pas vraiment une maison. Plutôt une tour ancienne, une tour de château fort sans le château. Il y a un escalier en colimaçon à l'extérieur.
Plus je monte et plus ma petite voix intérieure me dit "N'y vas pas, ne fais pas ça , n'y vas pas !".
Plus je monte et plus l'apréhension d'un danger imminent m'envahi mais je ne peux pas faire autrement que gravir les marches en pierres dures.
Je monte et j'ai le vertige alors je ne regarde ni derrière, ni en bas.
Arrivée en haut, je vois une main à actionner pour taper sur une haute porte, plus haute que large. C'est une porte en bois nervuré, imposante, rassurante aussi. Alors que je m'empare de l'épaisse pièce de ferronnerie qu'est la main, la porte glisse doucement sur elle-même, sans même un couinement. Dans l'embrasure, une très belle femme, brune, les traits fins, de longues mains. Ses mains me font penser à La Callas. La beauté sauvage des purs-sangs Elle est grande, osseuse et musclée. Son corps se détend , elle me paraît encore plus grande, allongée, infinie...Intime aussi.Mon estomac me porte vers l'avant et je crie NOOOOOOOOOOOOOONNN.
J'ai le vertige !
Elle s'efface devand moi pour me signifier d'entrer.
Dès que je mets un pied dans la pièce, je suis attirée par un courant d'air ascendant et je m'envole. Je vole. Elle vole aussi. "N'Y VAS PAS !"
J'ai le vertige
Le vertige, c'est avoir une peur immense que votre esprit ne contrôle plus votre corps alors que celui ci est irrémédiablement attiré par le Vide. Vos genoux fléchissent. Votre coeur bat de façon irraisonnée. Vous avez peur de tomber donc de mourir. C'est une sensation forte que le vertige.
Je vole. Elle vole à ma rencontre et me saisis les mains. Elle est chaude. Elle est belle. Nous volons ensemble. Nous dansons. Je me détends. J' ai moins peur. Je n'ai plus peur. Je ne veux plus m'arrêter.
J'ai toujours rêvé dêtre un oiseau...Zoé
sTO¨P
Je n'ai rien à dire pour ma défense. Je ne suis pas Vous, pas aussi franche, pas aussi claire. Je ne suis que moi simple et horriblement compliquée. Un peu dingue aussi !
Nous sommes en boîte de nuit. Musique techno commerciale que, paradoxalement au jazz ma chère Charlie, tu apprécies. "No milk today" de Royal Gigolo. C'est nul mais tu danses et j'aime quand tu danses. Pourtant Via est là qui te bouffe, canibale anthropophage, des yeux. Via qui suinte l'Amour par tous les pores de sa peau. Et elle en est belle Via, de cet amour, belle et fière. Moi je suis engoncée dans une banquette qui a au moins 25 ans de culs assis au même endroit. Je sirote mon Gin Fizz en te regardant animer ton corps. Je t'aime. Simplement. Sans plus rien attendre.
Rue enfumée. Une barrière de briques sur laquelle se hissent les étudiants. De l'autre côté les CRS. Tu ne fais que passer. C'est idiot de passer par là à ce moment là. Charge des flics. Je vois la matraque bientôt se fendre sur ton dos alors que tu cours. Je saisis le type par le revers et d'un violent coup de poing lui enfonce la visière au milieu des yeux. Je te prends la main. Nous cavalons. Porche d'immeuble. Respirations saccadées dans le hall. Tu haletes "merci". Je reprends mon souffle. Tu te redresses du mur. Tu approches. Tu es à moins d'un mètre. Tu vas parler mais je ne veux pas. La porte s'ouvre bruralement sur 2 matraques braquées par les bras de 2 flics. Alors je te saisis et te roule la pelle de ta vie. Tu suffoques de surprise. Je murmure "du calme". Mon androgynie nous sert.
La porte se referme. Tu fais un pas en arrière. Je sors derrière toi et te regarde t'éloigner dans la brume des fumigènes. Je te suis des yeux jusqu'à ce que tu disparaisses dans l'épais brouillard.
Je suis des yeux un nuage.
Je ne te reverrais jamais
Mais saches que depuis je m'aime. Ce jour là j'ai fait mon coming-out. Vous avez cru être embrassée par un garçon de quinze ans. J'ai embrassé une femme dans un hall d'immeuble, un jour de tempête médiatique. Un étudiant est mort tabassé par des cons. Moi je sui enfin née. Vous êtes partie troublée.
Je reviens sur la piste de danse. Un slow. Via a calé sa tête dans ton épaule.
Et toi ma Charlie, tu fermes les yeux.


Les courbes sont vendeuses me disait un ami.
La courbe de tes seins-reins l'est d'autant plus ma chérie.
Je suis ton amie et tu pleures dans mes bras
Tu pleures celle qui t'a dit tant t'aimer Quand elle te disait ne Jamais te quitter
Et toi tu y croyais
Enfant que tu étais
Ce soir les nuages sont très bas
Tu pianotes sur le sentiment
d'être en vie
Doucement
Si doucement
Peut-être trop... lentement
Puisque tu ne peux
Que souffrir
D'être
Celle que tu es
Bouge
Sois toi
Et
Si jamais tu ne peux grandir
Sois l'enfant que tu es
Sois Toi et
Vas t'en
Loin de tes pères et mères
De tes origines-racines
Vas
Et Sois Toi
Sans Te courber
Sans renoncer
Aime Là
Aime Toi

Qu'ai je dit ? qu'ai je fait ? Le saxo de Dizzi Gillespie se fait tantôt jazz, tantôt bossa nova et moi je cours comme une malade sur le clavier à taper dans le rythme de la musique, de la batterie sur_tout. Je rêve de toi, que je vais et je viens "entre tes reins" que ton plaisir me submerge, et que tu m'avales dans un rythme effréné sans commune mesure avec le bon sens le clavier envoie ses notes comme une composition en cours d"écriture le clavier qui deviend fou qui s'accélère au rythme de tes caresses subjugantes que la folie et la petite mort s'emparent de tous tes sens sensuelle que tu es écoutes ça comme ça balance ça jazz c'est ta chanson la chanson de ton corps de tes seins-sens de ton tempo qui me vrille le cerveau tu ralentis le saxo revient roulement de batterie le rythme est bon de la douceur rien que de la douceur
Ici Zoé pour pousser un coup de gueule : ras le bol de la goudou attitude, sectaire, sans complaisance, sans même un sourire ! ne serait ce qu'un petit sourire qui dit juste "salut toi, ça va ?", un truc simple quoi ! bin non ! Faut que ces dames fassent la gueule. J'ai l'impression que c'est à la vie qu'elles font la gueule !!! Merde, tout le monde travaille, a des emmerdes. Quand il pleut, c'est la même pluie pour toutes. Alors quoi ? C'est la rentrée ? Oui, mais c'est la rentrée pour tout le monde ! non mais...