Le curseur clignote sur la page blanche. Il est 3h du matin. En musique de fond, un magnifique morceau de David Gilmour avec Supertramp "Brother where you bound". J'y retrouve mon adolescence, la musique, les sonorités, les atmosphères.
Je t'y retrouve toi ma folle furieuse. Dans un 1er temps à nous jeter des vacheries à n'en plus finir puis cette sensation étrange d'avoir besoin de ton contact puis comprendre que c'est réciproque.
3 mois à nous chercher
1 nuit pour nous trouver
Tu te souviens ? Je devais partir en voyage scolaire à Paris. Paris... Ma 1ère visite dans la capitale. Nous les secondes, dormions exceptionnellement dans le dortoir des 1ères. Tu étais en 1ère. Dès que les feux ont été éteints, je me suis faufilée dans ton lit et là j'ai découvert l'immense arsenal des sensations passionnément amoureuses. Puis j'ai eu une quinte de toux à réveiller le pensionnat sur les 3 étages. J'avais de terribles bronchites chroniques à cette époque. Entre deux toux, la tête enfouie dans ton oreiller pour ne pas réveiller la pionne, tu m'as délicatement retournée sur le dos et tu m'as embrassée.
Oh Isabelle, ce baiser ! si doux, si tendre. Je ferme les yeux et je sens ta bouche sur la mienne. 29 ans plus tard je sais tes lèvres, je revois tes mains que tu avais écorchées contre un mur pour souffrir ailleurs que du coeur quand j'ai été virée. Je revois notre ballade dans le cimetière du village, un soir du 14 juillet, où tu m'as emmené sur la tombe de ta mère. Nous nous sommes allongées à côté et nous avons regardé les étoiles. Tu as été ma si belle première passion, mon premier amour tout neuf.
Isabelle, divine Lautréamont au féminin, prends soin de toi et vas bien. Lanac
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